CHAPITRE VII. l
» — Des guirlandes de fleurs. — Mon » collier de perles. — Et "des coups de » fusils!....»
L'hôte a fait son mémoire de manière que c'est justement cinq cents francs qui lui reviennent , et qu'il n'a rien à rendre à M. le baron. Un autre que Dubourg trouverait que c'est un peu cher de demander cent écus parce qu'on a couronné trois ou quatre mauvais chevaux , qui ne pouvaient plus tirer la charrue , mais celui-ci ne s'amuse point à examiner les mémoires.
Il se contente de demander à l'aubergiste uu joli tilbury, pour le lendemain , et deux de ses gens qui représenteront sa suite.
Dubourg fait ensuite le compte de ses fonds. II se trouve possesseur de quatre mille cinq cents francs ; c'est plus qu'il n'en faut pour en gagner dix fois autant. Il espère bien que les maîtres de forges lui rendront ce que le
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chevalier et le comte à manchettes lui ont escamoté.
Le lendemain , vers midi , Dubourg et Ménard se disposent à se rendre à AUevard ^ où ils comptent arriver pour le dîner. Comme l'aubergiste n'a pas trouvé de tilbury dans la ville , il faut que ces messieurs se contentent d'un char-à-banc jaune à deux banquettes. Sur la première se placent Dubourg et Ménard, et sur la seconde on fait asseoir deux petits marmitons affublés de vestes et de pantalons pris à diverses personnes, et coiffés de vieilles casquettes de chasse qui leur tombent jusque sur le nez, , ce qui leur donne l'air tout-à-fait étranger. Dubourg leur a expressément recommandé de feindre de ne point entendre le français , et de ne s'expliquer que par signes , afin de passer pour deux petits Polonais, et les deux jockeys ont promis d'obéir.