PLaT., Parmenid., VIX, 1, 139-141 (Trad. Cousin
tient qu'un témoignage indirect; mais il n’en a pas moins un aspect historique. Il est d’ailleurs en plein accord avec les deux dialogues dont on a parlé plus haut.
Il est difficile aussi qu'il n’y ait pas quelque fondement à ce que l'on raconte des relations de Socrate avec Archelaüs. Diogène dit formellement « qu'il fut son disciple »!; et, selon Alexandre, c’est après l’accusation portée contre Anaxagore qu'il se mit à suivre ses leçons”. Ion rapporte que, très jeune encore, Socrate fit avec Archelaüs le voyage de Samos ?:; et Simplicius mentionne une tradition d'après laquelle il aurait connu et entendu « le disciple d’'Anaxagore # ». De tels récits ne peuvent être inventés de toutes pièces: il est plus que probable qu'ils ont pour point de départ une donnée primitive qui est vraie et dont ils représentent autant de versions plus ou moins fantaisistes : ce sont des récits historico-légendaires.
On sait d’une manière plus sûre que le fils du sculpteur d’Alopèce ne tarda pas à s’aboucher avec Euripide et qu'il devint son ami. Aristophane reproche au poète « de bavarder avec Socrate et de perdre dans son commerce le sens des sublimités de la Muse tragique »5. « C'est lui, écrit-1l ailleurs, qui compose pour Euripide ces drames remplis de digressions phi-