‹ Soeur Anne (volume 4)Chapitre 202 sur 246 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

On part : Dubourg conduit la voiture ; mais quoiqu'il ait demandé à l'aubergiste, ses deux meilleurs chevaux , il ne peut parvenir à leur taire prendre le galop. Il faut se contenter d'un trot très-modéré , ce qui retardera leur arrivée ; iMénard craint qu'on ne dîne sans eux , et Dubourg est désolé de ne pas pouvoir entrer chez M. de Chambertin , comme un vélocifère.

Il est cinq heures et demie lorsqu'on aperçoit le viilage d'AUevard. Dubourg sue sang et eau après ses chevaux...

on approche enfin de la maison de M. Chambertin , devant laquelle il y a beaucoup de monde réuni. Dubourg dit à Ménard : « Piquez-les avec votre » canne, que nous entrions au moins » au graud trot. » Comme Ménard alonge le bras pour piquer les coursiers, on en i end un brouhaha de cris : a Les voilà ! les voilà!....» quatre coups de fusil parlent l'un après l'autre ,

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puis deux violons et une clarinette exécutent l'ouverture de la Caravane ; et les deux rosses, effrayées parles coups de fusil et la musique , s'omporiem et entraînent le char-à-banc sur une montagne qui est sur la droite de la route, au lien de suivre celle de la maison.

Duhourg criedeloin : «C'est charmant, c'est délicieux!... » Ménard qui a peur de verser lui dit : « Prenez garde , M. le » baron , nos chevaux s'emportent , »

et M. Chambertin qui voulait faire illuminer à deux heures, dit à sa société: «Voyez comme leharou, mon » ami, conduit sa voiture avec adresse... » il gravit exprès la montagne , pour » nous donner un échantillon de son » talent. »

Cepeudant, en redescendant la montagne , les chevaux vont encore plus vite, et à chaque instant la frêle voiture manque de verser en passant sur lies pierres ou en s'enfonçant dans des

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