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et, en conséquence, acheter ou vendre du titre. Un particulier, à moins d’être un spécialiste, ne peut guère prendre parti sur ces questions. Au contraire, la Société de placement, pourvue d’un service contentieux bien documenté, pourra réunir les éléments d’une solution favorable aux intérêts dont elle a la charge. |
Quant à la mise en œuvre des méthodes scientifiques de placement, elle suppose, pour produire tous les bons résultats qu’on est en droit d’en attendre, l'emploi de sommes considérables et l’existence d’un service de renseignements bien organisé. Seule, ou presque, la Société de placement est en mesure de disposer de l’un et des autres.
Mais, dira-t-on, la Société de placement pure estelle vraiment capable d’assurer aux capitaux qui Jui sont confiés ce rendement raisonnable, sinon élevé, auquel doit tendre en définitive, et quoiqu’on en puisse prétendre, toute bonne gestion de fortune mobilière ?
C’est là une question délicate — nous ne faisons aucune difficulté pour le reconnaître.
Disons tout de suite qu’il ne saurait être sérieusement question d'affirmer que, dès les premières années de sa création, une Société de placement peut rémunérer largement son capital; au contraire, même en supposant écartée la double imposition, ses dividendes ne peuvent être, pendant cette période, que modérés.
En effet, les ressources de la Société consistent uniquement, en principe, dans le revenu des valeurs composant son portefeuille, et, de l’ensemble de ces revenus, doivent être soustraits d’abord les frais de gestion de la Société, ensuite — et surtout — les sommes nécessaires à la constitution d’importantes réserves, gage de sécurité et de stabilité des dividendes futurs. Or, le revenu d’un portefeuille libre n’était déjà, par lui-même, pas très élevé ces dernières années. Sans doute, la baisse profonde, en 1930 et 1931, des cours des valeurs à revenu variable est venue relever sensiblement le taux de capitalisation net de ces titres (!), et c’est là, justement, une des raisons pour lesquelles la constitution d’une société de placement serait plus opportune aujourd’hui qu’elle ne l'était il y a 3 ou 4 ans. — Cependant, nous serions tenté, à priori, de nous défier d’une société de
(3) Voici, d’après la « Vie Financière » du 16 février 1922, un tableau des variations du faux net dd capitalisation des valeurs françaises existantes, dressé par la Statistique générale de France :
Valeur moyenne
Epoque du taux de capitalisation net Valeurs à revenu fixe Valeurs à revenu variable PU cn UPS RP EI ET 5,33% 2,72% ÉAnNnCeNLO20 MERE PART ER AE 4.89 2,70 ANNE CL SOLS ARE EE RER Er 3,92 3,37 ANVIERANIOS AAA NE ER 3,79 4,01 AOCÉML OS TE VER TS ARRETE LR AE, 3,48 4,15 Septembre TS TIME MMA E EN 8,60 4,18 OCLODreNL IS EEE ER LAS) 3,88 4,98 Novembre tl93100" 7202007. 3,92 5,03 Finrdécembre 1931 nr 0 4,31 191 ÉinsjanvienniOS2 EC PEER 4,22 4,43 “Chiffres de M Dessirier (Directeur En 1910 ..... 3,93 3,73 de la ‘ Conjoncture Economique et En 1929 ..... 6,00 3,00
Financière ”) établis d'aprés les En 1926 ..... 10,00 3,50 Frs de 300 valeurs côtées à En février 1929 5,25 2,98
placement pure qui, dès sa constitution, promettrait un rendement très avantageux des fonds à elle confiés par le public.
A cet égard, les fondateurs de l'Union Trust ont certainement péché par excès d’optimisme, pour ne pas dire par imprudence (les résultats de ces dernières années l’ont montré) en promettant 6 % d’intérêt cumulatif à leurs actions privilégiées. Pourtant, ils avaient eu la sagesse d’attendre 3 ans avant de. faire de leur petite société initiale, constituée en janvier 1925 au capital de 3 millions de francs seulement, le Trust important qu’elle est devenue en février 1928 par l’augmentation de son capital de 3 à 50 millions, chiffre actuel. Faut-il en conclure que ce laps de temps de 3 années était insuffisant pour permettre à la jeune société de se constituer le minimum de réserves indispensable ? Ou bien doit-on penser que l’Union Trust, à ses débuts, n’a pas su, ou pu, s'assurer en quelque sorte un bénéfice industriel (s’ajoutant aux simples revenus de son portefeuille) en se procurant des capitaux d’une productivité supérieure à la rémunération qu'ils eussent exigée, par exemple en émettant des obligations participantes portant un intérêt relativement faible ?
Nous n’avons pas à faire ici le procès de l’Union Trust ; au surplus, les cours prodigieusement élevés atteints en 1928 et 1929 par la plupart des valeurs étaient aussi peu favorables que possible, il ne faut pas l'oublier, à la constitution d’un gros portefeuille dans de bonnes conditions. Mais les considérations ci-dessus n'étaient pas inutiles, croyons-nous, pour
appeler l’attention sur les difficultés très réelles que rencontrent les fondateurs de toute société de placement : d’une part, en effet, il y a un certain danger à créer une société importante avant d’avoir trouvé les concours de capitaux relativement bon marché qui sont indispensables ; maïs, d'autre part, ces concours ne peuvent généralement être obtenus que par une société déjà importante...
Pour en revenir au rendement des capitaux placés en titres d’une Société de placement, il est certain que ce rendement, obligatoirement faible au début, tend à s'élever au fur et à mesure que s’accroît le montant des capitaux placés aux fonds de réserve, les revenus de ces capitaux venant s'ajouter, suivant une progression croissante, à ceux qui proviennent du portefeuille acquis avec le capital proprement dit du Trust.
A cet égard, les résultats obtenus par les grands Investment Trusts anglais et écossais sont probants. Nous avons déjà eu l’occasion d’en citer quelquesuns en passant. Mais nous voudrions les condenser tous en 3 tableaux particulièrement éloquents.
Disons d’abord que, d’après « The Economist » ({{), analysant les bilans annuels, pour l’exercice 1930, de quelques-uns des principaux Investment Trusts britanniques, le revenu net moyen des titres de ces
(14) Cité par Gaël Fain, dans l « Information » du 28 avril 1931.
sociétés a été le suivant (par rapport au nominal des actions) 5
En 1928, 16,49 % ;
En 1929, 16,71 © ;
En 1930, 16,62 %. |
Ces chiffres sont confirmés par ceux de la liste suivante — que nous empruntons à la Vie Financière, numéro du 3 septembre 1931 — de 41 Trusts britanniques ayant maintenu, pour leur dernier exercice (1930 ou 1930/31, suivant Ies cas), leur dividende de l'exercice précédent :
Revenu net en 1.000 & Dividende pour chacun dernier exercice exercice précédent de ces exercices
ATV EUNAVVERT EU 57 58 17 BTS CARE PAU 270 269 21 Camperdown:, 2. 1e 53 13 Cardinal see 26 RAS! 16 CNdesdale star crever 85 86 15 Dundee et London ..... 24 26 5 Ends ES MN rs ere 37 33 5 Foreign et Col (15) ..... 112 117 10 CéRMLCDAS AC PRE 26 23 6 Gene. Funds .. ........ TN 11 5 Govt. et Gen. inv. ...:. 21 23 HO:
Govts Stk. et Other sec. 73 85 10 CGUAT OA LENE LORIENT 77 77 11 Investors Mt. Security . 164 157 16 Lond'ret:Col. 72280078 20 21 7
(15) Pour l’exercice arrêté au 10 janvier 1932, le bénéfice net du « Foreign and Colonial Investment Trust » n’a été inférieur que de 8.763 € à celui de l’exercice précédent. Cependant le dividende (s'appliquant à un eapital de 750.000 £) a été ramené de 10 à 6 %.
Revenu net en 4.000 &
dernier exercice
ÉD LN MR RU 64 Lond. Scott. Amer. .... 79 MÉTDO RES EES 0 à Li Rue, 148 NévielGene Est in 33 FN PE ET TEO PASSE ET RS ARR ESS 161 ORNE CRE 91 HI een Annee 24 Riy:Déb.ret Gen: 103 FRAIVESHA FE PE NU A 126 River Plate et general .. 76 ROME TE EAU 28 SCO ATEER 2) Een 266 SOOPENCENEE. CRUEL TE 54 SCOLEMUO lE- Ur UE 42 SCO TAN ME LE Re VE SCO MINIATURE EEE 62 Scott. Stock Holdrs ... 31 Second Investors ...... LIL Second Scott. Eastern .. 32 Second Scott. Nat. ..... 51 S LAC UT PRIS DU ERA 60 Sterling }rust}i 42: 158 Stkholdrs inv" 2h 40 FhirdtEdnbDUurp ts. 56 Tohireti Gene SR; Ren 86
DeSretener res een
exercice précédent
Dividende pour chacun de ces exrrcices
Le tableau ci-dessus montre, notamment, que sur
les 41 Investment Trusts envisagés, il en est 17, soit
près de la moitié, qui, malgré la crise, ont réalisé
pendant leur dernier exercicé un bénéfice net supérieur à celui de l'exercice précédent. Quant aux 24 autres, leur bénéfice net n’a été inférieur à celui de l'exercice précédent que dans une proportion généralement faible (sauf pour le N.-Y and General Trust, où elle atteint 24 %).
Enfin, pour ce qui est du rendement effectif des Investment Trusts britanniques, voici un dernier tableau (extrait de « The Economist » du 25 octobre 1930) qui indique le faux réel de capitalisation du dividende de 10 d’entre eux :
Atlas Electric and'géneral: "22. ALRURTES 444 D Mid EÉUTODeAN PNA NEA RSR RS 748 D Citvand'Internaupnal 4 ua rene 6,02 % Seconde AMERICAN MEUNIER ENCRES 4,60 % southern /StoGckKNOÏders 54 ET E IRERTE 5,71 % Capital and Nationales ee een 3,86 % London and Strathede Te ee 4,26 % CH and POP PAR LS en NT Ne nn 7,29 % Eondon'-and O0 verseas st RP SRE ND ONE DÉAN CL LETTRES D M SPA REA MERS 3,64 A
AUX SNOVEN, RCE 533 %
SECTION II