‹ SolitudeChapitre 4 sur 29 · LE NÉFLIER · texte numérisé non relu

LE NÉFLIER

couvre le joli coteau dont pas une retraite , pas un sentier, pas un ombrage ne fut ignoré de mon enfance. C'est bien encore lui paré de toutes ses richesses et de tous ses attraits. La petite ferme au toit de chaume dont plus d'une fois j'ai bu le lait et goûté la crème fraîche , je la reconnais , et avec elle la prairie qui incline jusqu'à mes pieds son tapis de verdure , et le ruisseau bordé de saules, et le verger où la fleur du cerisier se mêle si gracieusement h la fleur du pêcher, et qui projette tout à l'entour des nuances blanches et roses d'un ravissant aspect. Là, sur la gauche, se détache comme une sombre oasis le cimetière entouré de hauts peupliers, semé de croix de bois et de quelques tombes de marbre. Il faut voir l'église de ce cimetière et la tour noircie jetée hardiment surson sommet, édificed'un style grave et réfléchi qui porte le caractère sévère et régulier de l'art au commencement des temps modernes , et qui échappe au génie du moyen-âge admirable sans doute pour les proportions générales et l'harmonie de l'en-

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