CHAPITRE I
» moi pour avoir le droit de parler «ainsi? Répondez donc, Messieurs.
> — La voix partait de la cour, » dit un jeune homme placé près de la croisée. « De la conr ! de la cour!
» Est-ce que ces marauds de laquais » se permettraient de nous regarder et » de dire quelque chose?... »
Et le vieux monsieur, poudré à blanc, se lève et regarde dans la cour; Dubourg se jette à bas de la voiture ; et le mouvement que cela donne au carrosse réveillant les chevaux, ils battent \o. pavé et veulent prendre le galop. Les cochers, endormis, se frottent les yeux , croyant que le bal est fini ; ceux qui causaient accourent et montent sur leurs sièges; et ceux de la rue, voyant le mouvement qui a lieu dans la cour de l'hôtel , s'empressent d'en faire auiant; tandis que le cocher et les îieitluques de la voiture à laquelle Duhourg vient de donner l'élan, lâchent
de retenir les chevaux qui veulent quitter leur raug.
Pendant ce temps, Dubourg s'est faufile' le long de la maison, en se disant : «< 11 faudra donc toujours que » je fasse des sottises! Voilà une tren- » tainc de cochers et autant de laquais 3) en mouvement, et voilà des chevaux » qui ont manqué m 'écraser, parce que » j'ai voulu donner un conseil à ce » vieux monsieur qui ne sait pas » jouer , et qui va aux cartes quand » il doit faire la vole. C'est fini ! je » ne me mêlerai plus des affaires des n autres. »
Tout en se glissant le long des muii,
.Dubourg était arrivé devant une salle
basse, dont un valet sortait pour s'iu-<
former de la cause du bruit que Ton
faisait dans la cour.
Le valet se trouve vis-à-vis de Dubourg <jui le reconnaît pour le du-