PLAT., Rep., IV
4. Ibid., NI, xt, 95; — voir aussi ZLach., IV, 1, 102, et xxvr, 125,
Périclès, la muse inspiratrice de la plupart de ses grands desseins. Il est vrai que l’on ne peut se fier, sur ce point, au passage du Ménexène où Socrate affirme que l'illustre Milésienne « est son professeur de Rhétorique ». Ce dialogue n’est probablement pas authentique, et l’on ne sait par là même quel est le fondement des récits qu'il contient !. Mais l'Économie de Xénophon nous met à même de résoudre la question. Au chapitre troisième de cet ouvrage, Critobule s’entretient avec Socrate de l’éducation des femmes : « Ces maris que tu dis avoir de bonnes femmes, demande-t-il à son maître, est-ce qu'ils les ont élevées eux-mêmes? — Rien de mieux que d’examiner ce sujet, répond Socrate. Je te présenterai à Aspasie qui t'instruira de tout cela plus pertinemment que “moi ?. » Toutefois, l’on ne saurait dire d’une façon précise à quelle époque commencèrent les visites de Socrate à Aspasie ÿ. |
Socrate se trouva donc, au bout de quelques années, en relation plus ou moins intime avec la plupart des grandes intelligences de son temps; et ce dut être pour lui, comme on le sent, un moyen puissant d'évocation intellectuelle. De plus, il prit soin d'étudier toutes les théories des vieux philosophes. |
S'il n'entendit pas Anaxagore lui-même, il connut du moins ses ouvrages. Platon mentionne le fait d’une ma-