LK V IF.UX LUTH. ?.7I
liira pas. Dors, dors donc, o mon vieux iiith; lu me seras toujours bien cher et jamais je ne t'oublierai. Hélas! c'est dans ce lieu même que j'ai dit, il y a quelques jours , un adieu plus amer mille fois que celui que je t'adresse. Elle était là, celle qui t'aimait tant, dont la main délicate t'effleurait si souvent, dont les cheveux se dénouaient pour t'enlacer de leurs boucles et onduler autour de toi, dont les voiles blancs le couvraient de leur ombre, de leur pudeur et de leur poésie; elle était là, et où est-elle à présent?... Une si charmante habitude d'êlre ensemble s'est brisée tout à coup. Plus de ces rencontres inattendues, de ces vifs élans, de ces rougeurs , de ces transports , de ces joies enchantées ; plus de ces féeriques soirées où un seul regard nous jetait dans de longs rêves d'amour; plus de ces doux entretiens, de ces douces promenades, de ces repos plus doux encore sous un lilas. Tout cela était, tout cela n'est plus!...
lit malgré l'endurcissement où devrait me
plonger cette séparation fatale, sois content, ô mon vieux luth ! mon cœur ne l'est pas fermé et je sens rouler une larme sur ma joue en te disant ce dernier mot; adieu!...