‹ Socialisme fascisteChapitre 99 sur 103 · LE RE CSN PASSE · texte numérisé non relu

LE RE CSN PASSE

TS ET Je

ne suffisait pas à le distraire d’un certain approfondissement de lui-même. Il y a eu aussi Emmanuel Berl, juif libéral. Et Gaston Bergery, grand batteur d’estrade. Enfin Malraux, archange de la révolution permanente.

J'ai sans doute plus subi leur influence qu’ils n’ont subi la mienne, car je leur demandais de me nourrir. Je leur ai pris des tendances, certains m'ont pris des idées.

Tous m'ont toujours fait le chantage à l’action. Ils ont toujours voulu me rendre responsable ou me compromettre jusqu'au degré le plus particulier. Est-ce parce qu'ils voyaient une partie de ma nature inoccupée ou inféconde ? Ou voulaient-ils me voir partager fraternellement leurs risques ? Il y a aussi l'esprit critique de l'ami qui porte un doigt trop intime à tout défaut de la cuirasse.

Bergery m'a entraîné plus loin. Parce que lui-même plus engagé dans l’action. Et parce qu’il m’offrait une tentation plus belle, car il y a dans cette destinée un germe tragique, une difficulté de situation qui combat la facilité du talent et sollicite le caractère.

Mais ils se trompaient sur moi comme je me suis trompé sur chacun d’eux. Leur excuse, c’est que je les y ai parfois aidés. Non, mon devoir était ailleurs. Et même je renoncerai au plaisir passionné de parler en a

.. Que ne me suis-je mieux défendu ? Mais que serait-ce qu “une vie sans traverses ? Les destinées les plus classiques en connaissent et n’ont point tout réprimé et

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