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ARBRES ET ARBRISSEAUX

Acer campestre.

— macrophyllum.

— platanoïdes.

— pseudo platanus.

D TUDTUM:

Æsculus hippocastanum.

— rubicanda.

Alnus cordifolia.

Artemisia abrotanum.

Berberis aquifolium.

— Darwin. — empetrifolia. + — vulgaris.

Betula alba.

— nigra.

— pumila.

Broussonnettia papyrifera.

Buxus sempervirens. + Caragana altagana.

— spinosa.

Carya alba.

— amara.

— tomentosa.

Catalpa bignonioides.

Cedrus Lebanii. + Celtis crassifolia.

— occidentalis.

Cercis Canadensis.

— sillquastrum.

Chamæcyparisnutkænsis+ — obtusa. + Colutea arborescens.

— cruenfa.

Cratægus oxyacantha.

Cryptomeria Japonica. + Cupressus Goweniana. +

— macrocarpa. +

— sempervirens. +

— torulosa. + Cytisus albus.

— biflorus.

— purpureus.

— scoparius.

Eleagnus hortensis.

— longipes. + —. macrophylla, — pungens.

Fagus ferruginea.

— sylyatica.

Fontanesia Fortunesi. + — phillyroïcoïdes. - Forsythia suspensa.

— viridissima, Fothergilla alnifolia.

Fraxinus Americana.

— excelsior, — ornus,

Fremontia Californica.

Ginkgo biloba.

Gleditschia Sinensis.

triacanthos.

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Gymnocladus Canadensis.

Halesia hispida. tetraptera.

Hammamelis arborea.

virginica.

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Hedera helix.

IHex aquifolium.

cornula.

latifolia.

opaca.

Juniperus sinensis.

communis.

excelsa.

phænicea.

prœcubens,.

— sabina.

turifera.

Virginiana.

Kœlreuteria paniculata.

Laburnum Adamii.

alpinum.

vulgare.

Larix Europea.

Laurus nobilis.

Ligustrum japonicum.

—- lucidum.

— ovalifolium.

— vulgare.

Lycium afrum.

— barbarum.

— Europeanum.

Magnolia acuminata.

C0n3p icu à.

EE

Magnolia grandiflora. +

— macrophylla.

— parviflora.

stellata.

umbrella.

Muehlenbeckiacomplexa+ Negundo aceroïdes.

Oleria Haastii.

Osmanthus aquifolium. + fragrans. + Ostrya carpinifolia.

— virginica.

Pavia alba,

— californica.

flava.

rubra.

Periploca græca.

Petterea ramentacea.

Philadelphus coronarius.

Gordonianus — grandiflorus.

— hirsutus.

| nodaricus. Phottinia serrulata.

Picea Alckokiana.

Pinus Austriaca.

— cembro.

excelsa.

— Alepensis.

Lambertiana.

laricio.

monophylla.

— pinea.

rigida.

— strobus.

sylvestris.

Pseudolarix Kæmpferii.

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Quercus alba.

— catæsbetï, — cerris.

—— coccinea.

— ilex. + — ilicifolia.

— suber. — — tinctoria.

— toza.

Rhamaus alatinus. +- — frangula,.

Rhus cottinus.

— typhina.

Robinia hispida.

— pseudo-accacia.

— viscosa.

Sassafras officinale.

Sequoia gigantea. + — sempervirens. +

Aristolochia sipho.

Calluna vulgaris.

Ceanothus Anrericanus.

— dentalus.

— floribundus. +

— Veitchii. ee Cladrastris amaruensis.

Evonymus Americanus.

— atropurpureus,.

— Europeus.

— Japonicus, Genista Anglica.

— pilosa.

— tinctoria.

Hibiscus Syriacus.

Hypericum calicynum.

elatum,

Sophora Japonica.

Stauntonia hexaphylla. + Stephanandra flexuosa.

Styrax grandifolia.

— serrulata.

Symphoricarpus occidentalis.

— racemosus.

— vulgaris.

Syringa emodi.

— Japonica.

— vulgaris.

Tamarix Gallica. + Ulex Europeus. + — nanus. +

Ulmus campestris.

Xanthoceras sorbifolia.

Hypericum hircinum.

— kalmianum.

— . patulum. + Idesia polycarpa.

Kerria Japonica.

Laurocerasus cerasus. + Lavandula vera.

Leiophyllum buxifolium + Neillia apulifolia.

Nutallia cerasiformis.

Ononis fructicosa.

Rosa canina.

— repens.

— rubiginosa. — Spinossisimma, — tomentosa.

Rosmarinus officinalis. +

Rubus fructicosus.

Ruscus aculeatus.

— racemosus.

Smilax aspera.

— rotundifolia.

Spartium junceum.

Spirea bella.

— Cantoniensis.

— discolor,

— lævigata.

— salicifolia.

Castanea sativa.

Cerasus avium.

— depressa.

— mahaleb.

— padus.

Coryllus avellana.

Diospyros Virginiana.

Juglans cinerea.

— nigra.

— regia.

Malus spectabilis.

— {oringo.

Morus alba.

— nigra.

— rubra.

Staphylea colchica.

— pinala.

Viburnum dentatum.

— opulus.

— plicatum.

Xanthorriza apufolia.

Yucca alæfolia.

— augustifolia.

— filamentosa.

— gloriosa.

Pirus arbutifolia.

— arya.

— aucuparia.

— baccata.

— communis.

— coronaria.

— domestica.

— floribunda.

Ribes aureum.

— floridum.

— gracile.

— grossularia.

— rubrum.

— sanguineum.

— specliosum.

Ces sols contiennent au minimum 25 à 40 0/0 d'argile. Leur caractère distinctif est l’imperméabilité ; ils sont particulièrement soumis aux phénomènes de retrait et forment avec l’eau une bouillie s'éclaircissant lentement, difficile à filtrer. Plus ces

sols contiennent d'argile, plus ils sont compacts, humides et difficiles à cultiver. L’addition d’humus rend ces terres plus maniables, moins doués de cohésion. La décomposition des fumiers y est très lente et en général irrégulière; les fumures organiques y doivent être très fortes à de longs intervalles. Ces sols ont la qualité de retenir une quantité d’eau considérable et de l’abandonner lentement à l'évaporation spontanée ; ils sont en outre susceptibles de fournir aux plantes des quantités considérables de silice et de potasse mais l’aération y est difficile ; et ils se prêtent mal aux opérations culturales, ils sont froids en automne, en hiver et au printemps, sont surtout avantageux dans les régions où la saison chaude est courte et brülante. Ils manquent en général de chaux et d'acide phosphorique. Pour les améliorer rapidement il faut d'une manière générale les drainer, y faire de très abondantes fumures organiques et les marner, puis les chauler. Un vieux proverbe bien justifié dit que dans ces sols « labour vaut fumure ».

Terrains primitifs. — Dans ces formations, les terrains argileux proviennent de la désagrégation des feldspaths. On y trouve un mélange, en proportions variables, de quartz et de mica plus ou moins attaqué. Leur caractère général est d’être pauvres en chaux et en acide phosphorique.

Le plateau central nous fournit un grand nombre d'exemples de sols argileux; dans le Limousin les dépôts sédimentaires sont parfois fort épais. Ces terres sont profondes et retenant bien l’eau, fraiches en été; la pratique des irrigations a permis d'y établir des prairies naturelles très productives. On en voit

aussi dans le Morvan, la Creuse, la Corrèze et la Haute- Vienne. La culture des Légumineuses fourragères à

pris depuis l’établissement de réseaux de chemins

de fer, qui amènent à bas prix des amendements calcaires, une extension considérable et la valeur du sol a singulièrement été surélevée en peu d'années.

Les sols argileux primitifs abondent dans la Nièvre et dans la Vienne ; sur les confins des formations granitiques bretonnes nous retrouvons aussi l'argile.

Toute la région du Bocage Vendéen a été énormément améliorée par des drainages entendus et de fortes incorporations d’amendements calcaires. Dans la Gâtine et sur la rive droite de la Sèvre-Nantaise les terres argileuses primitives dominent. L'amphibole, roche particulière, à cette région a surtout servi comme amendement calcaire.

On voyait autrefois dans ces pays des forêts épaisses de hêtres, chênes, ormes et des sous-bois de houx. Actuellement sur les bords des chemins creux caractéristiques de ces régions, croissent en abondance les ronces et les aubépines.

Une partie de la zone fertile connue sous le nom de « Ceinture dorée de la Bretagne » est argileuse. Dans certains endroits, on y a établi des cultures maraîchères aujourd'hui prospères, presque exclusivement fumées avec des goémons et amendées par des calcaires coquilliers marins.

Les terrains primitifs n’ont presque pas formé de

sols argileux dans les Vosges. Si nous passons à la

période dite : de transition, nous nous trouvons en présence de nombreuses terres argileuses provenant de la désagrégation des schistes. Ces roches ellesmêmes ne sont en somme, que des argiles ayant subi

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l’action de la chaleur. Les sols ainsi formés ont la propriété de former avec l’eau une pâte fluide où se trouvent de minces plaques de roche silicatée plus difficilement désagrégeable.'A la suite des pluies, l’eau séjourne longtemps sur ces terres. Une grande partie des Landes Bretonnes ont leur sol argilo-schisteux, elles sont occupées par des Carex, des Ajoncs et des Bruyères. Ces terres manquent surtout de chaux et d'acide phosphorique ; mais, il y a peu d'avantage à les améliorer au point de vue chimique; car leurs propriétés physiques sont détestables. Un seul procédé, toutefois coûteux, pourrait être préconisé ; il faut défoncer la terre le plus profondément possible, quelquefois à la mine et incorporer une grande quantité de sable coquillier calcaire. Les faluns conviennent particulièrement bien.

Dans ce cas, on à pu voir réussir en certains points des cultures sarelées et des prairies de Graminées peu exigeantes.

Une partie des terres dé PAnjou est argileuse ; elles ont une provenance à peu près identique aux précédentes ; mais en général, les éléments sont plus fins et ces sols de beaucoup améliorés par une longue culture et des amendements, prennent une valeur de plus en plus grande. Il en est de même dans la presqu'ile du Cotentin, où les terres argilo-schisteuses ont été énormément améliorées par de fréquentes incorporations de calcaires coquilliers marins et des fumures de goémons ; les prairies y sont devenues riches et rent naturellement beaucoup de Légumineuses.

Nous trouvons une vaste région argileuse dans le Nord-Est de la France, elle y forme un plateau nettement délimité, les sols de ce pays forment des

masses peu épaisses, moins compactes que celles que nous avons eu l’occasion d'examiner; elles sont également mélangées de lamelles rocheuses et reposent sur un sous-sol imperméable.

Dans ces mauvaises conditions, la végétation n’est pas luxuriante, et c’est l'exploitation sylvicole qui domine ; on y voit des chênes, des hêtres et des bouleaux, mais ces arbres y sont chétifs. Il manque toujours de la chaux et de l'acide phosphorique. Les eaux qui ne trouvent aucun écoulement dans. cette région forment de nombreux marais sur les plateaux et il n’est possible d'obtenir de maigres récoltes de seigle sur les défriches qu’à condition d'incorporer de fortes quantités de charrées (cendres de bois) et de chaux.

Avant la période de l'Eocène on ne trouve pas d'importantes formations argileuses. C'est à cette époque que se rattachent les argiles plastiques. Au point de vue de la culture elles ont donné naissance à des terrains qui ne présentent que des défauts.

Ces terres ont en général une faible épaisseur et sont aussi nuisibles comme sous-sol que comme sol. On peut aisément le constater à Vaugirard près Paris, dans les environs de Melun et dans les environs de Chartres.

L'argile à silex est assez abondante dans les environs de Paris, les rognons de silex qui y sont mélangés sont à cassure conchoïdale. Ces terres ont une cohésion très grande et les opérations culturales y sont très difficiles. Dans de nombreux cas toutefois, on les a utilisés avantageusement pour la création de vergers de pommiers.

‘On trouve aussi des terres argileuses en Sologne; elles coupent la large zone siliceuse et sont aussi

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pauvres en chaux et en acide phosphorique, elles ont en outre l'inconvénient d’être toujours humides. 3 Cependant, leur composition chimique les rend plus facilement améliorables que les sols siliceux. La ré- | gion des Dombes de la Bresse, au nord-est de Lyon, est très argileuse. Ce qui à souvent été désigné sous

le nom de béton des Dombes est un véritable con-

4 glomérat d'argile et d'oxyde de fer. C’est un pays de 3 marais ; les champs sont des lacs de boue l'hiver et M des blocs de brique en-été.

C'est là qu'était anciennement pratiqué ce curieux assolement qui posait pour principe de submerger le sol pendant quelques années, puis de le dessécher et le remettre en culture et ainsi de suite. On récol- __ tait alternativement des poissons et du seigle.

Les terres argileuses du Comtat Venaissin (Vaucluse), bien cultivées, régulièrement et abondamment fumées ; maintenues pendant des siècles dans un grand état de fertilité avaient une grande réputation au temps où la culture de la garance était rémunératrice. La découverte de nouveaux procédés de teinture a fait presque entièrement cesser cette production et les terres ont été transformées en belles prairies artificielles.

Le limon du Rhône à constitué dans certaines parties de la Camargue des terres argileuses. Ces . sols qui reposent sur des caillasses siliceuses sont ee. assez fertiies, et pourraient servir pour la plantation de vignes. Mais souvent ils sonttrop salés, un dessalage méthodique serait donc la première opération à y entreprendre.

Voyons donc les moyens d'améliorer ces sols argileux si souvent mal doués.

L'incorporation de fumier de ferme y produit les meilleurs résultats ; un vieil adage dit : qu'il dompte et assouplit les terres fortes. Nous avons déjà eu l'occasion de voir que l’'humus modifiait la cohésion de l'argile. Dans ces terres il faut apporter de très fortes quantités de fumier aussi pailleux que possible. N'en donner qu'à de longs intervalles et ne pas les enterrer profondément pour que leur nitrification soit possible. L'engrais humain doit y être employé à de très petites doses et liquide ; en hiver de préférence. Ne pas oublier à cet égard que la nitrification marche mal dans les sols argileux.

Nous pourrons répéter la même chose au sujet de l’'épandage des eaux d’égout et des eaux résiduaires industrielles. Les engrais verts, même enrobés de chaux, ne semblent pas donner de résultats encourageants dans les terrains argileux, pas plus du reste que les différents tourteaux et les autres engrais végétaux. Les écumes de défécation de sucrerie, qui contiennent beaucoup de chaux, peuvent y être utiles.

Il en est de même du nitrate de soude qui peut être ajouté aux terres fortes en assez grande quantité, sans que l’on puisse craindre une déperdition rapide. Au point de vue du sulfate d’ammoniaque, si la terre argileuse contient un peu de calcaire, son emploi est avantageux, ces sols ayant la propriété d'absorber les sels ammoniacaux. Il ne faut pas perdre de vue que cette incorporation devient une source de déperdition de calcaire, ce qui peut désavantageusement modifier les propriétés physiques de ce sol déjà mal doué. Nous ne croyons pas utile d'ajouter des engrais organiques azotés, ceux-ci nitrifiant très lentement peuvent devenir dans ces conditions des foyers de putréfaction.

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On à pu voir que les terres argileuses manquent en général d'acide phosphorique. Sous quelle forme doit-il être incorporé. Le phosphate de chaux naturel s’y désagrège lentement et forme des combinaisons peu solubles avec l'argile et l’oxyde de fer ; cependant il améliore les propriétés physiques de la terre argileuse en diminuant la cohésion. Il nous semble avantageux de conseiller pour ces sols l'emploi des scories basiques de déphosphoration, qui améliorent les propriélés physiques et en même temps apportent de la chaux.

Dans tous les cas où un sol argileux ne contient que peu de calcaire, ne pas recourir aux superphosphates ; mais de préférence aux phosphates d'os et aux phosphates précipités qui y donnent de bons résultats. En petite culture, il pourra être avantageux d'ajouter du phosphate d'ammoniaque ou du phosphate ammoniaco-magnésien. S

Dans les pages précédentes, on a pu voir que les sols argileux étaient de beaucoup améliorés par un apport de chaux. Pour arriver à modifier les propriétés physiques il faut en incorporer jusqu'à 3 à 4 0/0 etsouvent des terres argileuses qui contiennent déjà 2 0/0 de calcaire sont encore améliorées par un chaulage ou un marnage. On peut le faire d'abord sous forme de chaux vive à dose d'une vingtaine d'hectolitres par hectare. On aura aussi grand avantage à marner à haute dose avec des marnes siliceuses ou comme nous l’avons déjà dit, en introduisant des faluns ou des calcaires coquilliers marins.

Le plâtre peut être employé avec succès sur les terres argileuses, il favorise la solubilisation de la potasse. Nous ne pensons pas utile d'ajouter du

sulfate de fer à ces sols argileux qui contiennent en général une assez forte proportion d'oxyde de fer.

Les engrais potassiques autres que le nitrate, le phosphate, le carbonate et le sulfate de potasse ne peuvent être conseillés pour l'amélioration des sols argileux. Ceux-ci contiennent déjà une quantité considérable de potasse engagée dans des combinaisons plus ou moins solubles qui souvent, sont suffisantes pour répondre à tous les besoins des plantes. |

Voici les végétaux qui peuvent croître dans les sols où l'argile domine.

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