CHAPITRE III
» traire , tu lui devrais plutôt de la » reconnaissance , car il t'a appris à » connaître une femme qui se moquait » de toi.
» — Je crois que tu as raison , » dit Frédéric en s'asseyant tristement dans un fauteuil, tandis que Dubourg, entièrement réveillé, croit convenable de faire un sermon à son ami.
« Écoute, mon cher Frédéric , je » suis plus vieux que toi; j'ai beaucoup » vu le monde et j'ai de l'expérience , » quoique je fasse encore souvent des » folies. Or, je te dirai que tu as une » malheureuse tendance au sentiment » et aux passions romanesques , qui te » jouera quelque mauvais tour. Tu » veux absolument être aimé, adoré!...
» Que diable ! tu veux donc passer ta » vie à soupirer !... Est-ce ainsi qu'un » jeune homme doit faire l'amour! Ce » n'est pas qu'au fond , tu sois plus » constant qu'un autre, car voilà, de-
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» puis près d'un an que je te connais , » ta septième passion malheureuse. Le » grand mal , c'est que tes sept passions » t'ont quitté les premières , et tu » devais, au contraire , leur donner » l'exemple. Enfin , tu t'es toujours » consolé, tu le consoleras encore de » celle-ci, je te le promets ; mais, mon » ami, je t'en prie , ne t'aifecte plus » sérieusement pour ce qui ne devrait » être qu'une folie de jeunesse. Il faut » du sentiment pour plaire à ces dames, » mais il n'en faut pas trop parce que.. » vois-tu, l'excès du sentiment.... tue » le sentiment ; et ce que je te dis là » est fort raisonnable j je suis sûr que » ton père, le comte, m'approuverait » s'il était là, et qu'il serait enchanté » de voir que tu as un ami qui ne te » donne que de bons conseils !... et qui n t'en donnerait bien d'autres!... s'il » n'avait pas perdu cette nuit les cinq