INTRODUCTION
C'est en pensant spécialement à vous, chers élèves du Séminaire de Nicolet, et pour vous être utile dans votre travail de formation à la vie chrétienne, que j'ai rédigé les pages qui suivent. C’est au nom de Jésus- Eucharistie que je vous les présente ; daignez les accepter comme une voix amie qui vous rappellera les douces obligations que nous avons tous d'écouter et de suivre fidèlement les chastes appels du divin amant de nos âmes. Par votre état, vous êtes les privilégiés de Dieu, et l'Eglise fonde sur vous de grandes espérances ; je vous conjure donc, avec l’apôtre saint Paul, de vous conduire d’une manière qui soit digne de l'état auquel vous avez été appelés, wé digne ambuletis vocatione, qua vocatt estis. (Eph. 1v, 1.)
Cependant, ces pages sont aussi pour tous les chrétiens quels qu’ils soient.
Nous les offrons aux âmes qui ont le bonheur d'aimer Jésus, de le servir fidèlement et de le recevoir tous les jours, ou presque tous les jours, espérant qu'elles seront un nouvel encouragement çui les affermira davantage dans leurs heureuses dispositions.
Nous les offrons aussi aux Âmes qui luttent, péniblement peut-être, pour marcher dans le chemin de la vertu, mais qui veulent sincèrement demeurer fidèles À Dieu, croyant qu’elles contribueront à les établir dans la paix et leur apporteront une nouvelle lumière sur
ployer pour opérer définitivement eur
les moyens à em
sanctification.
Aux âmes chrétiennes qui
aller au ciel, mais qui ne croient pas q
ont la foi, qui espèrent ue la communion fréquente et quotidienne leur soit nécessaire ou même utile, nous demandons instamment que dans l'intimité de leur conscience, elles se disent à elles-mèmes pourquoi elles ne communient pas souvent. Puis, la raison qui les tient éloignées de la sainte Table étant bien déterminée, plaise à Dieu que la lecture de ces pages leur fasse voir clairement si cette raison ne Se réduit pas à un vain prétexte. Ce travail vaut la peine d'être entrepris, car il s'agit ici de nos intérêts éternels.
Avant de lire, priez bien la sainte Vierge, votre bonne Mère, de vous obtenir la grâce si précieuse de l'intelligence et de l'amour de la communion. Ave Maria !
Puis compre Toute la doctrine sur | dienne est contenue dans ces P 6 Le désir de Jésus-Christ et fidèles s'approchent chaque jour du sacré banquet, vise surtout ce résultat, qu'ils y puisent la force de #r1ompher de la convoitise, et de se préserver des péchés graves auxquels est exposée la faiblesse humaine. Cette volonté divine était admirablement comprise par les premiers fidèles qui accouraient chaque jour à cette
table de la vie et de la force.” :
atteindre dans la communion n'est au corps de Jésus-Christ, moins à donner aux vertus des commur ren état de grâce. Une fois la question, aura été
nez bien ce point qui est fondamental.
a communion fréquente et quotiaroles du décret de 1905.
de l'Eglise, que tous les
Le but premier à donc pas le respect dû encore la récompense niants ; non, c’est de reste que ce point, qui domine toute
bien compris, la plupart des objections s'évanouiront d'elles-mênes.
À cela ‘outez encore que le Pape a déclaré solennellement que la communion quotidienne est le vœu le plus ardent de Notre-Seigneur et de l'Eglise, le régime normal du chrétien en état de grä De sorte que nous ne sommes pas libres di uter la conmunion quotidienne est ou n'est pas agréable Jésus ; nous pouvons seulement répondre ou ne pas
répondre à l'invitation pressante que nous fait le cœur
de Jésus.
Ainsi donc, la communion, comprenez-le bien, n'est pas une récompense de la sainteté acquise, elle est un moyen de conserver la grâce, de l’accroître et d'arriver à la sainteté, elle n'est jamais qu’un moyen. La nourriture corporelle a ce même caractère. (On ne mange jamais parce qu’on est fort, mais pour rester fort ou pour le devenir.
Et de même qu'il est de l'essence de l'alimentation physique d'être un acte fréquent et habituel de la vie de notre corps, de même il est de l'essence de la sainte communion d'être un acte ordinaire et habituel de la vie chrétienne.
Telle est la vraie idée que l'Eglise catholique nous donne de la divine Eucharistie.
Ce principe fondamental bien compris, il nous sera facile, croyons-nous, de résoudre clairement les difficultés que l'on objecte pour se priver ou pour priver les autres du bienfait ineffable de la communion fréquente et quotidienne.
ANTONIO CAMIRAND), ptre.
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