‹ SocrateChapitre 45 sur 201 · v. aussi Mem · texte numérisé non relu

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3. Quant à Diolime de Mantinée, dont Socrate expose la théorie de l'amour pour l'avoir entendue de sa bouche, il faudrait savoir d’abord si c'est

un personnage historique (PLar., Banquet, VIT, xx1t, 237 et sqq.).

nière assez formelle !; et l’on ne conçoit guère quil en soit allé autrement. Les livres du sage de Clazomène étaient répandus partout dans la ville; et tout le monde les achetait, tout le monde les lisait ?. Peut-être étudia-t-1l également les écrits d'Héraclite, comme le rapporte une tradition mentionnée par Diogène ?. Toujours est-1l qu'il se familiarisa le plus possible avec les « anciens » # et qu'il réussit à connaître leurs différentes théories : la philosophie de l'unité et la philosophie de l'infinie pluralité, celle de l'écoulement éternel et celle de l’éternelle immobilité, et aussi la doctrine du »:5<, dont l’idée fondamentale devait devenir comme ‘la pierre angulaire de. son propre système métaphysique 5. Il mit même de la passion à ce genre de recherches. « Dans ma jeunesse, dit-il d’après Platon, il est incroyable quel désir j'avais de connaître cette science, qu'on appelle physique. Je trouvais quelque chose de sublime à savoir les causes de chaque chose, ce qui la fait naître, ce qui la fait mourir, ce qui la fait être; et je me suis souvent tourmenté de mille manières, cherchant en moi-même si c’est du froid ou du chaud, dans l'état de corruption, comme quelques-uns le prétendent, que se forment les êtres animés; si c’est le sang qui nous fait penser, ou l’air ou le feu; ou si ce n’est aucune de ces choses, mais seulement le cerveau qui produit en nous toutes nos 1. Phædo, 11, xivi, 136.

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