‹ Sociologie: La structure générale des sociétés (volume 2)Chapitre 17 sur 22 · KM · texte numérisé non relu

KM

Le i)his grand nombre de suicides se l'ont le dimanche et

le lundi.

(William B. Bailey, Yale University.)

Vax général les conclusions relatives au suicide concordent avec celles que nous avons émises au sujet de la folie. L'un et Tautre s(mt des ruptures d'éciuilibre, des oscillations excessives attribuables à l'état so(»ial pour la plus grande partie. Comme la folie, le suicide est en réalité une institution, une condition d'équilibre, dans un état instable.

La folie et le suicide, tout en représentant les oscillations les plus extrêmes de Tordre mental en rapport avec Tétat physiologique des individus, sont cependant rigoureusement limitées et déterminées par le milieu social et par cet état physiologique. Par celui-ci ils se rattachent aux lois les plus générales d(^ l'équilibre inorganique et d'une façon encore ])lus simple à celles de la mécanique par rintermédiaire des idiénomènes et de l'organisation musculaires de l'être individuo-social qu'est l'homme. Comme le dit fort bien M. Ch. Richet : a Le système nerveux et par conséquent la vie psychique, est soumis à une loi simple et fondamentale. Le froid l>aralyse son a(;tivité. La chaleur l'exagère, mais c'est dans des limites très étroites... A ce point de vue, comme à bien

d'autres, le système nerveux est soumis à des lois i)liysiologiques (xui ressemblent beaueouj) à celles du muscle. Or la fonction du muscle est la contraction, et la fonction du systtMue nerveux est rintclligence : la chaleur en excitant, puis en détruisant le tissu, excite, puis supprime la fonction. Dans Tun et l'autre cas, Torigine de la force qui se dégage est dans les combustions interstitielles. Il est impossible de ne pas penser qu'un phénomène si rigoureusement soumis à cette loi est un phénomène, sinon d'ordre physico-chimique, au moins d'ordre matériel. Au-dessus de 4^", il n'y a pas d'intelligence; et au-dessous de o", il n'y a pas d'intelligence (i) ». Ainsi en(»ore une fois, toutes les manifestations psychiques, même les plus élevées, de même que les phénomènes organiques et inorganiques peuvent, au point de vue de la philosophie générale, être ramenées aux lois les x)lus générales du mouvement et la sociologie, comme philosophie particulière, nous apparaît de plus en plus comme une application spéciale et plus complexe de l'ordre universel.

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