LK GRAPPIN
sans fracas, avec la Marie S tu art de MM. Samson et Cressonnois.
Chelles est très bien, avec ses bottes (Both, well !) M. Berton iils, déjà remarqué dans une
panne du Prince d'Aurec, est plus remarqué encore dans le personnage de Douglas. Je n'hésite pas à prédire à ce jeune homme qu'il sera de plus en plus remarqué, jusqu'au jour où il sera tout à fait marqué.
Mmo Laurent-Ruault n'a eu, cette année, qu'un <>nd prix au Conservatoire, heureusement pour nous ; honorée d'une plus haute récompense, le Théâtre-Français se l'attachait — avec des saucisses — et nous n'aurions pas eu le plaisir de l'applaudir dans Marie Stuart.
t ne mention spéciale à Mmo Béranger, dont — son nom l'indique — le talent fait loi.
Entendu à la sortie : Si Maristoire vous embête, nous allons la, la...
3 NOVEMBRE. — Le protagoniste du Grappin se nomme Privas ; les gens forts en géographie en ont inféré qu'il devait être pauvre, Privas se trouvant dans la (r) dèche. Je n'insiste pas.
l'n vv grappin », c'est une femme collante, c'est une sangsue, c'est le crampon auteur de tous les maux dont souffre le pauvre diable assez nigaud pour avoir commis un tel mariage. C'est le grappin qui a commencé!
Si encore cette batifoleuse avait un grain de poésie, un atome d'intelligence, une étincelle d'esprit; mais non.
Klle est — et rien déplu? — la superbe maîtr Qui dévoile au soleil sa hanche et Bes seina nus, l.t lement bo banale can
Aux voyageurs d'un jour, aux passants inconnus.
Dûment épousée, elle a gardé avec le béta qui
l'a conduite à l'autel les manières qu'elle affichait
c ies noctambules qui la conduisaient à l'hôtel.
Elle piaille, elle introduit au domicile conjugal
des péripatéticiennes nocturnes, elle... enfin, il faut tout le talent de Salandri pour imposer ces inquiétantes outrances. Aux amateurs de naturalisme, je recommande surtout certain maqu...ignon qui arrive, qui arrive, à toutes nageoires, offrir à l'infortuné mari de la donzelle des photographies, hum! Je ne les ai pas vues, mais elles ne doivent pas représenter Léon XIII coiffé de la tiare.
Un abonné m'a écrit pour me demander le signalement de Salandri. râle et brun, madame, le teint mat, les yeux aigus, la bouche moqueuse; je ne vous en dis pas davantage. Ayez les pieds chauds, la tête froide et le Théâtre libre.
4 novembre. — Tandis qu'aux Bouffes Miss Helyett, de Boucheron, musique d'Audran, chantée par M11" Biana Duhamel, était remplacée par Sainte Freya, de Boucheron, musique d'Audran, chantée par MUe Biana Duhamel, le Nouveau Cirque ouvrait ses portes ; j'ajoute que ces huis étaient à peine suffisants pour laisser passer la foule compacte qui s'engouffrait dans l'immeuble sis 251, rue Saint-Honoré : princes de la critique, beaux éphèbes toujours à la mode, étincelantes décorsetées du quartier Marbeuf .
Gros succès pour les Japonais équilibristes ; le plus robuste, qui ressemble audacieusement à Caran d'Ache, se pose une échelle sur la plante des pieds, ses camarades se posent sur l'échelle, et voilà.
Les trois Rexford, c'est trois Américains, gros, roses, bien lavés, frétillants, qui montent les uns sur les autres. Du reste, ils seraient d'une autre nationalité que ça ne les empêcherait pas d'en faire autant.
On applaudit les chiens clowns, dressés par M. Didié (Didié de quoi? Didié de rien), et aussi trois ours sans doute échappés des cartons de M. Bergerat. — Le premier marche sur des bouteilles, le deuxième se balance sur une escarpo-