CHAPITRE VII. 2 1 I
vieilles breloques en fruits et en coquillages d'Amérique.
Les autres hommes sont mis dans ie même goût. Dubourg , étonné de la tournure de tous ces nobles personnages , se dit : « Mais sacrebleu ! si mon » hôtesse ne m'avait pas donné des ren- » seignemens sur la marquise de Ver- » sac, je croirais que je suis chez une » revendeuse à la toilette et avec des » comtes de la rue Vide-Gousset.»
Cependant la conversation ne languit pas. Tout le monde parle, rit, cai»se.
On témoigne au baron Potoski la plus grande considération ; la marquise l'accable de politesse ; la vieille baronne lui propose déjà de venir à sa «erre , la vicomtesse le regarde en souriant , et madame de Grandcourt lui lance des œillades dont l'expression n'est pas équivoque , taudis que les hommes applaudissent à tout ce qu'il dit; Dubourg est sensible à ces égards,
car les hommes les plus habiles ei les plus fins se laissent toujours séduire par ce qui flatte leur amour-propre.
On apporte du punch , des liqueurs , des gâteaux. Toute la société tombe dessus. La vieille baronne boit comme un Suisse , la vicomtesse se bourre de gâteaux , et la langoureuse Grandcourt avale deux verres de punch de suite , en s'écriant qu'il n'est pas assez fort.
Dubourg imite ses voisins ; il prend du punch et fait compliment. a madame de Versac de la gaieté de sa société.
« Oh ! nous sommes sans gène, » répond la marquise ; « entre gens qui se » valent doit- on établir d'ennuyeuses » cérémonies? — Eh bien ! vous avez » raison j j'aime ça , » dit Dubourg que le punch commence à mettre en train, o L'étiquette est un fardeau » qu'il faut déposer à la porte des » gens d'esprit. — Ah ! monsieur do