‹ Solidarité: Vue synthétique sur la doctrine deChapitre 26 sur 42 · ts Vol extérieur. Gonàposite. Orangé. Logarithmique, la · texte numérisé non relu

ts Vol extérieur. Gonàposite. Orangé. Logarithmique, la

T MiNiHVH* UiiiTéiSHE. BuNc. GycloÏoe. ut h.

^*) ^ A Liberté. FoWHffiWie. Noir, Epicydùide. B ut.

Les droits Mturels sont ceux dont jouit le sauvage dans son état de liberté brute. Le sauvage perd quand il entre dans la Société civilisée qui ne lui offre pas l'équivalent de ces droits. C'est donc avec raison qu'il refusé la Civilisation ^ mais il acceptera avec bonheur rfiarmonie.

Fôurier n'a pas expliqué toutes les parties de ces tableaux. Nous essaierons de dire quelques mots des courbes du seoond degré, pour montrer comment des lignes peuvent représenter des passions.

Vamitié et Yamour^ qui agissent dans une sphère

,.. Y Signe de pifot direct.

A Signé de pivot ioverse.

circonscrite, qui se préoccupent exclusivement de la génération présente, d'un nombre limité d'individus^ sont représentés par le cercle et ï ellipse , courbes finies, fermées, embrassant un espace nettement circonscrit.

La parabole et Yhyperhole y an contraire, sont des courbes qui ne se terminent pas , qui s'allongent indéfiniment , comme le famUisme qui songe aux arriéreneveux , comme Yambition qui rêve la postérité.

Dans le groupe à'amitié régnent Tégalité et la confusion de rangs. Dans le cercle tous les rayons sont identiques » tous partent du centre et se réfléchissent au centre.

Vellipse présente deux foyers. Tout ce qui part de Tun se réfléchit à Tautre, image exacte de ce qui se passe entre deux cœurs unis par Vamour. Si le plan de Tellipse s'incline de plus en plus sur une des arètes^ du cône , un des foyers s'éloigne et va se perdre à l'infini. Alors l'ellipse n'est plus, la courbe est une parabole. C'est ainsi que l'amour dégénère insensiblement et conduit au familisme; c'est ainsi que l'aflection qui rayonnait sur un seul être tend à s'élargir, à en embrasser plusieurs, à s'étendre jusqu'à l'infini dans^ le temps , comme les rayons de la parabole qui vont chercher le second foyer à l'infini dans l'espace.

Le rayon parti du foyer de Yhyperbole remonte en s'éloignant de l'axe après avoir été réfléchi sur la

courbe -, ii remonte d'autant plus qu'il a atteint déjà , du premier jet, un point plus élevé. C'est ainsi que Yambitieux tend toujours à dépasser le point où il est parvenu , et que ses désirs se grossissent de tous ses succès précédents.

Vhyperbole, comme ï ellipse ^ a pour limite la parabole, parce que V ambition, comme Yamour, conduit au famUisme, L'ambitieux, quand il n'a plus rien à espérer pour lui-même, songe à ses descendants, à sa maison, à son nom qu'il veut transmettre aux âges futurs.

Nous terminerons ce chapitre en donnant encore quelques applications qui ne sont pas dans les livres du Maître, qui viennent de lui cependant, et qui nous ont été transmises verbalement.

Varaignée est un emblème du commerce civilisé.

Il faut être sans cesse en garde contre l'araignée , disposée à usurper toute place qui n'est pas visitée chaque jour.

Le commerce aussi dresse son échoppe ou son magasin partout où il peut s'établir, dans les rues les plus sales, contre les plus beaux monuments*, tout emplacement aujourd'hui déblayé aura demain sa boutique ou sa toile d'araignée.

Boutiques et toiles d'araignée présentent toutes les

296 SECONDE PARTIE. Cfl. Tlil.

variétés entre le beau et le laid : les unes sales et repoussantes , les autres brillantes de propreté , d'ordre et de symétrie. Dans toutes, d'ingénieuses combinaisons de fils et de cloches préviennent immédiatement le maître du logis de la présence d'un étranger.

Ce maître , araignée ou marchand , passe sa vie dans un coin qu'il s'est réservé. Là il ouvre les yeux et les oreilles; il regarde, il écoute: c'est sa fonction. Se mouvoir, changer de place, n'est qu'un accident dans son existence.

Mais la boutique est en état, l'araignée est à son poste !.... Malheur à l'imprudent, bipède ou diptère , qui s'approche , conduit par son mauvais destin ! . . . . S'il touche au piège, sa présence est connue et son sort est fixé!.... Marchand et araignée s'élancent!.... Ils saisissent leur proie!.... Ils l'emmaillotent de fils glutineux ou de paroles mielleuses!.... Et quand ils l'ont privée de l'usage de ses membres ou de son esprit, ils lui enfoncent au cœur ou dans la bourse un avide suçoir!.... Puis ils aspirent!.... ils aspirent jusqu'à ce que tout soit à sec!.... Alors ils tournent dédaigneusement le dos à ce cadavre vide de sang , à cette bourse veuve d'espèces.

L'araignée a une tête couverte d'yeux, un ventre énorme , des pattes longues et crochues : mais le thorax manque, elle n'a ni poitrine, ni cœur. L'araignée dévore ses semblables, la femelle mange le mâle, elle

AMAtiOÛIE UNIVERSEU4E. 299

mange ses petits. Les marchands aussi se font une guerre acharnée, et sans considération de famille ou de patrie , les plus petits sont dévorés par les plus gros. Dresser leurs filets , saisir leur proie, tel est le travail de Tun et de Tautre : ce travail les engraisse aux dépens d'autrui, mais il est sans fruit pour le corps social : on ne peut rien tirer d'une toile d'araignée.

Le crapaud est emblème du mendiant.

Le crapaud se traîne sur les chemins, étalant ses pustules dégoûtantes , excédant par son cri monotone , comme le mendiant dont on se détourne avec répugnance, la vue blessée des plaies qu'il découvre, Toreille fatiguée de son incessante sollicitation.

La grenouille est un mendiant d'un extérieur plus soigné , et qui peut pénétrer dans les bonnes maisons : c'est la solliciteuse.

Le singe ^ avec sa tendance h imiter, ses grimaces, son esprit malfaisant et destructeur, son cynisme , est un emblème, malheureusement trop frappant, de V enfance en Civilisation. Le cœur se serre lorsque Ton songe à la vérité du portrait.

rm DE LA SECONDE PARTIE.

Page 1