‹ Soeur Anne (volume 4)Chapitre 115 sur 246 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

» ne me reste rien que ce que

» vous avez sur vous.... Us m'ont pris » jusqu'à mon superbe chapeau , dont » la ganse valait soixante francs !

» Quel événement! et qu'allons-nous » faire ? » dit Ménard , qui est de'solé en songeant qu'après avoir vécu en seigneurs , ils vont se trouver re'duits aux expédiens.

Frédéric ne dit rien; il suspecte le récit de Dubourg. Celui-ci, qui s'en aperçoit , veut tâcher de le persuader , en s'écriant à chaque minute : a Quelle » fatalité!... être attaqué ,. . .. volé ! . . . » Ces choses-là sont faites pour moi....

» En effet, monsieur le baron, il pa- » raît que vous n'êtes pas heureux , » dit Ménard, qui se souvient du vol de la berline, a Et chez qui avez-vous passé » la soirée ? » dit Frédéric.

» Chez madame la marquise de Ver- » sac... — Chez madame de Yersac?...

» C'est bien singulier, je l'ai vue hier à

2j/|. SCEUR ANNE.

5) sa maison de campagne. — Tu l'as »vue! — comment.... est-ce que tu la » connais?» s'écrie Dubourg d'une voix qui n'est plus celle d'un malade.

a Madame de Versac.est venue quel- » quefois chez mon père, lors de son » séjour à Paris, l'année dernière. Pen- » dant la belle saison elle habite sa » maison de campagne. Hier je l'ai vue, » te dis je, elle m'a fait d'aimables re- » proches sur ce que je ne passais n pas quelque temps à sa campagne , » et , certes , elle n'est point revenue à » la ville .. — Ah ! mon Dieu ! Qu'est-

» ce que tu me dis là Quel âge a

» cette marquise? — Vingt-huit ans au » plus, sa demeure, ici, est sur la place » Bellecour. — Ah ! mille cigares! c'é- » tait une marquise de contrebande...

» Triple sot ! et je ne m'en suis pas

» aperçu ! »

Dubourg se lève, il saute sur son lit, il se roule sur sa couverture, il arrache

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