CHAPITRE I
mestique de Frédéric, et se hâte de l'arrêter.
a Où est ton maître, Germain? — » Ah ! c'est vous, Monsieur,» dit le valet, qui reconnaît Dubourg qu'il voit venir souvent chez son jeune maître.
« Est-ce que vous venez au bal ? ... — » Non , non , je n'ai pas envie de dan- » ser. Où est ton maître , te dis-je ? — » Oh ! M. Frédéric dause .... Il y a de » jolies femmes là-haut... et vous savez » qu'il est amateur. — Diable! j'aurais » bien voulu lui parler : j'ai quelque » chose de fort important à lui dire.... » et pourtant je ne voudrais pas le dé- » ranger.... ni entrer dans le salon.... » je ne suis pas en toilette... — Ecou- » tez , Monsieur, si vous le désirez, je » vais vous conduire à l'appartement » de M. Frédéric; vous y attendre/ » tranquillement qu'il rentre se cou- » cher. — Tu as une idée délicieuse.
» Germain; conduis- moi vite à l'ap- » parlement de Frédéric. »
Germain prend une bougie et conduit Dubourg, qui est enchanté it'af'oir trouvé un endroit pour finir sa nuit.
Le valet, qui a vu son maître te'moigner à Dubourg beaucoup d'amitié, est certain qu'il ne blâmera pas ce qu'il fait.
On arrive à l'appartement du jeune homme , qui est assez éloigné de la salle de bal pour que la musique s'y tasse à peine entendre. « Voulez-vous que je » prévienne mon maître, » dit le valet en laissant sa bougie sur une table. « — Non , ce n'est pas la peine , dit » Dubourg, je vais lire en l'attendant. » Oh ! maintenant je ne suis plus pressé; » laisse-le danser tant qu'il voudra. »
Germain s'éloigne et laisse Dubourg seul. Alors celui-ci s'étend dans une vaste bergère, en jetant loin de lui le livre qu'il a pris.
«Au diable la lecture, »* dit-il en