‹ Solutions socialesChapitre 167 sur 172 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

les plus coupables sont souvent les moins malheureux.

L'histoire jugera la postérité présente, elle réservera une belle place à ceux que la bonté pour tous les malheurs aura inspirés, et Dieu pardonnera beaucoup à ceux qui auront pardonné.

Par quel côté la lumière de la Vérité pénétrerat-elle dans les âmes? Il est difficile de le concevoir, quand on voit l'obscurité plus grande qui s'appesantit sur les esprits par l'influence des événements.

Oh! hommes, ne comprendrez-vous jamais que vos passions politiques ne sont que l'aveuglement de l'ignorance, et que si vous possédiez la Vérité, l'Accord s'établirait entre vous.

Je dis à ceux qui possèdent la richesse, la plus grande somme de connaissances et de savoir : — « Avez-vous fait et faites-vous tout ce que vous pourriez faire pour le Salut Social? » — et je réponds : Non ! — Je dis à ceux qui ont l'intelligence du travail : — « Avez-vous fait et faites-vous tout ce que vous pourriez faire pour l'Amélioration de votre Sort? » — et je réponds : Non !

Aux uns et aux autres, je dis : « Vous avez permis la Guerre et vous l'avez faite. » Aux uns et aux autres, je dis : « Nos ruines ne sont-elles pas assez grandes, nos plaies assez profondes, et nos malheurs assez inouïs, pour ne pas éviter à l'avenir les horreurs de la guerre civile? »

Ne trouverions-nous pas nos désastres assez grands

si nous en calculions i'éfcendue?Ii n'estpas de réforme ni d'amélioration sociale, si importante qu'on ait pu la concevoir, qui aurait égalé les sacrifices que la Guerre étrangère et la Guerre civile font peser sur la France.

Avec les richesses perdues, il eût été possible de faire disparaître le Paupérisme de la surface des Nations Civilisées; il eût été possible de faire de la France un séjour béni, à la place d'un lieu de désolation; il eût été possible d'y établir la concorde perpétuelle de toutes les classes de la société.

Et quel remède voit-on aux maux de la guerre ? L'égarement des esprits est tel que la plupart des apôtres de la Paix, il y a un an, ne voient aujourd'hui d'autre remède à la situation que de se préparer de nouveau à la Guerre.

Les places de guerre et les fortifications n'ont servi qu'à prolonger la lutte et à ruiner davantage le pays, sans rien protéger et sans rien défendre : démolira-t-on les places de guerre et les fortifications devenues inutiles? Non, on fera de nouvelles places de guerre et de nouvelles fortifications.

Les chassepots, les mitrailleuses, les canons, et tous les engins de guerre, n'ont servi qu'à épuiser les richesses de la France : renoncera-t-on à faire des engins de guerre? Non, on fera de nouveaux engins de guerre plus terribles et plus dévastateurs encore que les précédents.

Les armées n'ont servi qu'à détruire ou mutiler

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