‹ Soirées perduesChapitre 87 sur 116 · MÉLIE · texte numérisé non relu

MÉLIE

d'un' façon charmante ; la toile tombechastement; à la cantonade, bruit de cuvetï

Au deux, le chevalier Lugné-Poë du Passé ap-

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paraît : enlacements, lyrisme toc, plagiats de Tristan. A voir son ex à la clarté maudite du jour — der kecke Tag\ — il la déclare fanochée ; ses lèvres, il leur trouve comme un goût.

On dirait qu'elles ont appris De? sourires tout autres que ceux que jadis Notre amour y avait mis ; M;iis en revoyant l'infidèle Mon cœur n'a plus senti d'émoi, Et Musette, qui n'est plus elle, A dit que je n'étais plus moi.

Finissons : départ des quatre Floramyes, qui cassent un peu de sucre sur la tête de leur patronne.

Elle a livré son cœur de folle Au- uses hyperboles.

Départ des trois pontes mélancoliques — omne animal past zizipanpan triste ; — départ de la Courtisane qui fuit seule, repentante, vers l'inconnu, vers l'absolu. Je parie cent sous que l'an prochain, cette pécheresse sera rédimée par quelque Parfisal à la coule.

Mon opinion..., mais n'oublions pas que nous sons invib

A quand le souper de centième ?

• P.-S . — Après la représentation du Chevalier du Passe, les personnes que la littérature de M. Kdouard Dujardin incommode, devront ab- Borber sans retard six tasses de Thé Chambard (exiger la véritable marque) et se faire poser douze sangsues derrière chacune de leurs apophyses mastoïdes. Ça suffira peut-être.

27 JUIN. — L'antépénultième pièce représentée

à YAntonius-Theater a réussi. Il y avait docquois.

Mélie, blanchisseuse bellevilloise — toutes les

qualités de l'empois — va convoler en justes noces (et festin 'au Lac Saint-Fargeau, 3 francs partête)avec François, terrassier d'attaque, mais portant le monocle avec moins d'aisance, avouonsque le prince ce Sagan. L'aime-t-elle ? Non. C'qu'il lui husse la peau fraîche! « Alors, réponse oas ». conseille Zulma, ex-camarade d'atelier, qui assç de faire des repassages et de couler le linge, fait les passages et est à la coule. Fervente deMalthus : « Pour sûr, Mélie, que t'auras des ribambelles de salés ; quoi qu'ils brileront, les pauv' gosses? » Thème qu'elle amplifie avec une verve ambiguë et comique, la prévoyante Zulma, sachant qu'il est malaisé de boufar à sa faim. Vl'à Mélie à cran. Elle renaude. Et juste, s'amène Zidore, son frangin, avec un vanne rupin : D' mandez l'assassinat de cinq enfants par leur ?ncrc dans le besoin. A table François épelle l'effroyable et banal Drame de la misère. Frémissante, Mélie court à la porte. Le père effrayé crie:«Quèqu'tu fous ? — J'fous le camp, » répond, du tac au trac (ut ait d'Axa, esquire), la Fiancée du Terrassier. Et, dans la foule indifférente, elle plongea froide et mourante. Le terrassier était fumé.

Dans Mélie, très justement acclamée, je ci ois que M. Georges Docquois abuse de l'argot. Les souteneurs le parlent, et nous; l'ouvrier, pe-u.

Sombre drame subjectif de MM. Couturier et J. Pcrrin, les Fenêtres. Antoine traduit puissamment les remords d'un assassin acquitté, que sa femme et sa fille après avoir extorqué l'aveu à ses angoisses du névropathe, plaquent délibérément. Ecriture sobre et poignante. Adresse infinie. Mais je n'aime guère le vitrier, qui remplace les carreaux cassés par la populace avec des sentences désireuses de paraître shakespeariennes, et seulement maeterlinckoeasses. Ce qu'un grammairien appellerait l'imparfait du subjectif.

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