C£ LIMER
Ah 1 demandez le pourquoi de l'amour 1 J'aime ou je hais, voilà tout, cependant je vois un pourquoi. Mener an grand brait est singulier, je songe au style au lieu de Bongèr à l'idée.
l'auteur
Mais La Fontaine l'adil.
Que vou lez- vous, cher ami? vous me demandez si j'aime, je vous réponds je n'aime pas. Imprimez, alleï dîner chez M. X... et vous aurez un succès fou.
UNE FEUMG
Ah I bonjour, monsieur Gélimer.
[Gêlimer s'éloigne avec elle.) l'auteur Le sot ! Et tout cela parce que son volume de voyages plein de billevesées a eu du succès parmi les femmes.
UN JOURNALISTE, à lautew\ Que nous osions le mettre en plaisanterie et dans deux mois « Le voyage en Allemagne » est tombé. l'auteur, vivement f le regardant en face.
Oseriez- vous ?
LE JOURNALISTE, piqué.
Comment si j'oserais! Je suis Français.
l'auteur, lui serrant la main.
Hé bien ! demain matin, je vous donne un article, il sera salé, celui-là. D'abord un de mes amis qui arrive d'Allemagne m'a dit qu'il n'y a rien vu de tout ce que dit Gélimer, ce volume n'est qu'un recueil de folies, etc., etc.
LE journaliste, fiqué.
Je ne l'ai pas lu, car il n'a pas daigné l'envoyer & nous autres, petits journaux.
l'auteur C'est un insolent. {Il s'éloigne en parlant.)
le maréchal C'est un petit fat ! Il se donne des airs de négliger mes soirées, je lui donnais à dîner dans un temps où il n'était pas fâché de trouver son couvert mis.
UNE femme Ah ! monsieur le Maréchal ! Quelle calomnie ! son père mort quand il avait douze ans lui a laissé 20.000 francs de rente.
LE MAREQHAL
Fort écornés^ maintenant... encore deux ou trois
ans et nous verrons ce petit monsieur solliciter une place, lui qui est si fier de ne pas manger au budget ^ car il est d'une insolence...