‹ Soeur Anne (volume 4)Chapitre 41 sur 246 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

» gent ? M. Ménard me le fera sa- » voir. »

Frédéric promet à son père d'être sage, mais il vient d'écrire à Dubourg pour l'informer qu'il partira le lendemain matin et prendra la route de Lyon .

Les préparatifs d'un jeune homme sont bientôt terminés. Ceux de M. Ménard sont un peu plus longs : en homme prévoyant, il ne monterait pas en voiture sans avoir placé dans le coffre un pâté de Lesage, et dans sa poche une petite bouteille de Madère.

Enfin tout est terminé : Frédéric est enchanté de partir, de s'éloigner de Paris et surtout de madame Dernange.

Le pauvre garçon croit qu'elle ie regrettera et que son départ va la désoler!... Quand il aura voyagé quelque temps il perdra toutes ces chimères.

Mais la voiture les attend. Le postillon est en selle. Frédéric a pressé

ÔO SOEUR ANNE.

contre son cœur la main de son père; M. Ménard a salué six fois le comte, et n'est monté dans !a chaise qu'à reculons, afin d'avoir l'honneur de le saluer encore ; Frédéric se jette dans le fond de la voilure, le postillon fait claquer son fouet, et les voilà en route pour l'Italie.

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