VII
aux amants. Aristophane le tourne en ridicule, parce que, dans sa passion de remuer toutes choses, il va jusqu’à s'occuper de la géométrie des puces. « Tout à l'heure, dit le disciple dans les Nuées, une puce mordit Chéréphon au sourcil et sauta de là sur la tête de Socrate. Socrate alors demanda à Chéréphon : « Combien une puce saute-t-elle de fois la longueur de ses pattes? » — « Et comment fit-1l pour la mesurer ? » reprend Strépsiade, le paysan qui veut apprendre les secrets de la sophistique. — « Très adroïtement, répond le disciple : il fit fondre de la cire, s’empara de la puce et lui trempa dans la cire les deux pattes, qui, une fois refroidies, demeurèrent chaussées de véritables cothurnes persiques, les détacha ensuite, et s’en servit pour mesurer la distance. » — & Ah! Grand Jupiter! Comme c’est bien trouvé! Quelle finesse? ! » Et 1l paraît bien que Socrate n’était pas complètement étranger à cette sorte d'arpentage ; ilfaut bien qu'il s’en soit occupé, comme en se jouant, il est vrai, mais poussé néanmoins par son instinct scientifique ; car Xénophon en fait mention dans son Banquet. « Socrate, dit le Syracusain, apprends-moi combien il y a de sauts de puce entre nous; car tu passes pour fort en cette géométries. »
Il n’est donc, semble-t-il, aucun phénomène physique, biologique ou mental, que Socrate n’ait considéré d'un regard curieux. Sans doute, il ne prétendait pas à la