‹ SocrateChapitre 148 sur 201 · XENoPH., Mem., I · texte numérisé non relu

XENoPH., Mem., I

son gré. La lumière du jour nous permet de vaquer à nos occupations ; et la nuit nous apporte, avec le sommeil, « le plus doux des délassements ». Les astres qui s'allument chaque soir au dôme bleu du ciel, nous marquent les heures de la nuit; et la lune nous indique en plus les divisions du mois!. Il nous faut des aliments pour réparer notre perte continue d'énergie ; et la terre féconde les tire de son sein : Grâce à l’ordre des saisons, elle nous « fournit, avec abondance et variété, non seulement le nécessaire, mais encore l’agréable » ?. « L'eau devient pour le sol un principe de fertilité; elle contri- -bue à nourrir notre corps, et, mêlée à tous nos mets, les rend plus faciles à préparer, plus salutaires et plus agréables. Aussi cet élément précieux est-il répandu avec profusion$. » Quel heureux auxiliaire que le feu dont nous nous servons à la fois pour réchauffer nos membres, éclairer nos pas, cuire nos aliments et plier à notre usage les plus durs métaux “! Quel inestimable bienfait que cette profonde nappe d'air où nous sommes plongés, et quinon seulement entretienten nousla flamme de la vie, mais encore nous aide à traverser les mers pour aller chercher mille produits en mille contrées différentes‘! Que dire enfin de la mesure avec laquelle le soleil répand sur la terre la chaleur et la lumière ? « A peine a-t-il franchi le solstice d'hiver qu’il revient sur

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