RABELAIS
ouvertes sur le côté, infiniment troublantes; ces messieurs, des casques en toc, infiniment cocasses. Mais comment se fait-il qu'aucune Athénienne n'ait songé à se déguiser en chatte... agora. Bien qu'on s'amuse terme, on ne joue pas aux cartes, ce qui est au moins singulier dans une assemblée où se trouvent tant de grecs.
Je ne connais que de vue M. Just Lecocq, c'est un débutant de belle encolure. « Il a fort bonne mine, à ce qu'il m'a semblé. » En revanche, son collaborateur Bertal — ne pas confondre avec le trop fécond caricaturiste — ne compte que des amis dans la presse. C'est pourquoi je souhaite de grand cœur que son opérette réussisse et qu'il ne lui arrive pas de rester en plan, comme le Baccanal de Panama.
Mais qu'elle est longue, prétentieuse et banale l'hervéique partition ! L'académicien qui l'a si- ;née devrait bien s'occuper de son Soleil au lieu l'écrire des musiques Comme-la-Lune !
25 OCTOBRE. — Four, au Xouveau-Théatre : le Rabelais de Méténier de la Forêt, resté loin Dubut. Puisque insoucieux de l'histoire, ce couple, si littéraire ! adoptait la légende du Rabelais joyeux, friand de beuveries, fécond en propos torcheculatifs, il urgeait de ne point prêter au gigantesque <s (îaudisseur » propos de Gaudissart.
Leur Curé de Meudon grisaille, aussi morne que notre époilant Emile-la-Grilladc converti, graine de coupolard, (qui impose au Gil Blas sous menace de porter ailleurs Lourdes, Bruneau, grinceur d'accords damnables pimentant le Rêve paradisiaque), Zola rival de Lasserre, — le Curé de Medan.
26 OCTOBRE. — M. Pierre Wolff réussit le néolyaudeville, produit incestueux de la carpe-Labiche et du lapin-Becque, aussi désagréablement superficiel, aussi ridicule d peu cohérent que les
chefs-d'œuvre ciselés par lés maîtres du genre, mais où les armoires reeéleuses d'amants surpris sont remplacées par les mots amers ; au lieu de procéder de Lambert-Thiboust, les fantoches de Celles qu'on respecte semblent issus de Gavarni, tournant, d'ailleurs, dans le même cirque. — « Montagnes Pyrénées, vous êtes mes amours ! » chantonnait Veber, orgueil de la Revue blanche.
D'ailleurs, c'est un vrai jeune, malgré sa pré- Cocecalvitie d'apparence diplomatique ; une indiscrète artiste du (jymnase m'apprend que, pendant les répétitions de sa pochade naturaliste, il passait son temps à s'arracher poil à poil les moustaches. De plus, il est neveu d'Albert Wolff. A présent, vous le connaissez comme si vous l'aviez fait.
En cette blague à prétentions pessimistes, amusante au demeurant, deux femmes du monde et une cocotte. Total, trois catins. Contre ce trio de coriaces, le seul Henri de Bressac. Que vouliezvous qu'il fît contre trois? Qu'il les... Précisément, il s'en acquitte de son mieux, mais à ce jeu les plus solides tempéraments se lassent vite, — dit-on. Aussi, lâche-t-il la femme de son ami Demareuil, pour chauffer une petite veuve qu'il plaquera bientôtà dessein de renouer avec une : grue collante, oh ! mais là, collante comme du pied de cochon.
La veuve en question ressemble à une fleur ] (Depoix).
Elle a de beaux yeux noirs, cette Suzanne, etl j'aimerais assez la voir au bain, d'autant plus que ce passe-temps ne présente plus, aujourd'hui, de graves dangers, la race des Daniel ayant disparu, heureusement pour les voyeurs. Sa toilette est monochrome : toque violette, jupe violette, jarretières violettes (je n'en sais rien, mais on me l'a confié). On dirait un petit évêque, et, s'il était jamais besoin d'un coadjuteur...
Quand à Mme Demareuil, si elle pêche, c'est que son mari a le grave défaut d'abuser du bicycle,