CHAPITRE III
» qui comprenne mes douleurs, qui » plaigne mes lourmens !.... — Est-ce » que tu as aussi parié du mauvais » côté ? — La perfide ! la volage !... — » Mon ami , la fortune est femme !.... » c'est tout dire... — Oui... oh! femme » bien cruelle I... Si tu savais ce qu'elle » a osé dire de moi ! . .. — Comment , » la fortune t'a parlé ? — Je ne suis » qu'un sot ! ... Oui , en effet , elle a «raison; j'étais un sot de l'aimer!...
» mais c'est fini !... oh! pour jamais !... » Elle croit d'un mot, d'un sourire » me ramener à ses pieds... ni'enchaî- » ner encore... Oh! non , je ne serai » plus sa dupe ! je la connais mainte- » nant !... »
Dubourg se frotte les yeux et regarde Frédéric qui , d'un air désespéré, se promène à grands pas dans la rhambre , tantôt s'arrêtaut pour se frapper le front , tantôt laissant échapper un sourire amer.
« Mon ami , de qui diable me parles- » tu ?... — Eli ! de madame Démange; » de cette femme dont le cœur est » aussi faux que la figure est jolie ; » de cette coquette que j'adorais de- » puis deux mois, et dont je croyais » être aimé. Eh bien ! mon cher Du- » bourg.... elle se moquait de moi. — » Et cela t'e'tonne ? Ah ! mon pauvre » Frédéric! que tues jeune encore !..— » Elle m'avait fait accroire qu'elle ré- » pondait à mon amour... et ce soir... » uu nouveau venu... un colonel ni'en- » lève son cœur, et cela sans se don- » ner beaucoup de peine ! . . . J'avais » envie de provoquer , de tuer ce co- » lonel... — Cela aurait-il rendu ta » madame Démange moins volage? — » Non , sans doute, c'est ce que je » me suis dit !... — En lui faisant la » cour il a fait ce que tout autre eût » fait à sa place. Ce n"\;st pas à lui » que tu peux en vouloir ; au con-