aytc^rà-même ! * "' équilibre atmosphérique
V (2^.séctUm). I i ni. Équilibre des populations. . . 169
\ Gb. yi. Mœiur^ et Goutumes 177
/ Unité / . ^^
g rj de l'homme 4 €b. yil.* Gosmogoçie 205
^- i BTec Dieu ) Ce. yill. Analogie uniyerseUe 255
Vetayecl univers. V
POSTFACE. — Rbsvhb 265
Sutb du Gb. yi. — Gitation 2!l^
BUT De l'outrage.
L'homme, dès Torigine, a été dans la nécessité d'étudier la nature, pour ne pas engager contre elle une lutte où il se s^ait brîsé. Il a donc observé ce qui s'offrait à lui, et, après avoir recueilli un certain nombre de faits, il a cherché à les grouper, pour embrassa, dans une conmiune explication, tous ceux qui semblaient en rapport par leurs caractères dominants.
C'est ainsi que toute science s'est développée : mais, avant de présenter des résultats bk^iv ^È^^^l^âSJKsX^'^^^a^ resprit, chaque science a eu s^^few>^^ Sî vei^^vù\Nx^^ ^
de confusion, période qu'elle a franchie, quand le génie, de sa main puissante, lui a imprimé enfin une marche assurée , en traçant la route dont elle ne sortirait pas désormais.
De nos jours, toute science n'a pas encore reçu cette heureuse impulsion; les sciences de Tordre moral, par exemple, sont encore dans leurs phases d'obscurité -, ce qui le prouve invinciblement, c'est le fractionnement indéfini des opinions de ceux qu'elles préoccupent.
Pour ces sciences enfin , nous venons l'affirmer , le jour de la transformation est arrivé! Elles peuvent dès ce moment passer au rang des sciences positives ! Les principes d'éternelle vérité sur lequels elles doivent reposer sont enfin découverts! Nous affirmons que ces principes ne peuvent plus se perdre , pas plus que le nom de celui qui les a posés ; ce nom aujourd'hui méconnu, mais qui demain sera salué et béni sur toute la surface du globe, le nom de Charles Fourier!!..
Pour être en droit de repousser notre affirmation, il faudrait connaître d'abord la science que nous cherchons à propager. C'est cependant ce dont bien peu se mettent en peine, parmi nos adversaires, qui souvent ont prétendu juger sur quelques passages lus au4iasard, sur quelques mots saisis dans une conversation : ceux même dont nous honorons le caractère et la bonne foi , ont encore à se reprocher de n'avoir fait qu'une étude incomplète, d'avoir négligé quelque point qui eût répondu aux objections qu'ils nous opposent, aux difficultés devant lesquelles ils ont reculé.
C'est qu'il est nécessaire de s'élever d'abord à la
contemplation de l'ensemble du système, de reconnaître
que toutes les parties se soutiennent les unes par les
autres^ dépendent les unes des autres aussi rigou-
reusement que les voussoirs d'une \oùle o(v VowV s'(i-
croulerait si un seul venait à manquer. C'est qae la conception forme un tout bien compacte, qu'il ne faut pas espérer comprendre par fragments.
Sans doute les hommes de notre époque, accoutumés à se contenter de peu pour adopter une opinion de Tordre philosophique , peuvent être séduits en grand nombre par quelques idées neuves sur Tassociation, sur Torganisation du travail, sur Textinction de la misère. Mais ceux-là viendront à nous comme ils seraient allés à toute école philosophique ou politique, sans avoir la certitude absolue qu'ils possèdent une science, qu'ils ont enfin rencontré la vérité. Ils seront satisfaits j)arce qu'ils n'espéraient pas mieux, pas même autant, sous l'influence de ce préjugé que la rigueur mathématique fi est plus possible dans les démonstrations de r ordre moral.
Mais il est des esprits logiques qui ne peuvent se contenter d'un à peu près-, qu'une seule objection en apparence insoluble jetterait dans le doute et détournerait de l'étude. A ceux-là la contemplation synthétique de la conception est d'abord nécessaire ; ils ne s'arrêteront pas aux difficultés sur les détails, ils pourront les ajourner, mais ils voudront saisir les principes généraux. Tels sont les hommes que nous avons en vue en écrivant cet ouvrage, où nous chercherons à présenter la découverte dans sa simple et majestueuse unité.
On doit s'attendre à trouver ici un cadre offrant toutes les parties de la science esquissées à grands traits, et considérées principalement quant à leurs rapports. Ce cadre suffira bien, si nous avo^ su remplir la tâche que nous nous sommes imposée, pour que l'esprit soit fixé sur la valeur de la doctrine, mais il faudra revenir sur chaque partie pour s'approçrlei di^s &^\sî\% ^xssi^. haule valeur. Seulement ceVle s^cc^w^^ ^Vw^^^ v%»xt^
4 PhËÏ^AGË.
dans 'tes (Seuyréâ ^ iM)t^e iM dAn& k$ ^Micàlio»fitt 4^ Tècote, sem fe^te pour celai ({ui aura Ûen cofi^pri^ <^ que nous allons ex))oâef , et c6 livr^ peut éttcoï^ ëM dotiné tïotnme utte iiitro(faction.
Aîefcîaprètefatîoti depossé^ler et d'offrir Utte ^eM;e^ t)ou^ ne cherchions pas 6 agir suf rittiàginatioti : tiou» nous adressotifâ à la raison qui procède pair là logique «t ne connaît ïiî indulgence ni métoagements. Qu'on idil donc rigoureux et sévère, nous le youlons ! Mais noes sommes en droit de réclamer de l'impartiaUfé de nos juges , qu^on vienne à tios idées dans ces dfsposftîôtis d'esprit avec lesquelles on doit aborder toute scienèfe. Nous sommes en droit de demander , pour l'étude de Ih science çociale, ce que JofiNHERSCHELL,par exemple, demande pour l'élude de son traité d'astronomie, dans un passage par lequel nous terminerons celle préfet, et dont nous désirerions vivement que le lecteur fût pénétré.
«Le premier soin de celui qui débute dans l'étuôe )) d'une science doit être de préparer son esprit à )) recevoir la vérité, par l'abandon de toutes les nations » imparfaites et adoptées à la hâte concernant les objets » et les rapports qu'il va examiner , comme pouvant » tendre à embarrasser et à égarer sa route. Il doit » aussi faire une sorte d'effort pour se résoudre à adop- ))ter, malgré le préjugé contraire, iouie conclusion » qui lui paraîtra appuyée sur une observation exacte » et une déduction logique, fàt-etle de nature à reH- )) verser toutes les notions qu'il s'était faites précé^dètn^ )) ment, ou qu'il avait admises, sans examen, sUrla foi »des antres. Un tel effet doit être regardé comme le » commencement de celte discii^ine intellectuelle qui >f forme une des plus importantes fins de la science. ^^ Cesi le premier pas vers cet étal àe çwteVè iivfetv\%te
» aussi nécessaire pour la perception de la beauté phy- » sique que pour celle de la beauté morale. C'est la » préparation qui doit ouvrir nos yeux à la lumière de » la vérité, et les mettre en état de saisir les linéaments » du plan de la nature.
»II n'y a pas de science qui exige plus que Tastro- ))nomie une telle préparation éi qui réclame au plus >)haut degré une disposition libérale de l'esprit à y» adopter tout ce qui est démontré, à accorder tout ce y>qui est hautement probable^ sous quelque point de » VUE NOUVEAU ET EXTRAORDINAIRE qu*il faille envisa- » ger par suite les objets avec lequels nous étions le )>plus familiers. La plupart des conclusions de la » science astronomique sont en contradiction ouverte yiet frappante avec l'observation vulgaire^ avec les » croyances qui nous paraissent résulter le plus claire- » ment du témoignage de nos sens , tant que nous n n'avons pas compris et pesé la preuve du contraire. »
{ Traité d* Astronomie , Introduction, )