OXYGÈNE
absorbé Volume | Oxygène Acide p. 100 du tube contenu carbon.
E ee orne
Oxygène Azote
Dans tous les cas, on peut voir qu'une notable fraction de la quantité totale d'oxygène a été absorbée par l'humus dissous dans le carbonate de potasse. Le maximum à été pour la dose de 20 0/0 de carbonate ; au delà de ce chiffre, la diminution de la quantité d'oxygène absorbé est régulière. Il ne faut pas croire après ces recherches, cependant, que celte absorption d'oxygène par l'humus en présence du carbonate de potasse soit défavorable à la végétation, en privant les racines d’une partie de l'oxygène nécessaire à leur respiration. Si on se reporte aux doses d'engrais que l’on emploie dans la pratique, doses extrêmement faibles, si on les compare avec les quantités énormes ajoutées dans nos tubes, et si on considère que l’aération du sol est souvent artificiellement assurée dans nos cultures, on voit que l'addition de carbonate de potasse ne peut nullement être désavantageuse à ce point de vue. ?
Action des ferments sur l’humus.
L'humus exposé à l'air s’oxyde et forme de l'acide carbonique. On avait remarqué toutefois que la production d'acide carbonique par un sol n’était pas proportionnelle à sa richesse en humus, et on ne savait comment interpréter ce fait jusqu'au moment où on observa qu'une terre exposée aux vapeurs de chloroforme produit infiniment moins d'acide carbonique que quand elle est simplement à l'air. Il y avait donc là, en dehors de l'oxydation chimique même, une action microbienne dont l'acide carbonique était un résidu. M. Wollny trouva qu'une terre qui, après 24 heures renfermait 9 c. 47 0/0 de gaz acide carbo-
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nique, quand elle était exposée à l'air, n’en contenait que 0 ce. 110 quand elle avait été préalablement Stérilisée. On n'a pas encore pu isoler et cultiver le ferment; ferment figuré spécial ou mélangé d’organismes dont l'action se porte sur le carbone ; il est, en tous cas, essentiellement aérobie.
FERMENTATION BUTYRIQUE
Dans toutes les terres qui contiennent de l'humus, on à pu démontrer la présence du ferment butyrique. Son rôle a été étudié avec beaucoup de soin par MM. Dehérain et Maquenne au Muséum d'histoire naturelle de Paris. Le « bacillus butylicus » vit aux dépens des hydrates de carbone qui se trouvent en présence de pierres calcaires. Il transforme ces hydrates de carbone ou composés analogues aux glucoses en les dédoublant en acide butyrique, acide carbonique et hydrogène. L’acide butyrique qui se forme ainsi s’unit à la chaux donnant du butyrate de chaux. La présence du calcaire est, comme nous l'avons dit, indispensable pour que la fermentation butyrique puisse s'établir. Il apparaît aussi, dans la dernière période de cette fermentation, un peu d’acide acétique et même d'acide propionique. Cest cette découverte de la fermentation butyrique qui a permis d'expliquer la production spontanée d’azote libre par une {erre humide. Cet azote provient de la réduction des nitrates contenus dans ce sol et c’est précisément le ferment butyrique qui opère cette réduction par un mécanisme un peu trop complexe pour être exposé Ici.
L'organisme qui produit cette fermentation se
trouve parfois dans le sol, c’est le Mycoderma aceti, aujourd'hui parfaitement connu. Nous avons déjà constaté l’apparilion d'acide acétique dans la terre comme sous-produit de fermentation; on à aussi signalé sa présence spontanée dans certaines terres tourbeuses. On a souvent pu remarquer que quelques végétaux périclitaient par suite de la décomposition de leurs racines, quand celles-ci pénétraient dans un milieu imperméable ; cette pourriture est due à la formation d'alcool dans les tissus. L'alcool, que l’on trouve ainsi dans certains tissus végétaux et aussi dans le sol, fournit un milieu de culture propre au développement du Mycoderma aceti. Il produit par suite de son action de l'acide acétique et de l’eau ainsi que quelques sous-produits accessoires (acide succinique). Éssentiellement aérobie, il se répand à la surface des objets comme un espèce de voile.
D’autres ferments agissent sur les composés carbonés pour les dissocier; nous avons vu qu'àl'époque houillière 1l existait déjà des Micrococeus dont on a pu retrouver des traces dans la houille. (Silex houillers.)
FERMENTATION FORMÉNIQUE
On peut isoler et cultiver le ferment forménique qui agit sur l’humus en rendant soluble la cellulose et qui produit du formène et de l'hydrogène. La présence de ce ferment peutêtre constatée dans nombre de matières organiques en décomposition à l'abri de l'air et en particulier dans les tas de fumier. On peut le trouver dans le sol.