SULFATE DE CHAUX
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y avoir introduit du plâtre qu'une partie de l'acide sulfurique est réduit; d'autant plus, que le sol est . plus riche en humus. Après un mois d'expériences on a constaté en effet la disparition de 55 centigrammes d'acide sulfurique dans une terre de grande culture, de 100 milligrammes dans une terre de jardin et de 347 milligrammes dans une terre tourbeuse de marais. Les sulfates se trouvent ainsi ramenés à l’état de sulfures, mais ne persistent pas longtemps sous cet état dans le sol; l'hydrogène sulfuré est mis en liberté et la chaux se combine à l'acide carbonique.
Dans une terre riche en humus, où on introduit du plâtre, puis, comme engrais du carbonate de potasse, il se forme du sulfate de potasse qui se trouve réduit en sulfure, décomposé ensuite en hydrogène sulfuré et en carbonate de potasse. L’addition de plâtre est manifestement nuisible dans ce Cas.
Dans une terre assez calcaire, contenant un peu d'humus et de plâtre, on a intérêt à ajouter comme amendement du carbonate de potasse.
On peut aussi rencontrer dans le sol arable la chaux à l’état de phosphate de chaux. Ceci n’est pas très commun, car le plus souvent dans nos terres de petite culture l’acide phosphorique se trouve associé à l’alumine ou au fer avec des matières organiques. Ce phosphate de chaux en tous cas ne peut être abondant que dans les terres ne renfermant que peu d'humus, car il est soluble dans l'eau chargée d'acide carbonique. .
Assimilation de la chaux par les plantes. — La chaux est absolument nécessaire comme aliment à