CHAPITRE VIII
naît personne ; cela paraît singulier à Frédéric qui craint que celte première maison ne soit de la façon de son ami. Il se g&rde bien cependant de communiquer ses soupçons à Ménard , et se contente de le prévenir qu'il veut partir Je lendemain. « Monsieur le baron » n'est plus pressé, dit Ménard, il se
• trouve fort bien à Lyon — El ce
«matin il me pressait encore de partir. »•— «Il paraît qne l'invitation qu'il a » reçue a changé ses projets. — M. le » h'iron dira ce ou'il voudra. Nous par- » lirons demain. »
Ménard ne répond rien et va se coucher, trouvant que son élève en agit bien librement avec un homme comme le palatin; et Frédéric en fait autant, quoiqu'un peu inquiet de l'absence de Du bourg.
„i Le lendemain le jeune comte et Ménard sont de bonne heure dans la pièce où ils ont l'habitude de se réunir pour
déjeuner. Mais Dubourg ne paraît pas.
«Ne serah-il pas rentré cette nuit?»
demande Frédéric, a Pardonnez-moi , » Monsieur, n dit un des valets de l'hôtel , ce M. le baron est rentré vers -» les trois heures du matin; il parais- » sait même très-fatigué; il est encore » couché. — Quelle folie de passer la » nuit quand nous devons aujourd'hui » même nous remettre en route ! Mais « où diable a-t-il été ! Allez donc l'a- » vertir que nous l'attendons. «
Le temps se passe. Le valet revient annoncer que M. le baron est malade et ne peut pas se lever.
« Le coquin se sera grisé hier , " se dit Frédéric , et, suivi de Ménard, qui a commencé par se frotter les tempes et le nez avec du vinaigre , de crainte d'attraper le mauvais air, il se rend dans la chambre de Dubourg.
Ce dernier est couché; il a enfoncé son bonnet de colon sur ses yeux , il a