‹ Solutions des objections contre la communion fréquente et quotidienne [microforme]Chapitre 14 sur 27 · Parce que ‘‘ si le désir de communier tous Îles · texte numérisé non relu

Parce que ‘‘ si le désir de communier tous Îles

jours naît de l'amour, le respect qui vous retient quelquefois procède de la crainte. Or, SAVEZ-VOUS pas, que ‘* l'amour et la confiance auxquels nous invite toujours la sainte Ecriture sont bien plus excellents que la crainte ? ”

8. Enfin, il est bien meilleur Pour vous de communier chaque jour par amour, que de vous abstenir quelquefois par respect ; parce que chaque communion que vous omettez est une perte vraiment grande, puisque vous étes alors privé des effets merveilleux et divins que produit par elle-même la sainte Eucharistie,

Il est donc mieux de communier chaque jour par amour, que de vous abstenir quelquefois par respect.

Cependant, ne croyez pas mal faire en vous en abstenant, Quand c'est simplement le respect qui vous retient, et non pas le dégoût ou quelque crarnte vaine, que votre confessenr vous commande de mépriser. Non, parce que, si Jésus-Christ désire ardemment que vivant en sa grâce, Vous vous nourrissiez chaque jour de Lui, dans son sacrement, cependant 11 ne- vous en a fait un précepte ni par Lui-même, ni par son Eglise ; et il ne peut y avoir de péché là où il n'v a pas de loi. D'autre part, cette Zumrlité, qui vous tient parfois respectueusement éloigné de la divine Eucharistie, est une grande vertu, bien qu'elle le cède en excellence à la vertu de charité. Aussi lisons-nons dans l'mi/ation de Jésus- Christ : # S'il arrive parfois à quelqu'un de laisser la sainte communion par Æumäililé.... ce respect est

Jouable.

Pourtant, ces abstentions, par respect, quoique rares, me Semblent périlleuses ; non certes à cause du péché, qui nexiste pas, mais parce qu'elles peuvent vous rendre moins chère à Dieu, moins agréable à son cœur.

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Aussi Pie X, dans son récent décret souvent mentionné, ne conseille point de semblables abstentions,.

J'ai des difficultés pour faire mon action de graces Il arrive part

vis que nous ne pouvons Pas consacrer à la préparatio

net à l’action de grâce tout le temps que réclament notre piété et notre respect pour l'admirable sacrement de l'Eucharistie cette difficulté à été examinée plus haut.

Mais il arrive aussi que des personnes éprouvent des embarras à un autre Point de vie. Elles trouvent monotone de recommencer le même exercice de piété tous les matins, elles vont même jusqu'à dire que c’est ennuyeux de reciter toujours les mêmes actes formulés dans un livre de piété.

Pour ces personnes il importe de remarquer que l'action de grâces ne consiste Pas précisément à dire beaucoup de paroles et encore moins à lire des formules. Après la communion, Jésus-Christ est réellement présent dans nos poitrines, Il agit en nous, par sa Divinité et par son humanité sainte qui unie hypostatiquement à la Divinité produit la grâce dans nos Âmes, ex opere operato et Cogme cause instrumentale,

Cela a lieu, non par un contact humain mais

par une compénétration, une fusion de Ja vie divine du Christ dans notre vie, de sa force dans notre faiblesse, de Sa richesse dans notre misère,

Or, nous pouvons croire que cette humanité du Christ demeure présente en nous aussi longtemps que demeurent les espèces Sacramentelles, c'est-à-dire à peu près un quart d'heure, et dans un état actif, car Jésus est présent dans l'hostie comme il l’est au ciel, vivant et glorieux. Aussi il ne cesse d'agir, il ne cesse de nous conférer des grâces actuelles qui nous excitent à l'amour

et nous aident à produire des actes qui accroissent nos bonnes dispositions ; et nos bonnes dispositions devenant meilleures, plus ferventes, le sacrement agit comme au moment où nous l'avons reçu, et alors dans nos âmes, une nouvelle augmentation de grâce sanctifiante est produite, non-seulement à cause du mérite de nos actes, mais à cause de la vertu propre du sacrement,

Pendant tout le temps que durent les espèces sacramentelles c'est comme une influence réciproque. La grâce est déversée dans nos âmes, et nos Âmes vibrant sous ces touches, ces communications mystérieuses et ineffables sont rendues aptes à recevoir de nouvelles faveurs.

Et comme il s’agit ici de dispositions actuelles qui ne Sont pas sans l'attention et La volonté, Von comprend qu'il importe au plus haut degré d'éviter les distractions et de concentrer toute son attention et sa volonté vers l'humanité sainte de Jésus e* vers la Divinité qui lui est unie si intimement. A cette condition seule le sacrement, qui contient Jésus vivant et glorieux, sera actif et produira un trésor plus abondant de charité divine qui sera pour nous force, énergie, résignation, amour. ®

S'il n'y à pas, de notre part, cette activité, ces dispositions actuelles, le sacrement produira une augmentation substantielle de la grâce, de la vie divine, mais là s'arrètera son action, nous serons privés de tout le reste.

On comprend donc que l’action de grâce consiste À se recueillir, à faire un acte de foi à la présence réelle, un acte d'adoration, un acte d'amour, et puis à exposer à Jésus les besoins, les vides de notre pauvre cœur. Ne craignons pas, parlons-lui comme nous parlerions à un ami qui aurait toute notre confiance et de qui nous

attendrions beaucoup. Ne recherchons pas les phrases, disons ce que nous ressentons, ce dont nous avons besoin. Ce que Jésus veut entendre, ce sont nos sentiments exprimés par nous, À notre manière.

Si vous pouvez sortir de l'action de grâce après avoir dit à Jésus que vous l'aimez et que vous voulez l'aimer pendant toute la journée et toujours, après avoir découvert à Jésus les plaies de votre cœur telles que vous les ressentez, et lui avoir demandé les grâces dont vous avez besoin, sans oublier, vos parents et vos amis, l'Eglise et le Pape, les pécheurs et les infidèles, soyez content.

Comme la comtesse de Feria, devenue religieuse clarisse comprenait bien comment il faut faire l'action de grâces, On lui demanda un jour ce qu'elle faisait durant tant d'heures au pied de l'autel : ‘Ah! réponditelle, j'y resterais toute l'éternité, Que fait-on devant le saint Sacrement ? Mais que n'y fait-on pas? Que fait un pauvre devant un riche? Que fait un malade devant son médecin? Ce qu'on fait ! on remercie, on aime, on demande,

C'est aussi pour cela que le saint curé d'Ars disait : Je n'aime pas quand on vient de la sainte Table, qu'on se mette tout de suite à lire. Oh! non, à quoi bon la parole des hommes quand c'est Dieu qui parle 2 11 faut faire comme quelqu'un qui est bien curieux et qui écoute aux portes. Il faut écouter tout ce que le bon Dieu dit à la porte de notre cœur.

Après la communion, disait encore une âme pieuse, je m'imagine que je suis au cie! chez moi, au milieu de ma famille. Jésus est tout près de moi : près de fésus est la sainte Vierge et tout autour de nous se trouvent mon père, ma mère, mes frères, mes sœurs, tous ceux que J'aime ; je parle à Jésus et je l'écoute, je parle à

Marie et je l'écoute, et comme tous deux sont bien bons pour moi, je leur parie de mes parents, de mes amis, de tous ceux que j'aime et je leur demande de les protéger et de les sanctifier. Oh ! comme le quart d'heure passe vite de cette manière.

Cependant si les paroles ne venaient ‘pas sur vos lèvres et aucun sentiment dans votre cœur, vous pouvez lire quelques formules dans votre livre de piété et ensuite vous efForcer de parler vous-même.

Ou bien encore prenez votre chape!et et récitez-le lentement, ayant soin, avant chaque dizaine, de dire à la sainte Vierge : 1ère dizaine, Agrée, aimes Jésus pour mot ; 2e dizaine, Marie, remerctez Jésus pour moi; 3e dizaine, Varie, demandes à Jésus pour mot ; 4e dizaine, Marie, ofjfresz-moi à Jésus ; 5e dizaine, Marie, promettes pour mot...

Vous pouvez encore varier avantagement vos pieux entretiens avec Jésus en déterminant une idée pour chaque jour de la semaine. Ainsi employez la communion du dimanche pour adorer la très Sainte Trinité; celle du lundi pour honorer les saints Anges et les remercier de leurs bons offices auprès des hommes, en ayant une pensée spéciale pour votre ben ange gardien qui vous protège continuellement ; celle du mardi, pour honorer les saints Apôtres et demander par leur intercession le zèle pour la gloie de Dieu: celle du mercredi, pour honorer saint Joseph, lui demandant pour vous et pour vos parents et amis la grâce d'une bonne mort; celle da jeudi pour adorer Jésus dans l'Eucharistie, le remercier de s'être donné à vous et lui demander de l'aimer jusqu'à votre dernier soupir ; celle du vendredi pour méditer un peu sur la passion du Saveur et demarder la grâce de souffrir toujours en uion avec lui ; celle du samedi pour vous rappeler à 1e

Se

sien miséricorde de notre mère du ciel, la très sa'nte Vierge, mes lui demander de limiter dans sa pureté et d’être les admis à la contempler pendant l'éternité. tart Où bien représentez-vous des scènes de l'Evangile. Imaginez-vous que vous êtes auprès de Marie au jour vos de l’'Annonciation. Comme vous, elle possède Jésus, vez comme elle dites : Jon âme, glorifie Le Seigneur... et Imaginez-vous assister à la scène de la Purification et voyez Siméon qui pleure de bonheur en tenant Jésus z-le dans ses bras ; il demande de mourir... Comme lui, e à vous possédez Jésus. Mourez au monde, aux honneurs, — aux jouissances, aux richesses...

a Jésus est votre hôte. Comme Marthe, peut-être, pese vous vous troublez pour trouver des belles paroles, des prières émouvantes, et le Sauveur vous dit: Mon ss enfant, vous vous inquiétez et vous vous troubles... votre = amour, votre CŒu, votre bonne volonté, cela me Suffie. | ne L'important je le répète, n’est pas de dire beaucoup té: de paroles et surtout de belles paroles. Dites à Jésus Fr ce que vous FENSONLEZ, si vous ne ressentez rien, diteslui que vous n avez rien à dire, et que votre présence en pieuse et recueillie est le seul langage qui vous soit

di possible et demandez...

Repassez brièvement dans votre esprit, les fautes,

ur à : es

. les faiblesses de votre vie, voyez les voies de la miséri-

ss corde divine à votre égard et remerciez...

ne Le but pratique à atteindre, c'est de disposer votre — $ volonté pour être capable de dire avec sincérité: Mon

lui Ë Dieu, je me donne à vous, je veux aujourd’hui vous

île è servir fidèlement. Non, je ne veux pas consentir à

du Ê vous offenser. Venez à mon aide. Donnez-moi force

en F et courage contre les dangers qui se présenteront dans

17 la journée.

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