partie de cet- ouvrage, où sont exposées ces idées que
Fourier lui-même ne donne que comme des rêveries.
6es rêves, j'en conviens, sont pour moi de HKXitts et
LIMPIDES VÉRITÉS^ auxquellci je crois avec toute \*è-
nergie d'une conviction raisonnée. Mais si Ton admet le côté pratique de la doctrine, 6n doit appuyer les tendances de l'écoie qui y sont toutes renfermées, lors même que Ton repousserait ce que nous ayons encore à dire.
Car, ces idées d'avenir, fussent-elles aussi condamnables que quelques-uns Font prétendu , prouvent-elles que l'organisation de la commune doit être repoussée ? Le même homme ne peut-il avoir formulé de bonnes et de mauvaises pensées? Et, dans ce cas, ne doit-on pas faire un choix? Ne serait-il pas absurde de tout confondre dans une même réprobation? Si ce que nous avons proposé est bon, comment ce que nous avons à dire encore pourrait-il le rendre mauvais?
Après cette réserve (0, que tout loyal adversaire acceptera, nous aborderons franchement toutes les questions, bien convaincu que celui qui nous aura compris avouera, du moins, que des idées semblables sont nécessairement parties d'uNE puissante intelligence et d'UN NORLE CŒUR !
(>) Pensant qu'il était inutile de soulever des questions que le temps seul peut résoudre pratiquement , l'école , jusqu'à ce jour « a gardé le silence sur la partie transcendante de la décooTerte. Ce silence n'a pas éfé compris , certains moralistes et dévots croyant y voir l'indication d'un point vulnérable , ont refusé d'examiner le projet d'organisation qu'on leur présentait, et se sont occupés excJusivement de choses dont on ne leur parlait pas : cherchant avec amour de la matière à scandale, tressaillant de joie quand ils parvenaient à pécher dans les livres de l'école quelque mot au moyen duquel il leur fût possible d'équivoquer, d'injurier, de diffamer; ils ont dit de la doctrine ; sottises et infamies !
Ceci est un des motifs qui nous a déterminé à faire connaître , une à une , toutes les sottises , toutes les infamies de cette science dont personnellement nous acceptons toutes les conclusions.