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MOUSSES ET SABLES

La Mousse et en particulier le Sphagnum jouent en horticulture un rôle assez important, au point de vue de la floriculture de serres.

Tous les horticulteurs utilisent le Sphagnum, au moins pour la culture des Orchidées. Les variétés S.acutifolium etS.obtusifolium se trouventabondamment répandues dans les marais, les bois humides; en particulier, et on voit une végétation exhubérante au pied des collines de grès des Vosges. En résumé ces Mousses croissent partout où l'humidité est constante et la température peu élevée. Le Sphagnum est retiré des bords des marais avec des räteaux à longues dents; on le fait sécher à l'air, mais non complètement, puis souvent on l’épluche, pour en retirer les tiges et les racines de Graminées et de diverses autres plantes avant de le mettre en sacs pour l’expédier aux horticulteurs. Pour l'utiliser on choisit les belles têtes, les plus vertes et on retranche la base des tiges qui sont souvent de couleur brune. On mélange ce Sphagnum avec des fibres de Polypodium et ce compost constitue le soutien des Orchidées épiphytes. Quand les exigences alimentaires des plantes que l’on cultive dans

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un pareil mélange sont plus grandes, on ajoute de petites mottes de terre de bruyère et, quand il s’agit d’Aroïdées, on n'introduit pas dans ce mélange de terre de polypodium.

Le Sphagnum, qui à pour qualité essentielle la facilité avec laquelle il retient une grande quantité d'eau, constitue un milieu excellent pour le bouturage ou le marcottage de bon nombre de plantes; telles que les Nepenthes, les Dracæna, les Panda- HUSFPICS CE.

Garnissant la surface des pots où on cultive des Orchidées, il y entretient une bienfaisante humidité. Souvent, nous avons vu employer avec succès les belles plaques arrondies de Mousse glauque que l’on rencontre abondamment sous les grandes futaies, pour garnir les surfaces de pots où végètent de grandes Aroidées et des Mélastomacées. Cette pratique semble excellente et les récentes investigations de M. Schlæsing fils, donnent à penser que peut-être une petite quantité d’azote serait par ce moyen empruntée à l'air et utilisée pour le développement des plantes.

IL y à une douzaine d'années, de très intéressantes expériences furent tentées pour voir s'il était possible d'élever certaines plantes dans des pots remplis de Mousse ordinaire en pourvoyant à leur alimentation au moyen de sels minéraux et organiques solubles. Il est juste de reconnaître que feu M. Jolibois, le regretté jardinier du Luxembourg, obtint un certain nombre de résultats très frappants et on peut se demander comment il à pu se faire que des essais plus nombreux n'aient pas été tentés depuis. Il y a là un moyen d'investigation sur la nutrition des végétaux qui est simple et serait fécond en enseigne-

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LE UET :

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