CHAPITRE VII. l
répond : « Je n'en sais rien , allons tou- » jours. »
Ils se trouvent bientôt devant un petit kiosque, qui n'est pas éclairé et n'a qu'une fenêtre, un peu plus élevée qu'un rez-de-chaussée. Dubonrg ouvre la porte du kiosque cl y pousse madame Chambertin, avec laquelle il entre en ayant soin de fermer la porte sur lui.
Cependant, M. Chambertin, qui donne un feu d'artifice exprès pour son ami Je baron, le cherche des yeux à la lueur d'une flamme du Bengale ; ne l'apercevant pas, il court de tous côtés en criant: a Venez donc, M. le baron, » venez donc, de grâce!.., il y a déjà » deux artichauts de partis, on met le » feu au premier transparent,!...»
Dubourg, qui probablement ne s'occupait pas alors du transparent, entend la voix de M. Chambertin, et lui crie du fond du kiosque: a Je suis ici...
l6B SOEUR ANNE.
» je suis très -bien, ue vous occupez «pas de moi; madame votre épouse » a la complaisance de m'expliquer le » feu. — Eh ! mais, je ne vous vois pas » à la fenêtre... — C'est que madame » craint les baguettes, mais nous » voyons fort bien. — Ah ! tant mieux, * je suis enchante que vous soyez bien » placé, » dit M. Chambertiiij en se mettant sous la fenêtre. « C'est moi » qui ai ordonné la composition du » feu; avez-vous vu Je soleil? — Non , » mais je l'ai senti , il ressemblait un » peu à la lune. — Regardez ces fu- » sées.,.. et ces petits serpens.... quel » mouvement continuel... ça fait très- » bien, n'est-ce pas? — Ça fait supe- » rieurement! .... — Ma femme, cx- » pliqne donc le transparent à M. le » baron. — Oh ! M. le baron saisit » tout avec une rare facilité, » dit madame Chambertin d'une voix que la fumée avait beaucoup affaiblie. « Pre-