‹ Sols, terres et composts utilisés par l'horticultureChapitre 47 sur 173 · DOG NO · texte numérisé non relu

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Les feuilles d'arbres constituant souvent l’humus, l sera utile à cet égard de consulter le tableau cidessus. |

Quand on doit incorporer des matières organiques destinées à fournir de l’'humus à des sols n’en renfermant pas naturellement assez, il faut se rendre compte de la nature de ces substances et de l'apport d'éléments fertilisants introduit ainsi dans le sol. Voici quelques renseignements à ce sujet :

\ EAU ACIDE MATIÈRES AZOTE POTASSE | CHAUX 0/0 PHOSPHORIQUE Paille de blé. . . .| » | 0,48 0,23 0,49 | 0,26 JODCS … .[14,0| 0,37 0,43 1509 0,42 ÉQurDer are 15:01 0.04 0,09 0, 08 »

Fucus. . . + .|70,0) 0,40 15 0,75

Le plus souvent ces matières ont été améliorées au point de vue fertilisant avant leur incorporation dans le sol, en servant de litières pour les animaux. Voici la composition des substances les plus employées et enrichies par des déjections :

EAU ACIDE MATIÈRES AZOTE POTASSE | CHAUX 0/0 PHOSPHORIQUE TETE Dee AA 0,47 0,30 0,52 0,50 Déjections solides.[77,2| 1,60 1,00 0,50 »

— liquides.[ » | 0,95 0,20 0,18 »

Gadoues de Paris.| » | 0,38 0,41 0,42 2,57 Eaux d’égouts par métre Cube =: 15 10,045 [170,018 0,037 | 0,350

Ces matières sont hétéroclites et fort peu homo-

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‘k Û ALIMENT DES PLANTES 80 E SOL, SOURCE D

gènes, il ne faut donc considérer ces chiffres que comme les moyennes d’un grand nombre d'analyses.

Etude chimique de l’Humus.

Parmi les chimistes qui se sont occupés de la constitution de l'humus, nous citerons MM. Detmer, Déhérain, Boullay, Klaproth, Herman, Mulder, Malaguti et Stein.

M. Detmer séparait l'humus en traitant une terre humifère par du chlorure de sodium ; il filtrait la solution et précipitait l’humus par de l'acide chlorhydrique. Il reprenait ce précipité à l’eau bouillante, et le lavait un grand nombre de fois. Il donna au corps brun obtenu le nom d'acide humique, de formule CIH'$O?. Il observa qu’en combinant cet acide à l’ammoniaque ou à l'oxyde d'argent, cette formule devait être triplée C®HStO?7 pour être exacte. Il le décrivit comme un corps amorphe se décomposant à 1459, soluble à 6° dans 8333 parties d’eau et dans 13784 quand il avait été desséché à 110.

On crut à une certaine époque pouvoir distinguer deux acides dans l'humus obtenu de la précipitation d’une solution alcaline ayant filtré sur une terre, par l’acide chlorhydrique.

C H 0 Ac. carbo-ulmique soluble dans l'alcool 62,36 4,17 32,87 —- humique insoluble — 64,59 5,15 30,26

Peu après, on crut prouver que l’humus pouvait être obtenu par synthèse. On chauffait à cet effet un hydrate de carbone; du sucre par exemple, avec un aegide et on prolongeait fort longtemps l’ébullition. Il se dégageait de l'acide formique et il se pro-

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