‹ SocrateChapitre 67 sur 201 · ARIsT., Mel., À, 6,987b · texte numérisé non relu

ARIsT., Mel., À, 6,987b

n'essayât « de définir la nature », dès qu'il concevait quelque espoir d’y réussir !. Il entrait chez le peintre Parrhasius, pour lui faire observer que « la fierté, l’orgueil, l'humilité, la modestie, la prudence, la rusticité, la vivacité, la bassesse sont autant de sentiments qui se traduisent sur la physionomie, dans le geste, les poses et les mouvements »*’; chez le statuaire Cliton, pour soutenir une idée analogue et montrer que « la sculpture exprime par les formes toutes les impressions de l’âme à; chez l’armurier Pistias, afin de lui prouver que les plus belles cuirasses ne sont n1 celles que « l’on couvre d'ornements et de dorure », « ni celles qui pressent le corps pour en accuser les formes », maïs « celles qui ne lui font de mal dans aucune attitude » 4. « Nous avons sous les yeux, dit-il dans le Banquet de Xénophon, quelque chose de bien surprenant : c’est cette lampe. Comment se faitil que son éclat soit de nature à répandre de la lumière, tandis que celui du cuivre n’en donne point, bien que les objets environnants s’y reflètent? Pourquoi l'huile, qui est un liquide, augmente-t-elle la flamme, tandis que l’eau, qui est aussi un liquide, éteint le feu 5? » Il lui arriva un jour d'entrer chez l’hétaire Théodote avec ses disciples, et d'engager avec elle une conversation où 1l faisait à la courtisane étonnée la théorie de son art et lui montrait par le menu comment il faut entendre la chasse

1. XeNopx., Mem., IV, 6, 1 : ti Éxaotov Eln Tüv Ovrwv oùdémot” Édrye. 2. 1bid., NI, 10, 1-5.

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