lest
absolue et fondée
Sur
l'exemple
de
Jésus-Christ
qui,
exempt
de
toute faute
personnelle,
a fait
une
pénitence
[Jésus, de la crèche au calvaire a toujours souffert; toujours et partout, il a été, d'une manière plus ou moins douloureuse pour les sens, l'homme de douleur (h. Lin, 3). Celui qui jamais n'a cherché à se contenter (Rom. xv, 3).
I Jésus a passé sa vie dans la pauvreté, l'obscurité, la privation, — Il Ta consommée dans le dénûment, la souffrance, l'ignominie.
Volontaire
et par
conséquent
méritoire
Il a souffert parce qu'il ravoulu(Is. LUI, 7).
I II a souffert pour expier nos péchés.
Sur la tradition tout entière et sur les enseignements de l'Eglise qui peuvent se résumer dans ce mot d'un Père : ou la pénitence ou le supplice éternel. — Les saints l'avaient bien compris, eux dont la vie a été ou une pénitence continuelle ou au moins une pénitence expiatoire aux derniers jours de leur vie.
Sur la nature
de
l'homme
qui portée
au
mal
ne peut être
préservée
que par
pénitence
/Elle retranche ou affaiblit les
1 pensées sensuelles et les cou-
[ pables convoitises.
lEUe fait mourir les œuvres de la
I chair et conserve la vie de la
/ grâce (Rom. vni, 13).
j Elle empêche l'attache désordonnée aux choses qui passent (1 Cor. vu, 31).
Elle imprime le caractère de disciple de Jésus-Christ.
LA PENITENCE
JS
efficacité de la pénitence est, par un effet de la miséricorde infinie de Dieu, d'une puissance absolue 'pour purifier Vâme de ses péchés, — la réconcilier avec Dieu et lui rendre le droit à l'héritage du ciel que Dieu lui avait promis avant son péché, efficacité de la pénitence produisait des effets sous la loi ancienne pourvu qu'elle eût les conditions dont nous allons parler. — Sous la loi nouvelle, elle ne les produit qu'autant qu'elle est accompagnée, — dans ceux qui sont baptisés — du désir, au moins implicite, de recevoir le sacrement de Pénitence.
(Dans le cœur où le péché s'est engendré et d'où il a tiré toute sa malice. Dans la volonté qui ne discute pas, I qui ne retranche pas, qui n'hésite ( pas à vouloir tout ce que Dieu veut.
Conditions
de la Pénitence.
Pour qu'elle ait
son efficacité
la
Pénitence
doit être
\Rèelle
Changeant l'esprit : méprisant ce qu'on
avait estimé ; estimant ce qu'on avait
méprisé.
Cliangeant le cœur : haïssant ce qu'on
avait aimé ; aimant ce qu'on avait haï. Changeant la vie tout entière : fuyant
ce qu'on avait pratiqué ; pratiquant ce
qu'on avait fui.
, Est injurieux à la bonté divine qui nous appelle par sa grâce à la pénitence et qui nous donne les moyens de la faire.
Prompte | Le temps peut lui manquer;
parce / 1 si Dieu a promis le pardon
que j l à la pénitence il n'a pas
, tout délai I Est i promis le temps à qui la funeste j repousse.
à {La grâce peut disparaître
'\ lame i et l'âme n'y pensera plus.
/ Les habitudes peuvent s'en-
I racineret il sera plus dif-
l ficile de les détruire.
MOYENS d'oBTEXIR LA GRACE.
La vertu de pénitence est une simple disposition de lame, un sentiment purement intérieur. — Le sacrement de Pénitence ajoute à cette disposition intérieure, des actes extérieurs et sensibles.
La vertu de pénitence tire toute son eiïïcacité, par rapport à la rémission des péchés, des dispositions du pénitent. — Le sacrement de Pénitence tire son efficacité des dispositions sans doute du pénitent, mais encore de l'absolution donnée par le confesseur.
La vertu de pénitence, lorsqu'elle est seule, doit pour opérer la rémission des péchés, s'élever à un degré d'intensité difficile à atteindre, difficile aussi à constater. — Unie au sacre- ')ncnt, cette vertu n'est pas nécessaire au même degré ; et comme il est toujours possible de savoir si on a reçu le sacrement, l'âme coupable peut toujours s'abandonner à l'espérance. — Pour celui qui est baptisé, la vertu de pénitence ne peut avoir son efficacité qu'autant qu'elle est jointe, au moins implicitement, au désir de recevoir le sacrement.
La détestation du péché en général comme offense de Dieu, — injure faite à sa majesté — ingratitude à cause de ses bontés, — cause de la mort de l'âme et des terribles punitions que Dieu lui réserve.
La résolution sérieuse d'obéir aux commandements de Dieu et de tout souffrir plutôt que de les violer.
Le désir sincère de réparer l'outrage fait à Dieu et au prochain par nos péchés et la mise en action de ce désir.
L'acceptation généreuse des peines envoyées par Dieu et la privation volontaire de quel- \ ques unes des satisfactions matérielles, même \ permises
Différence
entre
la
vertu
de
pénitence
et le
sacrement
de
Pénitence
Principaux
actes do la vertu
de pénitence
LA PENITENCE
Sur les regards par les- (]uels la mnrt entre dans lame, et qu'il fait conserver modestes.
Afin d'empêcher les obje»
extérieurs de distraire notre esprit du devoir et de souiller notre âme.
'Afin d'attirer sur nous lea regards de Dieu.
Sur les paroles
Pratique
la vertu
pénitence
La
pratique
de
la pénitence J
s'appelle )
mortification\^
parce qu'elle i
donne 1
la mort \
tout ce qui
pourrait
nous porter
offenser
Dieu; et elle
s étend
/->■.. 1 • . A, .^ j^, i Psr nécessité. Qui toutes devraient être des p^^. ^jjjjf^
paroles dites : / Par charité.
iQui devraient ne > Légères ou indiscrètes, jamais êtie des pa- | .Médisantes rôles : I Scandaleuses surtout.
Sur
les
délassements
I Qu'il i \ faut ) conserver I
Qu'il 1 Utiles faut I Dignes, conserver ' Pur^
Dont .' La vanité,
il faut I La malignité retrancher | La sensualité
Sur les repas i Pour la quantité, qu'il . Pour la qualité,
faut régler ' Pour l'empressement.
Sur les passions, i C'est la joie.
même bonnes, ] C'est la mélancolie qu'il faut modérer I C'est la curiosité.
Sur l'activité i Ses sentiments trop humains.
qu'il faut ! Ses actions trop empressées, retenir dans f Ses désirs trop impatients.
De la mémoire les souvenirs vains, inutiles, rou|)ablcs.
Sur toutes l De l'en/enf/ement : l'orgueil de Testes facultés ) prit, le mépris des autres, la
de lame ] com])laisance en soi-même.
retranchant : I De i L'amour de la liberté, la \ L'attache aux créatures.
volonté 1 Le désir de l'estime.
Sur les biens Partager avec les pauvres. de la fortune \ Sacrilier avec paix quand Dieu les qu'il faut ( enlève, savoir ( Emuloyer avec utilité.
LE SACREMENT DE PENITENCE