‹ Soeur Anne (volume 4)Chapitre 208 sur 246 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

» nez garde... voilà le bouquet qui va » partir!.... »

Le bouquet part en effet : on applaudit , on crie bravo ; la société revient enchantée, et madame Chambertin sort du kiosque avec M. le baron. «Le bou- » quet était fameux, » dit M. Chambertin en se frottant les mains. «J'en » suis encore toute étourdie, » répond madame , d'une voix émue. « Il est » digne du seigneur de cet endroit, »

dit Dubourg. « Ma foi , » répond M. Chambertin, « je crois en effet que » je le suis à peu près. — Vous l'êtes » tout-à-fait , mon cher ami, c'est moi » qui vous le certifie. — Quand un » homme comme vous me l'assure, » M. le baron , je ne dois plus en » douter. »

Mais il est plus d'onze heures , et à la campagne c'est une heure indue. Tous ceux qui demeurent dans les environs montent en voilure; les personnes qui

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logent dans le village font allumer des lanternes, que portent leurs. domestiques, on prend congé de M. et de madame Ghambertiu, en leur faisant compliment de la beauté de la fête ; on salue respectueusement M. le baron , et chacun s'en va chez soi. Alors M. Chambertin , qui pense que son iliustre ami a besoin de repos, et s'aperçoit que le savant Ménard s'est endormi dans un coin du salon , ordonne à ses gens de conduire ces messieurs chacun dans leur appartement.

On a préparc le plus beau logement du premier pour le jeune seigneur , tt une jolie chambre du second pour le savant, qui, s'il n'était que cela , pourrait bien être relégué au grenier , mais auquel on prodigue beaucoup d'égards, pirce qu'il est le compagnon, du baron.

Chacun s'est retiré chez soi, M. Mt;ftard ronfle déjà comme un bienheureux , ce qui veut dire que les bienheu •

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