‹ Socialistes et JuifsChapitre 3 sur 4 · L'INTERNATIONALE · texte numérisé non relu

L'INTERNATIONALE

Les deux Internationales. — Ce que fut Vlnternationale des Travailleurs. — Rôle prépondérant du Juif Karl Marx. — Le prolétariat dupé. — Alliance de la Juiverie et des Francs-Maçons. — La campagne antimilitariste à la veille de 1870. — Congrès de Genève, Lausanne, Berne, etc. — Le Juif Fribourg et la grève générale en cas de guerre. — Le Juif Hendlé, les Huguenots Clamageran et Buisson. — Buisson et les Allemands à Lausanne.— L'opinion de Jules Ferr3\ — Jules Simon, Eugène Pelletan, Magnin et Cie contre l'armée. — Des noms qui se retrouvent. — Le F.% Chassin et le F/, Macé. — Un Rothschild trésorier de la « Ligue du désarmement ». — L'arrivée des Prussiens. — Juifs partout! — La reconstitution de l'/nfernaf/ona/e et l'affaire Dreyfus. — Les nouveaux, plagiaires des anciens. — La citoyenne Virginie Barbet, membre de Vlnternationale des Travailleurs. — L'œuvre de Jaurès et consorts. — Les Milices. — Une imposture historique. — L'opinion du grand Carnot sur les « Volontaires de 92 ». — Le désarmement et l'Allemagne. — Déclaration des socialistes aile-

mands. — Les révolutionnaires d'autrefois : Barbes et Blanqui.

Pour expliquer ce qu'est \ Internationale, pour exposer même succinctement le rôle qu'elle a joué dans le passé et qu'elle continue de jouer présentement dans le monde, il faudrait un volume.

On a coutume de dire qu'il y a deux Internationales : \ Internationale des riches, représentée par les agioteurs cosmopolites, par les hauts banquiers pour qui l'argent n'a pas plus d'odeur que de patrie, et X Internationale des pauvres, incarnée dans une union mondiale des travailleurs de tous les pays.

Cette distinction est plus apparente que réelle.

Au fond, les deux Internationales, la plupart du temps, se confondent, elles obéissent aux mêmes chefs occultes, elles exécutent les mêmes consignes mystérieuses, et cela, grâce à la trahison des meneurs du prolétariat, dont quelques-uns, il est vrai, sont sincères, sincères jusqu'à se faire tuer pour leurs idées — exemple : Varlin et quelques autres — mais

dont la plupart trouvent préférable d'imiter l'exemple des Tolain et des Millerand, et de trahir leur cause au bon moment, en échange d'un siège de sénateur ou d'un portefeuille de

ministre...

U Association Internationale des Travailleurs qui joua dans les dernières années de l'Empire et sous la Commune un rôle si important, fut fondée sous les auspices de la Juiverie. Son v^éritable créateur fut le Juif allemand Karl Marx, grand pontife du socialisme passé au rang de demi-dieu après sa mort, et dont MM. Jaurès et C'^ ne prononcent jamais le nom sans éprouver une sorte de frisson religieux.

A cette époque (1864), Karl Marx, réfugié à Londres, n'avait, en France tout au moins, qu'une notoriété médiocre. L'influence prépondérante qui pénétrait alors le socialisme était celle du grand écrivain Proudhon, qui devait mourir l'année suivante.

Ce n'en est pas moins Karl Marx, très petit garçon à côté de Proudhon, très petit garçon encore à côté de ces révolutionnaires et cons-

pirateurs fameux qui s'appelaient Blanqui et Mazzini, que fut confiée la rédaction du manifeste inaugural de Ylnternaiionale.

Et, dès ce premier doctunent, l'inspiration secrète de la Juiverie se découvre, sans même le secours d'un « pon lorgnette ».

Le Juif Karl Marx, s'adressant aux travailleurs du monde entier leur crie :

« — - Prolétaires de tous pays, unissez-vous ! »

Mais il ne leur dit pas : « Unissez-vous pour être plus forts pour la défense de vos intérêts professionnels ; entendez-vous, formez une coalition pour être mieux en mesure de résister à l'égoïsme patronal. » Non, le Juif Karl Marx dit aux ouvriers : « Prolétaires imissez-vous pour la conquête du pouvoir politique. »

Je cite textuellement le manifeste rédigé par Karl Marx et publié en anglais le i^"" novembre 1864, à la suite du meeting de Saint- Martins'Hall (i) :

Pour affranchir les masses travailleuses, la coopération doit atteindre un développement national,

(i) Il ne s'agit pas ici du document connu sous le titre de IManifete du Parti Communiste, par Karl Max et Friedrich Engels, mais d'un manifeste posti'rieur. œuvre également de Karl -Marx.

mais les seigneurs de la terre et les seigneurs du capital se serviront toujours de leurs privilèges politiques pour défendre et perpétuer leurs privilèges économiques.

Aussi la conquête du pouvoir politique est-elle devenu le premier devoir de la classe 'ouvrière. Elle semble l'avoir compris : car, en Angleterre, en Allemagne, en Italie, en France, des efforts ont été faits pour réorganiser politiquement le parti des travailleurs.

Il n'est pas une ligne de ce manifeste rédigé par un Juif allemand où Tmspiration directe de la Juiverie cosmopolite ne se trahisse. On la touche du doigt dans ce passage, véritablement émouvant à relire aujoura'hui, dans lequel Karl Marx conseille aux travailleurs de a se mettre au courant des mystères de la -politique internationale, de surveiller la conduite de leurs gouvernements respectifs, de la combattre ait besoin par tous les moyens en leur pouvoir... »

Combattre pour une politique étrangère de cette nature, ajoutait le Juif allemand avec cette ironie vraiment diabolique qui est un apanage de ceux de sa race, c'est prendre part à la lutte générale pour l'affranchissement des travailleurs. La conquête du pouvoir politique est donc devenue le premier devoir de la classe ouvrière.

Pour avoir trop bien suivi les bons conseils de Karl Marx, les travailleurs ont vu fusiller 35.000 des leurs en 1871. Voilà ce qu'ils ont obtenu en fait d'affranchissement ; mais, en revanche, la Haute Banque juive est plus puissante que jamais, plus que jamais elle règne sur le monde, et, pour témoigner sa satisfaction à ceux qui la servent en continuant de duper les ouvriers, elle daigne parfois distribuer à ses Millerand et à ses Jaurès des portefeuilles ou des vice-présidences...

Comme on voit de plus en plus que Disraeli — cet autre Juif — avait raison, quand il disait dans Conmgsby, toujours avec cette ironie mauvaise et féroce du Sémite :

Vous voyez donc, mon cher Coningsby, que le monde est gouverné par des personnages bien différents... à ce que s'imaginent ceux qui ne sont pas dans les couli.-,ses .

Quelle sorte de politique fit Ylnternationale ainsi dirigée par Karl Marx — c'est-à-dire par la Juiverie ?

Cette politique se traduisit tout d'abord par une série de grèves qui éclatèrent au Creusot, à Fourchambault, et un peu partout en France.

Puis, les internationaux s'occupèrent de prêcher le désarmement et l'abolition des armées permanentes.

Sur ce terrain, les Juifs, directeurs de \lnternationaU, trouvèrent des collaborateurs empressés dans leurs éternels alliés les Francs- Maçons. On vit la prétendue Internationale des Travailleurs et la bourgeoisie maçonnique fraterniser dans les Congrès de Genève, de Lausanne, de Berne, etc., et prêcher dans les mêmes termes, dans un langage tellement pareil qu'on le croirait dicté, « la guerre à la guerre, la destruction du militarisme infâme », etc., etc.

Cette fraternité n'était pas simplement une fraternité de paroles, elle était bel et bien une fraternité de faits et d'actes.

Les internationalistes réunis à Lausanne, en 1866, décidèrent d'adhérer au Congrès de la Paix — congrès essentiellement bourgeois et maçonnique — qui devait se réunir l'année suivante à Genève dans le but spécial et bien dé-

terminé d'obtenir par tous les moyens l'abolition des armées permanentes.

Ce sont les armées permanentes qui perpétuent les haines nationales, déclarent à Lausanne les internationalistes ; ce sont ces estropiés de conscience et de bras et de jambes, portant des croix d'honneur sur la poitrine, qui excitent la haine des peuples les uns contre les autres. Il faut désarmer les armées et armer le peuple souverain en organisant les milices.

A Genève, à Berne, en 1868, et à Lausanne, de nouveau en 1869, à la veille de la guerre, ces mêmes outrages contre l'armée, que l'Allemagne aurait payés bien cher, sortent avec la même violence et la même profusion des bouches socialistes et des lèvres bourgeoises. On trouve là le Juif Fribourg, l'un des fondateurs de \ Internationale, qui, au vote d'un « engagement de ne participer d'aucune façon à la guerre» ajoute une proposition conseillant, en cas de guerre, la grève générale. On y trouve le Juif Hendlé, futur préfet de la Seine- Inférieure, mort récemment ; on y trouve Clamageran, le caïman huguenot et dreyfusard mort lui aussi il y a quelques mois ; on y

trouve une quantité d'individus du même acabit dont certains existent encore et servent plus que jamais d'agents à la Juiverie et à la Maçonnerie.

Parmi eux, il convient de ne point oublier le huguenot Buisson, aujourd'hui député de Paris et qui a joué dans l'affaire Dreyfus le rôle que l'on sait.

Au Congrès de Lausanne (été de 1869), ce Buisson réclama à cor et à cri la suppression du militarisme.

Il fallait, disait-il, aller dans les villages, y distribuer de petits papiers et de petits livres contre toutes les livrées (sic), contre le Dieu des armées, contre les conquérants, et sa conclusion fut qu'on ne devait point craindre les poursuites, la prison, et qu'un jour il faudrait refuser de se soumettre (i).

Ce langage rencontra une vive approbation surtout dans les rangs des délégués allemands. Un congressiste berlinois voulut même reconnaître le signalé service que Buisson venait de rendre à la Prusse en demandant que son discours fût imprimé, tiré à part et répandu à profusion !

(i) L'Idée de Patrie et l'Humanitarisme, par Georges Goyau.

Jules Ferry, qui assistait, lui aussi, au Congères, fut moins enthousiaste. 11 trouva que Buisson et les autres allaient un peu vite à la besogne.

« Vous ne ferez pas avec les grandes nations, dit-il, les Etats-Unis d'Europe : elles vivent trop dans l'ambition militaire et unitaire. »

Cela n'empêcha pas Jules Ferry de retrouver Buisson quelque vingt ans plus tard et d? lui confier la réfonne de notre enseignement primaire. Ferry, qui avait entendu Buisson à Lausanne, se dit sans doute qu'il lui serait impossible de désigner un homme plus capable d'inculquer aux jeunes Français les saines notions du patriotisme et des devoirs du citoyen envers la nation !

Les discussions de ces Congrès, où les faux travailleurs de Vlniernalioitale vivaient en si étroite communion d'idées avec les bourgeois des Loges, avaient leur répercussion dans la presse et au Parlement.

L'Opinion Nationale de Guéroult, l'Avenir

National, de Peyrat. le Temps, de Nefftzer, fulminaient contre !'« 1 )dre militariste ».

Jules Simon in\oqu.i:t l'exemple de l'Angleterre pour demander qu'on donnât aux petits Français une instruction militaire qui remplacerait avantageusement la caserne. Le même J. Simon s'écriait, au Corps législatif :

Quand je dis que l'armée que nous voulons faire serait une armée de citoyens et quVlle n'aurait à aucun degré l'esprit militaire, ce n'est pas une concession que je fais, c'est une déclaration, et une déclaration dont je suis heureux, car c'est pour qu'il n'y ait pas en France d'esprit militai e que nous voulons avoir une armée de citoyens qui soi' invincible chez elle et hors d'état de porter la guerre au dehors... S'il n'y a pas d'armée sans espi it militai' e-, je demande que nous ayons une armée qui n'en soit pas une...

Le huguenot Eugène Pelletan, père de Camille, approuvait ces insanités et criait de toute la force de ses poumons :

— Pas d'armée prétorienne !

Au Corps législatif, également, M. Magnin, récompensé plus tard par un siège au Sénat et par le poste éminemment honorifique et bien rétribué de gouverneur de la Banque de

France, — M. Magnin déclarait, le 21 décembre 1867 :

Les armées permanentes sont jugées et condamnées. II n'y a que l'armement général du pays, alors que nous serions menacés par l'étranger, qui pourrait le rejeter hors de nos frontières.

Et Gambetta lui-même, le futur dictateur de la a guerre à outrance », lorsqu'il posait sa candidature à Paris contre Hippolyte Carnot, laissait inscrire dans son cahier électoral e la suppression des armées permanentes, cause de ruine pour les finances et les affaires de la nation, source de haine entre les peuples et de défiance à l'intérieur ».

La Franc-Maçonnerie faisait chorus en multipliant à profusion les brochures et opuscules en faveur du désarmement, de la paix universelle et de la fraternité des peuples. La Démocratie, organe hebdomadaire du F,*. Chassin^ faisait circuler une pétition en faveur de l'abolition des armées permanentes, et parmi les signatures, se trouvaient, à côté de noms de trépassés plus ou moins tristement connus,

ceux de survivants qui ne le sont pas moins : le sénateur Cazot, de l'a Alais au Rhône », Naquet, du Divorce et du Panama, Antonm Proust, du Panama, le vieux professeur dreyfusard Grimaux, l'Yves Guyot de von Reinach, et, enfin,... M. Anatole France!

C'est le cas de dire comme dans je ne sais plus quel mélodrame :

— Déjà!

Le F ,*. Jean Alacé, fondateur de la Ligne de, V Enseignement y s'en allait en pèlerinage dans les Loges d'Italie et d'Allemagne, prêchant la haine de la guerre, prophétisant la réconciliation des peuples, la prochaine constitution des Etats-Unis d'Europe, et les F ,*, prussiens se moquaient tant qu'ils pouvaient de ce vieil imbécile.

L Internationale des Travailleurs ne perdait pas non plus son temps. Sa commission parisienne faisait appel à la solidarité des camarades ouvriers de Berlin, leur rappelant que « la guerre entre peuples ne peut être considérée que comme une guerre civile, un recul de la civilisation». .

La Ligue internationale du Désarmement lançait un manifeste dont les signataires déclaraient :

Réprouve^ énergiquement le système actuel d'armement qui. faisant de la guerre un métier, rend la guerre inévitable;

Protester- contre les armées permanentes et réclamer, comme mo^-en transitoire, l'organisation des milices nationales, moyen le plus eftîcace de détruire à tout jamais la prépondérance de la force brutale sur la puissance intellectuelle et morale des peuples.

Ce manifeste de la Ligue internationale du Desar7nement avait pour but de provoquer une vaste souscription dont le minimum était fixé à 10 centimes.

Parmi les membres de la Commission d'initiative qui l'avaient signé, l'Allemagne comptait deux représentants, tous les deux résidant à Paris : M. Schilg, avocat, 4, rue Saint-Quentin, et M. Hugo Rothschild, négociant, 54, rue Lafayette.

Après les signatures des divers membres, figurait cete petite phrase, éminemment suggestive, comme on dirait aujourd'hui :

Les souscriptions ainsi que les listes d'adhé-

sions, sont provisoirement reçues, 5^, rue Lafayette, chez M. HUGO ROTHSCHILD.

Ainsi, à la tête de la prétendue Internationale des Travailleurs se trouvait un Juif allemand, Karl Marx, habitant Londres.

A la caisse de cette même Internationale, chargé de recevoir les adhésions et les souscriptions en faveur du désarmement, se trouvait un autre Juif allemand, Hugo Rothschild, résidant à Paris.

C'était complet !

Les Prussiens n'avaient plus qu'à venir chez nous. Ils arrivèrent, en effet. Paris vit les chevaux des uhlans fouler ses Champs-Elysées.

Derrière ces centaures tout bardés de fer et étincelants d'acier, s'avançaient, enfourchés sur leurs chevaux comme des pincettes, des personnages bizarres vêtus de longues houppelandes brunes et ouatées. Mines allongées, lunettes d'or, cheveux longs, barbes rousses et sales, vermiculées en tire-bouchons, chapeaux à larges bords, c'étaient autant de banquiers Israélites, autant d'Isaac Laquedem suivant l'armée allemande comme les vautours.

A cet accoutrement, il n'était pas ditticiie de reconnaître leurs professions. C'étaient, évidemment, les comptables ou financiers juifs chargés de

l'encaissement de nos milliards. Après l'état-major militaire, c'était l'état-major du Ghetto (i)...

Un Rothschild allemand avait été, à la veille de la guerre, le trésorier de la Ligue du Desarmement.

Ce fut un autre Rothschild allemand — celui de la rue Laffitte — qui traita, après la guerre, de notre rançon avec Bleichrœder, troisième Juif allemand, mais qui avait dû, celui-ci, rester en Prusse, pour y servir d'agent et de confident à Bismarck.

La France, qui avait cru aux déclarations des « désarmeurs » et des ligueurs de la Paix, expiait sa crédulité par la perte de deux provinces, sans parler de cinq milliards à payer.

Les ouvriers, de leur côté, qui avaient cédé aux excitations des Juifs de \ Internationale, laissaient sur le pavé des rues de Paris, au mur éclaboussé du Père-Lachaise, dans la plaine sanglante de Satory, trente-cinq mille cadavres des leurs, sans compter toutes les pauvres dupes qu'on embarquait pour la Nouvelle.

Tel fut le bilan de \ Internationale des Tra-

([) M. René de Lagrange, article du t igaro du 38 février 18S5, cité dans la France Juive.

■vailleurs, fondée par des Juifs, dirigée par des Juifs avec le concours de la Franc-Maçonnerie...

Et c'est cette opération que l'on voudrait recommencer aujourd'hui !

Car on veut la recommencer, et la nouvelle oeuvre de trahison, calquée sur l'ancienne, est même déjà en bon chemin.

Uhiternationale n'avait guère survécu à la guerre et à la Conmiune. Elle était en sommeil et ne faisait plus parler d'elle.

Eh bien, Y Internationale a été reconstituée officiellement, au moment précis oii les chefs socialistes, trahissant leur cause, ont signé le pacte avec la Juiverie cosmopolite pour la campagne infâme dirigée bien moins encore contre le traître juif et millionnaire Dreyfus que contre la France et son armée. La chose s'est passée au Congrès socialiste international de la salle Wagram, le 25 septembre 1900. à la sécince du matin. La motion de reconstitution officielle fut déposée par un délégué hollandais nommé Van Koll et votée par accla-

mation aux cris de : Vive \ Internationale des Travailleurs!

Il fut, en outre, décidé, à cette même séance, que \ Internationale reconstituée aurait son secrétariat à la Maison dy Peuple de Bruxelles. Or, coïncidence digne de remarque, tout le monde sait que Bruxelles est le grand centre de l'espionnage allemand.

Ce qu'il y a de certain, c'est que comme l'ancienne, la nouvelle Internationale est née de l'inspiration juive, qu'elle est dirigée par les Juifs, qu'elle est l'agent d'exécution oes plans de la Juiverie universelle.

Ces plans sont aujourd'hui les mêmes que dans les dernières années de l'Empire ; ils consistent à jeter le discrédit sur l'armée qui protège la France contre une nouvelle invasion et un nouveau démembrement, à réclamer la suppression de cette armée et son remplace- ]iient par des milices, à provoquer d'innombrables grèves pour achever de ruiner notre industrie et notre commerce, à préparer «nfin par tous les moyens une révolution pour les pêcheurs en eau trouble.

Les nouveaux Internationaux n'ont rien

inventé ; ils ont plagié servilement, non seulement les procédés, mais les phrases, les mots mêmes de feurs prédécesseurs.

« Vendéens » «Chouans», «Jésuites», «Terreur blanche », toutes ces déclamations qui n'ont d'autre but que de faire suspecter l'armée et que de la diviser, de la couper en deux, nous les retrouvons dans les discours, dans les manifestes, dans les proclama Lions des Internationaux d'avant la guerre et d'avant la Commune.

Lisez plutôt :

Le moment est décisif, il y va du salut de la France, et avec elle du salut de la liberté dans le monde entier. Pour cette liberté, Paris lutte avec l'héroïsme ressuscité de nos frères de 92 ; mais si Paris est abandonné par vous, il succombera peutêtre sous la coalition bâtarde des Jésuites et des Vendéens de tous les régimes monarchiques qui ont désolé la France et l'ont amenée à un état permanent de guerres extérieures et civiles. (Comité révolutionnaire drs provinces. — Appel aux républicaine dévoués. — 1871.)

Les «Chouans» sont dénoncés dans d'mnombrables pièces de ce style.

Ecoutez cet appel du « comité central repu-

blicain socialiste de la France méridionale » aux habitants de Lyon :

Deux partis sont en présence aujourd'hui : L'un est composé des successeurs et des héritiers de ces vampires qui depuis des siècles sucent le sang et les trésors de la France, royalistes, impérialistes, faux républicains, jésuites, monopoleurs, exploiteurs ; voilà ceux qui à l'aide de déclarations hypocrites et de manœuvres de toute espèce essayent de vous tromper.

C'est le gouvernement de Versailles qui combat pour eux avec une armée de gendarmes, de sergents de ville, de Vendéens et de sacristains... (if^ mai i«7i.~)

Vous retrouvez là, trente ans avant, la fameuse formule tant exploitée par la presse socialiste enjuivée : Saâre et goupillon !

De vulgaires plagiaires, vous dis-je.

Vous croyez que le défroqué Charbonel qui lance des bandes d'Apaches sur les églises, a, lui du moins, inventé quelque chose.

Pas le moins du monde. Ce défroqué n'est comme les autres, qu'un pâle imitateur. Fn 1870 et 71, les orateurs de \ Internationale déclaraient dans tous les meetings que « pour se débarrasser des calotins, le remède le plus

efficace consiste à s'emparer de leurs écuries (les églises), et à en faire des écoles pour nos enfants (i). »

Vous avez vu au procès de Rennes caracoler autour des « Intellectuels » ces amazones de la trahison, actrices tombées dans la galanterie, bas-bleus en quête d'aventures, qui, elles aussi, fulminaient tant qu'elles pouvaient contre les a faussaires de l'Etat-Major » et les a Jésuites galonnés ».

Ces prétendues émancipatrices qui n'ont réussi jusqu'à présent qu'à s'émanciper ellesmêmes, n'ont, elles non plus, rien inventé. Leurs soeurs aînées allaient même encore plus loin qu'elles, ainsi qu'en témoigne le <s. Manifeste des femmes lyonnaises adhérentes à r Internationale, pour engager les jeunes gens de 1870 à refuser le service militaire, adopté par une réunion privée tenue salle Valentino, à la Croix- Rousse, le 16 janvier 1870, et communiqué à toutes les sections et comités de Y Internationale ».

C'est par un acte révolutionnaire , celui du

(l) Réunion au Creusot, 26 novembre 187 1.

refus de la conscription, qu'il faut protester, et non par d'inutiles déclamations, lisait-on dans ce document...

Jeunes citoyens de la classe de 1870, vous faites partie de la génération nouvelle, par conséquent vous êtes appelés à bénéficier les premiers des réformes issues de la révolution sociale; c'est donc à vous que revient l'honneur et le devoir d'ouvrir la lutte. Une occasion se présente à vous de donner un exemple de dignité humaine, ne la laissez pas passer. Dans quelques jours, l'Empire vous appellera pour vous enrôler sous les drapeaux frangeux (sic), ne lui répondez pas, ou plutôt répondez-lui ceci : « Nous sommes les soldats de la France, nous ne sommes pas les vôtres, car entre la France d'aujourd'hui et vous, il n'y a rien de commun... »

Faites cela, citoyens, le monde entier vous applaudira et vous aurez bien mérité de la révolution. Que craignez-vous? La prison? Nous, vos mères, vos sœurs, vos amies, nous veillerons sur vous, nous combattrons avec vous. Aussitôt que nous aurons appris qu'un ou plusieurs d'entre vous ont été arrêtés, nous irons en foule vous réclamer à l'autorité compétente, et il faudra bien qu'on nous rende justice.

Ce manifeste était signé :

Pour les citoyennes présentes a la réunion et par ordre:

Virginie Barrf.t, Membre de VAssociation internationale (les Travailleurs.

Ces déclarations ineptes, ces criminelles excitations, qui ont l'air d'un appel, d'une invite à l'envahisseur, nous les retrouvons aujourd'hui dans les Mamids dîi Soldat distribués dans les casernes, grâce à la tolérance, pour ne pas dire à la complicité du gouvernement; nous les retrouvons en des feuilles telles que le Conscrit ou le Pioupiou de l'Yonne, où des professeurs de l'Université, des professeurs d'histoire comme le citoyen Gustave Hervé, écrivent qu'il faut enfouir le drapeau de la France sous le fumier des casernes.

Plus prudent et plus hypocrite, — car il craindrait que ces violences n'éloignassent de lui pour quelque temps encore le portefeuille de ses rêves, — M. Jaurès se contente d'attaquer sournoisement l'alliance franco-russe en des lettres à ses amis les socialistes italiens, ou bien encore d'affirmer que la question d'Alsace-Lorraine a fait son temps, et qu'il faut non seulement n'en parler jamais, comme

disait Gambetta, mais encore n'y plus penser (i).

Au fond, la bande Jaurès accomplit la même besogne que les auteurs du Manuel du Soldat et les rédacteurs du Piou-piou de VYonne, quand elle réclame la suppression de l'armée et son remplacement par des milices nationales, comme en Suisse. La bande Jaurès travaille à un nouveau démembrement de la France, quand elle raconte au peuple que les armées professionnelles sont inutiles et qu'il suffit d'une garde nationale, d'une cohue de citoyens, armés en hâte et à la diable et non exercés, pour défendre le sol national et repousser l'invasion.

Cela est un mensonge.

La: fameuse légende des Volontaires de 1792 est la plus infâme et la plus criminelle imposture historique que les faussaires de l'Histoire aient jamais inventée pour le plus grand profit de l'Etranger et de ses agents.

(1) Tout rdcemrnent encore, le 26 octobre, au cours du meeting organisé par le Comité Vro Armenia au théâtre Sarah-Bernhardt, M. Jaurès attaquait l'alliance russe et faisait l'éloge de la nouvelle ' Triplice " franco-italo-anglaise

Voulez-vous que je vous donne sur ces « Volontaires » prétendus héroïques l'opinion d'un homme que personne ne suspectera de tiédeur révolutionnaire ?

Il s'agit de Lazare Carnot, ■ — oui, du grand Carnot, du Père-la-Victoire en personne !

Le 29 avril 1793, Lazare Carnot et Duquesnoy, représentants du peuple, députés aux armées du Nord, écrivent à la Convention :

Les volontaires ne veulent s'assujettir à aucune discipline ; ils sont le fléau de leurs hôtes et désolent nos campagnes. Dispersés dans des cantonnements où ils ne font que boire et courir, ils s'exposent à être dispersés et taillés en pièces, pour peu que l'ennemi fût entreprenant. Heureusement que nous sommes sévères sur l'interdiction des communications, car l'ennemi aurait déjà pu surprendre nos postes avancés et nos places elles-mêmes...

Nous ne savons ce que fait le bureau de la guerre; nos volontaires sont toujours nus. Il faut convenir que c'est un gouffre; à peine un soldat a-t-il des souliers, qu'il va les vendre; il en est qui vendent jusqu'à leurs habits, leurs fusils, brûlent leur poudre, et insultent leurs concitoyens.

Pour mettre fin à ces brigandages, Carnot et Duquesnoy, réclament des mesures de rigueur exceptionnelles :

Votre nouveau code pénal militaire ne suffit pas : si tout soldat qui vole une épingle n'e^t pas fusillé sur-le-champ, vous ne ferez jamais rien... Quant à nous, citoyens nos collègues, il nous est impossible de soutenir le spectacle de semblables désordres, et nous vous prions de nous faire rappeler au sein de la Convention le plus tôt possible.

Les deux représentants restent cependant à l'armée. Le 3 juin, ils s'adressent au Comité de salut public et lui font part de leurs inquiétudes :

Nous croyons devoir vous consulter sur un point capital. Nous pouvons plus que probablement emporter Ostende de vive force; le feronsnous, oui ou non?

Avec des troupes sages, il n'y aurait point à hésiter, mais voici ce que nous avons à craindre des nôtres : c'est qu'elles vont, aussitôt que l'assaut sera donné, se répandre dans les maisons, piller et s'enivrer, au point que, deux heures après, on les égorgera comme des veaux à tous les coins de rue.

Dans cette même lettre, Lazare Carnot et Duquesnoy demandent ce qu'ils doivent faire de l'immense quantité de voleurs et de receleurs qui ont été mis en état d'airestation.

0 II serait sans doute très à propos de faire des exemples, disent-ils, niais il y a tant de coupables qiion est très embarrasse. »

Les voilà, non pas tels qu'une légende audacieusement menteuse les dépeint, mais tels qu'ils furent dans la réalité, ces a héroïques volontaires». Braves parfois, sans doute, quand de vieilles troupes les encadraient et les entraînaient, mais bien plus souvent lâches, prêts à la débandade, prompts à la panique, et pardessus tout indisciplinés, pillards, débauchés, ivrognes jusqu'à vendre leurs souliers et leurs fusils pour boire davantage.

Et ce n'est pas seulement là l'opinion de Lazare Carnot. Tous les généraux de la Révolution, Dumouriez, Kellermann, Biron, Custine, Wimpfen, Beurnonville, parlent des a Volontaires » dans les mêmes termes, et il en est de même des représentants du peuple en mission aux armées : Billaud-Varennes, Carnot-le-Jeune, Camus, Treillhard, Gossuin, Merlin-de-Douai, Dubois-Crancé, etc., etc. La Convention tout entière finit par partager cette opinion, — puisque le 21 février 1793, eWe vota Xamalgame, — c'est-à-dire la fusion

des « Volontaires » avec les troupes de ligne, les vieilles troupes.

Les hommes qui invoquent l'exemple des a Volontaires » de la Révolution pour faire accepter l'idée des milices nationales ne sont donc, on le voit, que des ignorants ou des imposteurs.

Et pourquoi, lorsqu'on parle de désarmement, veut-on que ce soit la France qui désarme la première ?

Les hommes de la nouvelle Internationale se montrent, et pour cause, très sobres d'explications sur ce point.

Ils se bornent à de vagues protestations où il est question de la solidarité des prolétaires de tous les pays. C'est très joli, en paroles^ la solidarité. En 1870, les anciens Internationaux affirmaient déjà que les ouvriers allemands ne feraient pas la guerre à la France. Or, ce sont des Allemands de toutes les classes sans exception qui ont bombardé Paris et incendié Bazeilles.

Que feraient demain les socialistes d'Outre-

Rhin, si une nouvelle guerre venait à éclater entre l'Allemagne et la France ?

Voici la réponse, que M. Jaurès se gardera bien, — j'en fais le pari — de reproduire dans la Petite République :

L'annexion de rAIsace-Lorraine est un fait accompli, et ici, dans cette enceinte, nous avons, de notre côté, déclaré de la façon la plus catégorique, que nous reconnaissons comme de droit l'état actuel des choses. (Auer. Séance du Reichstag du 9 février 1891.)

Personne, aussi enthousiaste qu'il soit pour des idées internationalistes, ne dira que nous n'avons pas de devoirs nationaux... (Liebknecht, Congrès de Halle, 15 octobre 1890.)

Si la Triple-Alliance a pu être conclue... elle l'a été, parce que les intérêts de trois puissances, en face de l'entente franco-russe, sont nécessairement solidaires (i), en dehors des rapports mutuels des différents peuples de ces pays.

Je suis convaincu qu'aucun homme d'État, ni en Autriche, ni en Italie, ni en Allemagne, ne

(i) Ceci est un pur mensontîe, puisque la Triple-Alliance est bien antérieure à l'alliance tranco-russe. Ce mensonge de Bebel, M. Jaurès l'a fait sien tout récemment, quand il a déclaré que la Triplice était le contrepoids nécessaire de l'alliance franco-russe , C'est justement le contraire qui est vrai.

voudra, tant que cette, situation durera, se détacher de cette alliance, car il exposerait, par cela même, son pays à un grand danger, dans le cas où les deux autres puissances alliées seraient- vaincues dans une guerre, (Bebel. Séance, du Reichstag du 25 juin 1890.)

Nous avons déclaré déjà bien souvent et, pour moi, je renouvelle cette déclaration, que nous sommes prêts à remplir envers la patrie exactement les mêmes devoirs que tous les autres citoyens... Je sais qu'il n'y a personne parmi nous qui pense différemment à ce sujet. CAuer. Séance du Reichstag du 8 octobre 1890.)

Il a été dit... que le Reichstag allemand ne travaille pas a,vec autant d'ardeur à la défense de la patrie que le Parlement français.

Eh bien, moi je déclare que quand il s'agit de la défense de la patrie, tous les partis sont unis; que s'il s'agit de se défendre contre un ennemi étranger, aucun parti ne restera en arrière. (Lier- KNECHT. Séance du Reichstag du rO mai 1891.)

L'attaque contre la Russie oftîcielle, cruelle, barbare, voire l'anéantissement de cette ennemie de la civilisation, est donc notre devoir le plus sacré, que nous devons remplir jusqu'à notre dernier soupir dans l'intérêt même du peuple russe, opprimé et gémissant sous le knout. Et si alors nous combattons dans les rangs à côté de ceux qui actuellement sont nos adversaires, nous ne le faisons pas pour les sauver eux et leurs institutions

politiques et économiques, mais pour l'Aiiemagne en général, c'est-à-dire pour nous sauver nousmêmes et pour délivrer des barbares un pays où nous pensons un jour réaliser notre propre idéal social. (Bebel. Vorwaerts, du 27 septembre 1891.)

Si jamais quelque part à l'étranger l'espoir existe qu'en cas d'une attaque contre l'Allemagne on pourrait compter sur notre abstention, cet espoir se verrait complètement déçu. Dès que notre pays sera attaqué, il n'y aura plus qu'un parti, et, nous autres, démocratcs-socialisies, nous ne serions certes pas les derniers à remplir notre devoir. (VoLLMAR, dans la Die Miinchener Post.)

Voilà ce que pensent les socialistes allemands de toutes nuances sur la question d'Alsace-Lorraine, sur la Triple-Alliance, sur l'alliance franco-russe, sur le devoir patriotique en général. Ils ont raison de penser ainsi puisqu'ils sont Allemands ; mais, ce qui est tout à fait inexplicable et incompréhensible, c'est que nos socialistes français pensent sur ces mêmes questions exactement comme eux, c'est-à-dire comme s'ils étaient Prussiens, et non Français.

Les socialistes allemands nous préviennent très loyalement.

« N'ayez pas d'illusions, nous disent-ils ; le jour où la guerre serait déclarée, nous sefons

les premiers à courir à la frontière, et nous n'hésiterons pas plus à passer le Rhin et à franchir les Vosges que nous n'avons hésité en 1870... »

Là-dessus, il semblerait que les socialistes français dussent répondre :

« — Puisqu'il en est ainsi, nous aussi nous ferons notre devoir de Français et de soldats...

Pas du tout, les socialistes français battent des mains et s'écrient :

« Bravo ! A bas l'armée ! A bas la patrie ! Vive le désarmement ! Plus de frontières ! Tous les peuples sont frères... »

Avouez que c'est tout de même bizarre !

M. Jaurès et ses amis ne sont pourtant pas inintelligents au point de ne pas comprendre qu'il nous est impossible, dans l'état actuel de l'Europe et du monde, de forcer les puissances rivales et notamment l'Allemagne à désarmer en même temps que nous.

M. Jaurès a dit lui-même :

Il est certain que l'humanité ne progresse pas d un mouvement uniforme; tous les peuples, toutes les races, n'arrivent pas à la fois à ce développement économique qui permet l'institution socialiste. Et ainsi, lorsqu'un peuple réalisera chez lui l'idée socialiste, il sera forcément en contact avec des peuples qui ne l'auront pas réalisée... (i).

Qu'arrivera-t-il donc si nous commettons l'imprudence de réaliser les premiers, nous autres Français, l'idée du désarmement?

Il arrivera cette chose très simple que la France désarmée se trouvera en contact avec une Allemagne armée jusqu'aux dents. L'Allemagne fera alors de nous ce qu'elle voudra ; elle ajoutera les provinces qu'il lui plaira de prendre à celles qu'elle nous a déjà volées, et bientôt la France tout entière, cette terre de joie et de liberté, notre terre à nous, ne sera plus qu'une colonie allemande. Il arrivera aux Français ce qui est arrivé aux Polonais dont les enfants, aujourd'hui encore, plus d'un siècle après l'annexion, reçoivent la schlague quand ils osent s'exprimer dans leur langue maternelle.

(1) Dïsct>urs de .\1. Jaurès à la Chambre des appâtés. S^'ance des iq. 26 juin et ? juillet iS^j.

Eh bien, si c'est là l'idéal de l'Internationale socialiste et juive, ce n'est pas le nôtre. Nous voulons, nous autres Antisémites, vivre libres et heureux sur la terre de nos pères, qui est la plus belle et la plus douce qui soit au monde. Nous pensons sur ce point comme pensaient les grands socialistes d'autrefois, au temps oii il était encore permis de se dire en même temps socialiste et Français.

Nous pensons comme Barbes, le « JBayardde la Démocratie», qui écrivait, vers la fin du second Empire (24 janvier 1867), à George Sand :

Je suis chauvin. Que nous ayons la paix universelle, soit. Pas besoin alors d'Achille. Mais tant qu'il y aura des Anglais trafiquant de toutes les haines contre ce qui n'est pas leur commerce, et des Prussiens rêvant de conquêtes, je ne comprends pas pourquoi la France égalitaire Aoudrait se mutiler de bon énergie guerrière.

Nous pensons comme le vieux Blanqui, qui, dans Paris assiégé par les Prussiens," poussait ce beau cri de haine patriotique :

La gloire de Paris est sa condamoation. ., Sa lumière, ils Veulent l'éteindre ; ses idé'es, les refouler

dans le néant. Ce sont les hordes du \' siècle, débordées une seconde fois sur la Gaule, pour engloutir la civilisation moderne, comme elles ont dévoré la civilisation gréco-romaine, son aïeule.

N'entendez-vous pas leur hurlement sauvage, « Périsse la race latine! » C'est Berlin qui doit être la ville sainte de l'avenir, le rayonnement qui éclaire le monde. Paris, c'est Baby.lone usurpatrice et corrompue, la grande prostituée que l'envoyé de Dieu, l'ange exterminateur, la Bible à la main, va balayer de la face de la terre.

Ignorez-vous que le Seigneur a marqué la race Germaine du sceau de la prédestination? Elle a un mètre de tripes de plus que la nôtre !

Défendons-nous. C'est la! férocité d'Odin, doublée de la férocité de Moloch, qui marche contre nos cités, la barbarie du Vandale et la barbarie du Sémite. Défendons-nous et iv comptons sur personne.

a — Vieille chanson, dira Al. Jaurès... »

C'est possible, mais c'est toujours la nôtre.

Car sa chanson noiivelle, son Internationale, ce sont les Juifs qui en accordent les violons, et c'est nous qui les payons.

Nous ne voulons pas de cette musique-là. . .

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