‹ Solidarité: vue synthétique sur la doctrine de Ch. FourierChapitre 42 sur 51 · Vol extérieur. Composite. Orangé. Logarithmique, la · texte numérisé non relu

Vol extérieur. Composite. Orangé. Logarithmique, la

(i) ^ ^ ''ï'^*'"'*'' UtlITÉlSME. BUNC. CyCLOÏDE. LTH*

X Liberté, Favoritisme, ffoir, Epicycloîde. B «*.

Les droits naturels sont ceux dont jouit le sauvage dans son état de liberté brute. Le sauvage perd quand

/jv Y Signe de pivot direct.

X Signe de pivot inverse.

250 SECOtVDE PARTIE. CH. TIII.

il entre dans la société civilisée qui ne lui offre pas l'équivalent de ces droits. C'est donc avec raison qu'il refuse la civilisation ^ mais il acceptera avec bonheur rharmonie.

Fourier n'a pas expliqué toutes les parties de ce tableau. Nous essaierons de dire quelques mots des courbes du second degrés pour montrer comment des lignes peuvent représenter des passions.

Vatnitié et l'amour qui agissent dans une sphère circonscrite, qui se préoccupent exclusivement de la génération présente, d'un nombre limité d'individus, sont représentés par le cercle et Vellipsey courbes finies, fermées, embrassant un espace nettement circonscrit.

La parabole et Y hyperbole , au contraire, sont des courbes qui ne se terminent pas, qui s'allongent indéfiniment , comme le familisme qui songe aux arrièreneveux , comme V ambition qui rêve la postérité.

Dans le groiq^e d'«mifï«V régnent l'égalité et la confusion de rangs. Dans le cercle tous les rayons sont identiques , tous partent du centre et se réfléchissent au centre.

Vellipêe présente deux foyers. Tout ce qui part de l'un se réfléchit à l'autre, image exacte de ce qui se passe entre deux cœurs unis par V amour. Si le plan de l'ellipse s'incline de plus en plus sur une des arêtes fju cône, un des foyers s'éloigne et va se perdre à TinfiDi. Alors /'ellipse n'est p\u&,\a cov^xV^^ ^-^v wwe i^ara-

bole» C'est ainsi que l'amour dégénère insensiblement et conduit ap familisme ; c'est ainsi que raffection , qui rayonnait sur un seul être, tend à s'élargir, à en embrasser plusieurs, à s'étendre jusqu'à l'infini dans le temps, comme les rayons de la parabole qui vont chercher le second foyer à l'infini dans l'espace.

Le rayon parti du foyer de Yhyperbole remonte en s'éloignant de l'axe, après avoir été réfléchi sur la courbe^ il remonte d'autant plus qu'il a atteint déjà, du premier jet, un point plus élevé. C'^t ainsi que VambUieux tend toujours à dépasssr le point où il est parvenu, et que ses désirs se grossissent de tous ses succès précédents.

V hyperbole^ comme ï ellipse, a pour limite la parabokj parce que ïambiiiim, comme ïamowty conduit au familhme. L'ambitieux, quand il n'a plus rien à espérer pour lui-même, songe à ses descendants, à sa maison , à son nom qu'il veut transmettre aux âges futurs.

Des considérations d'un autre ordre viennent à l'appui du principe d'analogie universelle, principe qui permet d'expliquer un fait absolument inconciliable, sans son aide, avec la pensée d'un Dieu sage et prévoyant, la présence, sur un globe, d'animaux, vé-r gétaux et minéraux inutiles ou nuisibles, d'espèces en hostilité avec l'homme , a^ec \^ %è;t^s^v

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AUX époques de subversion, les passions humaines produisent de mauvais eflets. L'analogie, miroir fidèle, doit représenter ces mauvais eflets , aussi bien que les bons, dans tous les règnes de la nature. Si la calomnie souille de son venin toutes les relations civilisées , la nature en peint les eflets variés dans la famille des vipères, famille hideuse, bien qu'elle se présente, comme la calomnie, sous une peau brillante et artistement nuancée. Si nos routes sont infestées de lâches brigands, nos forêts sont peuplées de loups, leur parfaite image. Et remarquons que la civilisation , qui parvient à se délivrer en partie de la violence brutale, sait aussi purger les contrées qu'elle occupe de la plupart des animaux féroces, emblèmes de brutalité ; mais elle ne sait pas se préserver des emblèmes des vices qui la souillent^ de vils insectes, de méprisables chenilles ont borné sa puissance et prélèvent chaque année un riche tribut sur les produits de son industrie.

Pendant Tenfance d'un globe, les passions conduisant le plus ordinairement au désordre, les premières créations , destinées à fournir le mobilier de ces époques malheureuses, ont dû donner, par analogie, des espèces malfaisantes en majorité : aussi rien n'est plus pauvre que le règneanimal que nous possédons. Dans l'ordre des articulés, par exemple, pour quelques serviteurs précieuxy tels que l'abeille, le ver à soie, la cochenille, combien d'espèces n'exisleuV (\\xe ^owt w^Vc^^^Vqwcxsv^^vj.^,

Mais la science démontre qu'il y a eu déjà, sur la

terre, plusieurs créations successives, et Ton n'a pas de

raison pour prétendre que la série des créations est ar^

Privée à son dernier terme, que l'avenir n'aura pas les

siennes aussi bien que le passé.

Les créations futures, destinées à fournir le mobilier des âges d'harmonie, devront donner, pour emblèmes des vertus de ces époques, des espèces bienfaisantes en majorité ^ des animaux utiles par eux-mêmes , et utiles encore parce qu'ils aideront l'homme à débarrasser son domaine de tout ce qu'il renferme de répugnant, de malfaisant et d'odieux.

L'analogie nous présente un prisme enchanteur à travers lequel la nature se montre sous les formes les plus riantes, sous les plus gracieuses couleurs. Ainsi l'homme trouve à satisfaire ses penchants les plus futiles en apparence , jusqu'à ce désir du merveilleux qui le suit à tous les âges, et auquel il pourra se livrer sans crainte de s'égarer, lorsqu'enfin le merveilleux s'accordera avec la raison.

L'étude des analogies de la nature sera, pour l'homme, une source inépuisable de plaisirs. Au lieu de présenter à ses lecteurs une charade, un logogriphe, un journal demandera l'analogie d'une plante, d'un animal , etc. , et un prix sera décerné â celui qui aura découvert quelque fragment d^ Wx^itvVé,. Lst W^^

254 SECONDE PARTIE. GH. VIlI.

plaisir de déchiffrer une insignifiante énigme sera remplacé par un plaisir composé, par le plaisir de lire quelques lignes de plus dans le grand livre de la nature. Ici comme toujours , Dieu offre à Thomme Ta-^ gréable et Tutile en môme tjBmps ^ la loi de l'analogie est un puissant moyen de comparaison, d'inyestigation, et en outre la connaissance des analogies d'une plante révélera toutes ses propriétés hyjgiéniques, médicales, nutritives, etc., fera connaître tout le parti que Ton peut en tirer (0.

La loi d'analogie a quelque chose de tellement saisissant que plusieurs l'ont admise, tout en rejetant d'autres parties de la découverte.

Mais, après avoir accepté un principe, il est absurde de repousser les conséquences qui en découlent le plus naturellement.

Fourier, lui, ne regarde jamais un principe comme une vaine parole, il l'applique toujours sans hésitation : s'il, a suivi le sien dans ses dernières conséquences, s'il a osé s'en servir, non-seulement pour donner les causes des propriétés des êtres vivants, mais encore pour dé-

. (i) Si l'on atait connu, par exemple, Fanalogie da pavot, on aurait pu deyiner tous les effets de Topium, son produit. L'opium, dont l'usage dégénère en une tentation irrésistible, dont l'ivresse solitaire produit un plaisir abrutissant et mortel, est un triste et indirect emblème d'une triste babitnde, qui trop souvent, bêlas! flétrit la Jeaaesseen cin/isation.

ANALOGIE UfliVERSELLE. 235

termiDer les pro|>riètés des êtres des créations futures, on peut être confondu de cette hardiesse : mais en rire^ c^est {M'ouver seulement l'illogisme de son esprit (i).

Dans un milieu subversif, un bomme est conduit au mal par ses passions dévoyées , et la nature nous peint ce fâcheux résultat dans un animal malfaisant. Dans un milieu harmonique , le même homme , dirigé par les mêmes passions , ne ferait que le bien , et la nature donnerait, pour emblème de cette heureuse transformation , un animal utile. Celui qui , comme Fourier, connaît d^une part le jeu des passions humaines , d'autre part le mécanisme des sociétés passées, présentes et futures, a des données suffisantes pour calculer TefTet d'un caractère sur chacun des milieux sociaux, pour déterminer les propriétés des espèces animales et végétales destinées à représenter cet effet.

Ainsi, dans une société barbare, Tambition fait d'un homme un despote, dont nous supposerons que le lion est l'emUèihe. En harmonie, la même passion conduirait le même homme dans une voie opposée , ferait de lui un être éminemment utile , et les créations futures ,

(*) M. Louis Roosseao, da journal YUniversité catholique, après a?oir écrit : C'est surtout par la découverte de Vanalogie universelle que Fourier s'est montré homme de génie , relègue au rang des contes de Peau-d'Ane , les Anti-lions, les Anti-crocodiles, etc., qui, comme nous allons l'expliquer, résultent rigoureusement de la loi acceptée d'abord par lui.

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pour emblème de cet effet inverse d'une cause unique^ donneraient un animal inverse du lion , un animal bon par toutes les qualités qui rendent le lion dangereux, par son énergie, par sa souplesse, par sa vigueur, un

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