‹ Soeur Anne (volume 4)Chapitre 109 sur 246 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

« Que voulez-vous? » lui demande brusquement le valet en livrée. « Ce » que je veux? mon chapeau, que ton » chevalier de je ne sais quoi a pris à » la place de son méchant claque... —

» On n'a pas de chapeau à vous ici

» — Comment, drôle, tu oses me dire » cela... — Silence, Monsieur, ne faites » pas tant, de bruit dans la maison, cela » déplaît à madame la marquise. — » Va-t-en au diable avec ta marquise , » qui se laisse pincer le derrière pour » ruiner les gens... Je veux rentrer; je » saurai bien me faire rendre mon » chapeau.... — Vous n'entrerez pas! à n moi, mes amis, voici un monsieur » qui veut faire du bruit, »

Les trois autres hommes accourent.

Ils saisissent Uubourg par \vs épaules ; en vain il se débat, il n'est pas le plus fort. On lui fait ainsi descendre l'escalier. Dubourg crie , les traite de canaille, de fripons aiusi que leurs mai-

très 5 les quatre grands drôles ne lui répondent pas et le poussent jusque dans la rue, en lui refermant sur le nez la porte de la maison.

« Ah ! les misérables , » s'écrie Dubourg en rajustant son habit, que dans la lutte qu'il vient de soutenir, il a manqué perdre aussi, a ah S les gredins

» quelle jolie soirée j'ai faite là!

» ouf!... Ramassons des pierres... cas-

» sons les vitres Mais non , appe-

» Ions.... il passera sans doute quelque » patrouille... »

Il reste un moment dans la rue, indécis sur le parti qu'il prendra. Cependant il est fort tard -, la rue est déserte; en restant là il s'expose à être arrêté luimême ; il réfléchit qu'il est étranger dans cette ville et qu'il s'est donné un litre qui ne lui appartient pas. Tous ces motifs le déterminent à attendre le lendemain pour chercher à obtenir justice de madame la marquise. En attendant,

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