CAUSES DE LA STÉRILITÉ DES TERRES
La végétation spontanée peut parfois induire en erreur ettromper les horticulteurs sur la qualité d'un terrain où ils désirent entreprendre des cultures spéciales. Souvent des terres ne deviennent utilisables qu'après de longs et coûteux travaux d’amélioration; l'étude physique et chimique du sol considéré peut éclairer d'avance le cultivateur qui n'est plus ainsi exposé à des déboires d'autant plus désagréables qu'ils sont inattendus. La couche de terre arable peut n'avoir qu’une épaisseur très faible. Ceci rend toute culture impossible, quand le sous-sol est soit rocheux, imperméable ou infertile.
On ne peut cultiver de pareilles terres que quand elles reposent sur un sous-sol en pente et quand on dispose d'une quantité d’eau suffisante pour y créer des prairies irriguées. Des sols peu fertiles, calcaires ou même très siliceux, où les racines peuvent s’enfoncer à une assez grande profondeur peuvent être utilisées pour des exploitations sylvicoles et ne sauraient être propres à aucun autre usage. On pourrait, à cet effet, citer les bois de châtaigniers des environs de Versailles. Si la couche arable est épaisse et un peu bien constituée au point de vue chimique elle peut convenir à la création de pépinières.
Comme exemple de sol naturellement infertile : nous pouvons citer les terres humifères qui se sont accumulées sur un sous-sol imperméable et où l’écoulement n’est pas régulièrement assuré.
Nous avons vu que la présence en quantité un peu notable de sulfate de fer, de chlorure de
sodium ou de magnésium rend les terres infertiles.
Souvent aussi, la terre devient improductive quand elle est soumise pendant de longues années à des cultures qui épuisent le stock de matières minérales et carbonées qu'elle contient, sans que ces substances soient rendues au sol, au fur et à mesure de leur déperdition, par les engrais complémentaires. ge
Dans certains cas, un terrain cultivé et fumé régulièrement au fumier de ferme devient aussi après un certain temps improductif. Le fumier, en effet, ne fait que de réfléter la composition minérale du sol qui à servi à produire les fourrages consommés par les animaux producteurs de fumier. Quand un élément fait défaut dans le sol, il ne se trouve pas en abondance dans ces fumiers et si on ne veut pas voir sa production végétale baisser rapidement ; il faut bien se rendre compte de temps en temps de la valeur chimique de sa terre et des fumures que l’on y enterre.
On remarque aussi, que plus une terre est pauvre en humus, moins elle est fertile. Il y a donc pour les horticulteurs toujours un très grand avantage à incorporer à leur terres des doses massives de matières organiques. Ceci constitue du reste une pratique journalière. Quand l'analyse d’une terre infertile montre qu'elle est pauvre en potasse, en chaux ou en acide phosphorique ; il y à un avantage certain à ajouter ces éléments, en étudiant pour chaque sol, la forme d'application la plus convenable.
Mais, et nous touchons ici à un point bien intéressant, il faut porter une attention très grande à l’emploi des engrais, dits chimiques pour l'amélioration des terres ou des rendements.
Actuellement, dans nombre de cas, ces matières sont appliquées très souvent sans discernement ;