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FERMES ET CULTURES

La construction des fermes et des ateliers de l'agriculture n'est pas, plus que l'habitation, abandonnée au hasard des circonstances, ou aux caprices du simple propriétaire: elle est calculée sur lescon-

8ô CHAPITRE VIII — FOURIER ET L'ASSOCIATION

venances économiques des cultures et du travail sociétaire. Les fermes sont réparties sur le terroir de manière à rendre faciles toutes les opérations agricoles. La ferme centrale est particulièrement consacrée aux travaux d'hiver, qui doivent s'exécuter près du palais ; les fermes de la plaine sont surtout affectées aux travaux d'été, qu'il y a intérêt à faire au centre des cultures.

Les écuries, les étables, les bergeries, les basses-cours, sont conçues sur des plans dans lesquels tout a été calculé et prévu, pour que la propreté et l'hygiène régnent au profit des animaux. Lorsque l'homme a fait pour lui-même la conquête du Bien-Être, il en répand les bienfaits sur tout ce qui l'entoure. Les fermes, enfin, constituent un ensemble d'aménagements les plus propres à éviter les déperditions de forces et d'engrais.

Les mesures d'hygiène et de propreté ont le double mérite de contribuer à la santé publique, d'éviter la mortalité des animaux, et aussi de concentrer les engrais, qui sont les richesses des cultures.

La routine des petits propriétaires fait place aux méthodes les plus intelligentes et les plus avancées. Toutes les améliorations que les terrains comportent peuvent être entreprises: l'irrigation, l'abondance des engrais, portent partout la fécondité et la vie. Le domaine de l'association est ouvert à la science : les progrès de l'agriculture marchent à toute vapeur.

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