CHAPITRE VII
sa«u usage de sou lorgnon , car "M. Ménard parle très-haut, surtout lorsqu'il s'aperçoit qu'on le remarque, et il ne manque pas alors, en s'adressant à son compagnon, d'appuyer sur : M. le baron Fotoski, M. le palatin; il va quelquefois jusqu'à monseigneur de Rava et de Sandomir.
Depuis huit jours ils habitent Lyon.
Frédéric ne se lasse poini de visiter les délicieux environs de celle ville ; mais Dubourg commence à se lasser de se faire voir dans toutes les promenades, le bras appuyé sur celui de Méuard. Us ont visité tous les endroits publics , tous les spectacles, tous les cafés; partout Dubourg a fait le seigneur et Ménard le compère, sans s'en douter ; car le pauvre précepteur est de la meilleure foi, et se trouve fort honoré de se promener ainsi avec le noble ami de son élève, qui sait lui faire à propos quelque ttilaiion et l'étourdit du récit de ses
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voyages dans les quatre parties du monde.
Depuis quelques jours Dubourg presse Frédéric de quitter Lyon , et celui-ci remet sans cesse leur départ au lendemain , lorsqu'un matin DuLourg reçoit une lettre qui lui oie' toute envie de partir.
Celle lettre est adressée à M. le baron Potoski , seigneur polonais. Dubourg relit deux fois la suscription. Qui peut lui écrire... lui donner ce nom !.. Il demande à son hôtesse qui a apporté cette lettre, t/est, lui dit-on, un domestique à livrée qui a bien recommandé qu'on la remît à M. le baron lui-même.
Dubourg se hâiede rompre le cachet et lit le billet suivant, t M. le barou » Potoski est invité à venir passer la » soirée chez madame la marquise de » Versac , qui sera charmée de possé- » der quelquefois le noble étranger