‹ SolidaritéChapitre 19 sur 28 · Vol extérieur. Composite. Orangé. Logarithmique, la · texte numérisé non relu

Vol extérieur. Composite. Orangé. Logarithmique, la

(i) Ks YHiraiiini. UniTéisiiB. Bunc. GtcloTde. ut H.

i Liberté. Favoritisme. Wùir. Epicycloîde. B tet.

Les droits naturels sont ceux dont jouît le sauvage dans son état de liberté brute. Le sauvage perd quand

,jx Y Signe de pivot direct.

k Signe de pivot iuTerse.

ff

2$0 SECotmE FAmtiE. ch. nu.

il entre dans la société milisée qui ne lut offre pas Féquivalent de oes droits. C'est donc avec raison qu'il refuse la ciyilbation ^ mais il acceptera avec bonheur rharmonie.

Fourier n'a pas expliqué toutes les parties de ce tableau. Nous essaierons de dire quelques mots ^ courbes du secood degré, pour montrer comment des lignes peuvent représenter des passions.

Vamitié et Vamour qui agissent dans une sphère circonscrite, qui se préoccupent exclusivement de la génération présente, d'un nombre limité d'individus ^ sont représentés par le cercle ei Y ellipse^ courbes finies,, fermées, embrassant un espace nettement circonscrit.

La parabole et V hyperbole ^ au contraire, sont des courbes qui ne se terminent pas, qui s'allongent indéfiniment , comme le familisme qui songe aux arriéreneveux , comme VambUion qui rêve la postérité.

Dans te groupe à' amitié régnent l'égalité et la confusion de rangs. Dans le cercle tous les rayons sont identiques , tous partent du centre et se réfléchissent au centre.

V ellipse présente deux foyers. Tout ce qui part de l'un se réfléchit à l'autre , image exacte de ce qui se passe entre deux cœurs unis par Vamour. Si le plan de l'ellipse s'incline de plus en plus sur une des arêtes du cône , un des foyers s'éloigne et va se perdre à l'infini. Alors l'ellipse n'est plus, la courbe est une para-

AHAIiOGIE PNlTliRSBLifi* dSl

hok. G'«st ^iDgi que Tamoùr dégénère îo^ensiblemeDt et conduit au fumiUsme ;. e'e^ ainsi que l'affeetion , qui rayonnait sur un seul ^re, tend à s^élargir, à en embrasser {)liisieurs, à s'étendre jusqu'à l'infini dans le teiii)>s, eommé les rayons de la parabole qui vont chercher le second foyer à l'infini dans l'espace.

Le rayon parti du foyer de Vhyftrbolç remonte en s'éloignant de l'a^e ^ après avoir été réfléchi sur la courbe \ il remonte d'autant plus qu'il a atteint déjà , du premier jet, un point plus élevé» C'est ainsi que VêmdÀti^ux tend toujours è dépasssr le point où il est parvenu^ et que ses désirs se grossissent de tous ses succès précédents.

Vkyperiok^ comme VeUif^ y a pour limite la />«-ràhoh^ parce que Yamhiiixm, comme Ytimpt^^ conduit au fomiUime^ L'ambitieux , quand il n'a plus rien à espérer pour luinuéme , songe à ses des(Èendanls , à sa maison , à son nom qu'il veut transmeiu-e mx âges futurs*

De» oonsidérattons d'un autre ordre viennent à l'ap^ ptti du principe d'aniicgie universelle, principe qui permet d'expliquer un fait absolument inconciliable , sans son aide , avec la pensée d'un Dieu sa^ et prévoyant, la présence, sur un globe ^ d'aninaaux, vé^ gétaux et miàéraux mutiles ou nuisibles, d'espèces en hostilité avec l'homme , avec le gérants

252 SEGONBE Pl&TlE. GH. TIU.

Aux époques de subversion, les passions humaines produisent de mauvais efiets. L'analogie, miroir fidèle, doit représenter ces mauvais effets, aussi bien que les bons, dans tous les r^nes de la nature. Si la calomnie souille de son venin toutes les relations civilisées , la nature en peint les effets variés dans la famiUe des vipères, famille hideuse, bien qu'elle se présente, comme la calomnie, sous une peau brillante et artistement nuancée. Si nos routes sont infestées de lâches brigands, nos forêts sont peuplées de loups, leur parfaite image. Et remarquons que la civilisation, qui fmrvienC à se délivrer en partie de la violence brutale, sait aussi purger les contrées qu'elle occupe de la plupart des animaux féroces, emblèmes de brutalité ^ mais die ne sait pas se préserver des emblèmes des vices qui la souillent^ de vils insectes, de méprisables chemlles ont borné sa puissance et prélèvent chaque année un riche tribut sur les produits de son industrie.

Pendant Tenfance d'un globe, les passions conduisant le plus ordinairement au désordre, les premières créations , destinées à fournir le mobilier de ces époques malheureuses, ont dû donner, par analogie, des espèces malfaisantes en majorité : aussi rien n'est plus pauvre que le règne animal que nous possédons. Dans l'ordre des. articulés, par exemple, pour quelques serviteurs précieux , tels que l'abeille , le v^ à soie , la cochenille, combien d'espèces n'existent que pour notre tourment.

ANALOGIE UNIVERSELLE. â53

Mais la science démontre qu'il y a eu déjà, sur la terre, plusieurs créations successives, et Ton n'a pas de raiscHi pour prétendre que la série des créations est arrivée à son dernier terme, que Tavenir n'aura pas les siennes aussi bien que le passé.

Les créations futures, destinées à fournir le mobilier des âges d'harmonie, devront donner, pour emblèmes des vertus de ces époques , des espèces bienfaisantes en majorité ^ des animaux utiles par eux-mêmes , et utiles encore parce qu'ils aideront l'homme à débarrasser son domaine de tout ce qu'il renferme de répugnant, de malfaisant et d'odieux.

L'analogie nous présente un prisme enchanteur à travers lequel la nature se montre sous les formes les plus riantes, sous les plus gracieuses couleurs. Ainsi l'homme trouve à satisfaire ses penchants les plus futiles en apparence, jusqu'à ce désir du merveilleux qui le suit à tous les ftges^ et auquel il pourra se livrer sans crainte de s'égarer, lorsqu'enfin le merveilleux s'accordera avec la raison.

L'étude des analogies de la nature sera, pour l'homme, une source inépuisable de plaisirs. Au lieu de présenter à ses lecteurs une charade, un logogriphe, un journal demandera l'analogie d'une plante , d'un animal, etc., et un prix sera décerné à celui qui aura découvert quelque fragment de la vérité. Le fade

254 SECOtmE PARtlE. GH. tlU.

plaisir de déchiffrer une ifisignifiaiité énigme sera remplacé par un plaisir composé ^ par le plaisir de lire quelques lignes de plus dans le grand livrede la nature. Ici comme toujours ^ Dieu offre A ThMinie Tagréable et Tutile en même tempa ; la loi de Tanaiogte est un puissant moyen de comparaison ^ d'investi^ gation, et en outre la connaissance des analogies d'une plante rétèlera toutes ses propriétés hygiéniques, médii^s, nutritives, etc. ^ fera oonnattre tout le parti que Ton peut en tirer (0*

La loi d'analogie a quelque chose de telietnent sai-^ sissant que plusieurs Tont admise, tout en rejetant d'autre& parties de la découverte.

Mais, après av<Hr accepté un principe, il est absurde de repousser les conséquences qui en découlent le plus naturellement.

Fourier, lut, ne regarde jamais un principe co^me une vaine parole, il l'applique toujours sans hésitation : s'il a suivi le sien dans ses dernières conséquences, s'il a osé s'en servir, non-seulement pour donner les causes des propriétés des êtres vivants, maïs encore pour dé*

(>} Si Ton avait eonou, par exemple» l'analogie du pavot, on aurait pa deviner tous les effets de ropiam« son produit. L'opium, dont rasage dégénère en une tentation irrésistible, dont l'ivresse solitaire produit un plaisir abrutissant et mortel» est un triste et indirect emblème d'une triste habitude, qui trop souvent, hélas! flétrit la jeunesse en dvitisation.

AlfAUKUlE IHIIV£BSSU.E. SS5

terminer les proprièlés des êtres des oréaiiot» futures, on peut être confondu de eetCe hardiesse : mais en rire, c'esi prouver seutemmt l'tlIogisBie de son esprit (i).

Dans un milieu subversif^ un homme esi«ond«ût au mal par ses passions dévoyées , et la nature nous peini te fàeheux résultat dans on anmal malfaisant. Dans tin milieu harmonique ^ te même homme » dirigé par les mêmes passions, né ferait que le bien, et la nature doBoeraît, pour emblème de oetto heureuse transformation, un animal utile. Celui qui> comme Foœ'ier, connaît d'une part le |eu des passions humaines , d'autre part le mécanisme des sociétés passées, présentes et futures, a des données suffisantes pour calculer TefTet d'un caractère sur chacun des milieux sociaux, pour détenotner les propriélès des espèces animales et végétales destmées à représenter ceteSet.

Ainsi, dans une société barbare, Tambition fait d'un homme un despote, dont nous supposerons que le lion est Femblème. En harmonie, la même passion conduirait le même homme dans une voie opposée , ferait (te lui un être éminemment utile, et les créations futures ,

(0 M. Louis Rousseaa, du journal YVniversitè catholique, après avoir éerit : Cest surtout par la découverte de Vanàlogie universelle que Fowier s'est montré homme de génie, relègue att rang ëes coates de Peau-^*Ane , les Ant'v-lions, les Anti-crocodiles, etc., qui, comme nous allons l'expliquer, résultent rigoureusement de la loi accotée d'abord par lui.

ftS6 SECONDE PARTIE. GH. TIll.

pour emblème de cet effet inyerse d'une cause unique, donneraient un animal inyerse du lion , un animal bon par toutes les qualités qui rendent le lion dangefeux, par son énergie, par sa souplesse, par sa rigueur, un

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