bid., 1, xvu
3. XENOPH., Meon., II, 2, 5-8; Banquet, IX, 10; — Diog., IN, 36 et 37; PLUT., coh. irac., 13.
avait reçues et qui l’attendaient à son retour, « négligeant ce que les autres recherchent avec tant d'empressement, à savoir la richesse, exclusivement occupé de persuader aux Athéniens jeunes et vieux qu'il faut préférer au soin du corpset de la fortune, à tout autre soin, celui de l’âme et de son perfectionnement », « que de là naissent tous les autres biens publics et particuliers »!.
Attentif à écarter tout ce qui pouvait amoindrir l’action de sa parole, Socrate ne voulut pas non plus accepter de salaire ?. Il trouva qu’il v avait de la bassesse à vendre son savoir et qu'il ne manquerait pas de diminuer son indépendance et son autorité en pratiquant un semblable trafic *; il se persuada que, pour exercer une influence véritable sur ses disciples, il devait éviter avec eux tout ce qui sent le mercenaire et les traiter uniquement comme des amis “. Ce mode d'éducation lui parut d'autant plus important que la manière opposée était de plus en plus discréditée. Les sophistes exigeaient tous un quantum pour leurs lecons; nombre d'entre eux avalent ramassé, de la sorte, une fortune considérable ; et ils commencçaient, malgré leur talent, à devenir l’objet du mépris public $. Socrate sentit que, s’il voulait réussir, il lui fallait absolument à se distinguer de ces