‹ Solution du problème de la suggestion hypnotiqueChapitre 2 sur 32 · POURQUOI JE MB SUIS OCCUPÉ DÉ LA QUESTION DE LA SUGGESTION · texte numérisé non relu

POURQUOI JE MB SUIS OCCUPÉ DÉ LA QUESTION DE LA SUGGESTION

J'ai deux raisons pour parler de V hypnotisme et de la suggestion; la première est qu'il est urgent et indispensable, dans l'intérêt de la sécurité des citoyens, de chercher et de connaître les causes de la suggestion criminelle ; la seconde est qu'en apportant à l'humanité et à la science ces causes que j'ai découvertes, je donnerai une sanction et une force de plus à l'ensemble de mes lois psychiques.

Une raison déterminante, qu'il sera utile au lecteur

de connaître, me fît commencer subitement mon travail de recherche sur la cause de la suggestion. Pendant les premiers jours du mois de décembre 1885, seulement, j'appris que M.Jules Liégeois avait lu un mémoire, sur la suggestion hypnotique, à l'Académie des Sciences morales et politiques, aux séances des 5, 19, 26 avril, 3 et 10 mai 1884 ; que dans ce Mémoire M. J. Liégeois, après avoir cité un certain nombre de cas de suggestion criminelle, priait les membres de la dite Académie d'employer leur influence comme Corps savant, pour obtenir l'intervention du Législateur dans la solution du problème, attendu que, disait-il, lui, Professeur de droit, ne voyait plus de sécurité pour personne si la Jurisprudence n'était pas saisie de la question.

M. Liégeois perdit son temps, sa peine et son latin ; la docte Assemblée, qui s'intitule le « foyer lumineux de la pensée française » prise au dépourvu et mise ainsi en demeure, fit la sourde oreille, et ne répondit mot : aveu tacite d'impuissance ! C'est que pour parler et agir en cette matière, il fallait connaître la cause de l'étrange phénomène ; pour la connaître, il fallait la chercher; et pour la chercher il fallait monter à l'assaut du travail de découverte : Diavolo 1 Nos Immortels savent qu'il est plus facile de se vanter de « posséder les forces intellectuelles du pays » que d'en donner des preuves certaines. C'est en de pareilles circonstances, quand il faut agir et produire, qu'ils donnent aux autres le droit de penser que leurs facultés psychiques sont usées ou paralysées.

Ces faits étant venus à ma connaissance, ainsi que je l'ai dit plus haut, pendant les premiers jours du mois de décembre 1885, j'écrivis à plusieurs de mes amis que j'allais me mettre à la recherche de la solution du problème de la suggestion. Je me munis de documents ad hoc, en particulier de La grande hystérie de M. le Dr Paul Richer, et je partis pour Cannes. Environ trois mois après, j'écrivis aux mêmes amis : j'ai trouvé.

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