‹ Soeur Anne (volume 4)Chapitre 10 sur 246 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

»core, s'il le peut. Allons trouver » Frédéric. »

Et Dubourg par un mouvement machinal , porte la main à son gousset de montre, pour savoir l'heure; puis il soupire en se disant : « Malheureux !

» tu n'as jamais pu en garder une huit "jours!... Ah! ma pauvre tante!

» si j'avais encore vos cinq cents » francs !...»

Le temps devenait noir; quelquei gouttes de pluie commençaient à tomber. Les fiacres avaient cessé d'interrompre le silence de la nuitj les réverbères ne jetaient plus qu'une lumière faible et vacillante.

« Il doit être bien tard , » dit Dubourg en jetant les yeux autour de lui. « Frédéric demeure dans l'hôtel » de son père , M. le comte de Mon- »treville. Comment oser me présenter » maintenant?... Le comte, son père, ■ est un peu sévère j ce n'est pas un

» père de comédie, dont on fait tout

w ce qu'on veut! On pre'tend, au

» contraire, qu'il exige de son fils la » plus grande obéissance, et que celui-

» ci tremble devant lui Oh! l'on

» m'a sans doute exagéré sa sévérité ; » d'ailleurs il me connaît à peine!... Je » suis allé plusieurs fois à l'hôtel, mais » il m'a vu rarement... Le logement » de Frédéric est dans un autre corps » de logis que celui de M. le comte, «par conséquent avançons... »

EiDubourg, qui était enfin sorti du cercle qu'il parcourait depuis si longtemps,, se dirigeait à grands pas vers la i ue de Provence, dans laquelle était iitué l'hôtel du comte de Montreville.

Plus il approchait de la demeure de Frédéric, moins il conservait d'espoir de le voir avant le lendemain. Devaitil, au milieu delà nuit, mettre tout 1 hôtel sens dessus dessous? En réveillant h> (ils, il réveillait aussi le père ,

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