‹ SocrateChapitre 149 sur 201 · Ibid., 1V · texte numérisé non relu

Ibid., 1V

4. Ibid., IV, 3,7. | 5. 1bid., 1V, 3, vol. V, p. 417, Weiïske, Leipzig (1798-1804).

ses pas, mürissant certaines productions et desséchant d’autres fruits dont la saison est passée. Puis, cette fonction une fois accomplie, au lieu de s'approcher de trop près, il se retire, afin de ne nous faire aucun mal par l'excès de ses rayons. Et, lorsqu'il est en train de s'éloigner, parvenu, comme nous le sentons clairement, à une distance qu'il ne peut franchir sans nous laisser mourir de froid, il se tourne de nouveau vers nous, se rapproche et gagne la partie du ciel où sa présence nous est le plus utile 1. »

Le monde est donc tout resplendissant « de beauté et de bonté »; et celle des créatures qui se trouve la mieux. faite pour en jouir, c’est l’homme. « Il est le seul de tous les animaux qui ait la faculté de se tenir debout. Or cette altitude lui permet à la fois et de porter plus loin sa vue, et de mieux contempler les choses d'en haut, et d'éviter un plus grand nombre de dangers*. » Multiples sont les plaisirs qui s’attachent aux divers objets, et multiples aussi les moyens que nous avons de les cueillir : chaque bien trouve en notre organisme une fonction correspondante qui nous met à même d'en tirer profits. De plus, parmi ces fonctions, il en est qui, chez l’homme, acquièrentune valeur spéciale. Les joies qui nous viennent de la vue et de l’ouïe, dépassent infiniment ce que les êtres inférieurs éprouvent par l'intermédiaire des mêmes sens ; et « tandis que l’amour n'a pour les autres animaux

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